Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Criza economică și energetică va impune o întoarcere la economia agrară și la sistemele de consum și producție autosuficiente. Cântecul ce se aude aici, dincolo de aspectul kitsch al mesajului sau de valoarea vocii băiețandrului, este de o mare actualitate și putem spera, eficiență.
Globtroterii se vor întoarce să-și cultive grădinileși să redevină gospodarii. Nu pentrtu a vinde unor grosiști nici pentru a se concura pe piața orășelului vecin, ci pentru a supraviețui cu ai loc. Dacă le vor mai avea, grpdinile, și nu le vor fi vândut ofertanților care văd în perspectivă dincolo de vârful nasului.
Cu prietenie, Dan Culcer
joi, 10 mai 2012
marți, 8 mai 2012
La révolte des généraux israéliens contre l’obscurantisme israélite
Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer
Surtout, il affirme que les politiciens israéliens sont animés par des motifs irrationnels : « Je n’ai pas confiance dans les dirigeants actuels, je ne pense pas qu’ils soient à un niveau suffisant pour gérer un événement de l’ampleur d’une guerre régionale ou contre l’Iran (...) Je ne crois ni au Premier ministre, ni au ministre de la Défense. Je n’ai pas confiance dans une direction qui prend des décisions basées sur des sentiments messianiques » [1].
Ces déclarations fracassantes de Yuval Diskin ont été appuyées par Meir Dagan, l’ancien directeur du Mossad, et elles font suite aux propos du chef d’état-major, le général Benny Gantz, qui a admis que l’Iran ne cherchait pas à fabriquer de bombe atomique [2].
Ces prises de positions rapprochées des responsables de la sécurité israélienne visent à ramener les politiciens à la raison et à les dissuader de lancer le pays dans une guerre contre l’Iran.
Alors que les médias occidentaux décrivent Israël comme un État moderne et « l’unique démocratie du Proche-Orient », le pays vit toujours sous état d’urgence et ses dirigeants actuels appartiennent à des sectes extrémistes.
Ainsi Benjamin Netanyahu et Ehud Barak courtisent publiquement des rabbins ultra-ortodoxes comme Ovadia Yossef, leader du mouvement politique Shass. Celui-ci considère par exemple que les non-juifs sont nés uniquement pour servir le peuple d’Israël [3], ou encore que tous les Palestiniens doivent périr [4].
Lors de son allocution à l’assemblée générale de l’ONU en septembre 2011, M. Netanyahu avait cité l’enseignement qu’il avait reçu de son maître, le rabbin Menahem Mendel Schneerson, leader du mouvement hassidique Loubavitch [5]. À titre personnel, le Premier ministre israélien croit que ce rabbin est le Messie. Il ne serait pas mort en 1994, mais vivrait caché aux yeux des hommes.
En 2010, dans un discours prononcé à l’occasion d’une commémoration de la libération du camp d’Auschwitz, Benjamin Netanyahu avait annoncé que la prophétie du chapitre 37 d’Ézéchiel, « Les ossements desséchés », était accomplie [6].
Dans cette logique eschatologique, les prophéties des chapitres 38 et 39 restent à réaliser. Israël devra participer à une immense bataille, où les pertes seront lourdes de chaque côté, mais au cours de laquelle Dieu interviendra et sauvera le « Peuple élu ». Pour cette secte, une guerre de grande ampleur contre l’Iran est une étape indispensable à la manifestation du Messie.
Pour Yuval Diskin et ses collègues, cette croyance serait le seul mobile poussant Benjamin Netanyahu et Ehud Barak à tenter depuis des années de provoquer une guerre avec l’Iran.
La Syrie et la guerre du gaz au Proche-Orient
Le passage de la gépolitique du pétrole à celle du gaz
La Syrie et la guerre du gaz au Proche-Orient
Le passage de la gépolitique du pétrole à celle du gaz

Yuval Diskin, ancien directeur du Shabak (« Shin
Bet »), l’agence de contre-espionnage israélienne, vient à son tour de
sévèrement critiquer les positions défendues par le Premier ministre
Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak.
Concernant les relations entre les juifs israéliens et les autres groupes ethniques, M. Diskin affirme que « durant
ces 15 dernières années, Israël est devenu de plus en plus raciste.
Toutes les études le montrent. Il y a du racisme contre les arabes et
contre les étrangers, et nous sommes devenus aussi une société plus
belliqueuse ».Surtout, il affirme que les politiciens israéliens sont animés par des motifs irrationnels : « Je n’ai pas confiance dans les dirigeants actuels, je ne pense pas qu’ils soient à un niveau suffisant pour gérer un événement de l’ampleur d’une guerre régionale ou contre l’Iran (...) Je ne crois ni au Premier ministre, ni au ministre de la Défense. Je n’ai pas confiance dans une direction qui prend des décisions basées sur des sentiments messianiques » [1].
Ces déclarations fracassantes de Yuval Diskin ont été appuyées par Meir Dagan, l’ancien directeur du Mossad, et elles font suite aux propos du chef d’état-major, le général Benny Gantz, qui a admis que l’Iran ne cherchait pas à fabriquer de bombe atomique [2].
Ces prises de positions rapprochées des responsables de la sécurité israélienne visent à ramener les politiciens à la raison et à les dissuader de lancer le pays dans une guerre contre l’Iran.
Alors que les médias occidentaux décrivent Israël comme un État moderne et « l’unique démocratie du Proche-Orient », le pays vit toujours sous état d’urgence et ses dirigeants actuels appartiennent à des sectes extrémistes.
Ainsi Benjamin Netanyahu et Ehud Barak courtisent publiquement des rabbins ultra-ortodoxes comme Ovadia Yossef, leader du mouvement politique Shass. Celui-ci considère par exemple que les non-juifs sont nés uniquement pour servir le peuple d’Israël [3], ou encore que tous les Palestiniens doivent périr [4].
Lors de son allocution à l’assemblée générale de l’ONU en septembre 2011, M. Netanyahu avait cité l’enseignement qu’il avait reçu de son maître, le rabbin Menahem Mendel Schneerson, leader du mouvement hassidique Loubavitch [5]. À titre personnel, le Premier ministre israélien croit que ce rabbin est le Messie. Il ne serait pas mort en 1994, mais vivrait caché aux yeux des hommes.
En 2010, dans un discours prononcé à l’occasion d’une commémoration de la libération du camp d’Auschwitz, Benjamin Netanyahu avait annoncé que la prophétie du chapitre 37 d’Ézéchiel, « Les ossements desséchés », était accomplie [6].
Dans cette logique eschatologique, les prophéties des chapitres 38 et 39 restent à réaliser. Israël devra participer à une immense bataille, où les pertes seront lourdes de chaque côté, mais au cours de laquelle Dieu interviendra et sauvera le « Peuple élu ». Pour cette secte, une guerre de grande ampleur contre l’Iran est une étape indispensable à la manifestation du Messie.
Pour Yuval Diskin et ses collègues, cette croyance serait le seul mobile poussant Benjamin Netanyahu et Ehud Barak à tenter depuis des années de provoquer une guerre avec l’Iran.
Documents joints
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[1] « Diskin : PM, Barak are motivated by messianism ; I don’t trust them », par Barak Ravid, Haaretz, 29 avril 2012. (voir document joint)
[2] « Israël renonce à 21 ans d’intox sur la prétendue bombe iranienne », Réseau Voltaire, 26 avril 2012.
[3] « Yosef : Gentiles exist only to serve Jews », Jerusalem Post, 18 octobre 2010.
[4] “Erekat : Israeli religious figure urging genocide of Palestinians”, Haaretz, 29 août 2010.
[5] « Statement by Benjamin Netanyahu at the 66th UN General Assembly » par Benjamin Netanyahu, Voltaire Network, 23 septembre 2011.
[6] « Benjamin Netanyahu’s Speech at the Ceremony Commemorating 65 Years Since the Liberation of Auschwitz », par Benjamin Netanyahu, Voltaire Network, 27 janvier 2010.
[2] « Israël renonce à 21 ans d’intox sur la prétendue bombe iranienne », Réseau Voltaire, 26 avril 2012.
[3] « Yosef : Gentiles exist only to serve Jews », Jerusalem Post, 18 octobre 2010.
[4] “Erekat : Israeli religious figure urging genocide of Palestinians”, Haaretz, 29 août 2010.
[5] « Statement by Benjamin Netanyahu at the 66th UN General Assembly » par Benjamin Netanyahu, Voltaire Network, 23 septembre 2011.
[6] « Benjamin Netanyahu’s Speech at the Ceremony Commemorating 65 Years Since the Liberation of Auschwitz », par Benjamin Netanyahu, Voltaire Network, 27 janvier 2010.
Le passage de la gépolitique du pétrole à celle du gaz
Le passage de la gépolitique du pétrole à celle du gaz
Les
Églises sont des acteurs incontournables des relations internationales,
au même titre que les États et les compagnies multinationales. La
reconnaissance d’une autorité religieuse commune est souvent un lien
beaucoup plus fort que l’appartenance nationale, disposant spontanément
des alliances politiques et militaires. La foi religieuse, comme toutes
les autres convictions personnelles, détermine également le sens du
sacrifice, et donc la valeur des combattants. Au plan intérieur, les
Églises minoritaires et les confréries secrètes peuvent se montrer
particulièrement ambitieuses dans la conquête du pouvoir. Elles
l’exercent de manière très équilibrée lorsqu’elles sont bien intégrées,
mais peuvent aussi fournir les collaborateurs utiles à un occupant
lorsqu’elles sont rejetées.
En effet, comme toutes les associations, les Églises peuvent revendiquer des positions politiques et conseiller leurs membres. Cependant, elles ont une propension particulière à sortir de ce cadre légitime et à tenter d’imposer leur ordre au reste de la société, suscitant les pires affrontements. Pour garantir la paix civile, la tolérance religieuse ne doit pas se limiter au droit de chacun de pratiquer sa religion, sous réserve qu’elle ne trouble pas l’ordre public, elle doit aussi comprendre le droit d’autrui à ne pas avoir de religion et à critiquer les croyances des autres.
En effet, comme toutes les associations, les Églises peuvent revendiquer des positions politiques et conseiller leurs membres. Cependant, elles ont une propension particulière à sortir de ce cadre légitime et à tenter d’imposer leur ordre au reste de la société, suscitant les pires affrontements. Pour garantir la paix civile, la tolérance religieuse ne doit pas se limiter au droit de chacun de pratiquer sa religion, sous réserve qu’elle ne trouble pas l’ordre public, elle doit aussi comprendre le droit d’autrui à ne pas avoir de religion et à critiquer les croyances des autres.
luni, 7 mai 2012
Între Jus Sanguinis și Jus Solis : Naționalitatea moldovenească
Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer
In momentul de fata, dincolo de Prut exista un profund curent antiunionist la nivelul administratiei de la Chisinău si la nivelul partidelor politice rusofile si parlamentare. Cum este normal, aceasta atitudine se reflecta si la nivelul populatiei indoctrinată de un bombardament propagandistic foarte intens antiromânesc si antiunionist.
In Declaratia de Independenta a Republicii Moldova se vorbea despre: “… decretarea limbii române ca limba de stat si reintroducerea alfabetului latin …”
Aceasta fraza istorică consfintea, in acel moment, ca romanii de pe cele doua maluri ale Prutului sunt “frati” ai aceluiasi popor roman.
Iata ca, astazi autoritatile de la Chisianu, parca fiindu-le rusine de aceasta Declaratie de Independenta, au transformat notiunea de “frati” in aceea de “vecini“. Paradoxal, si la Bucuresti se vorbeste despre “buna vecinatate” a celor doua state suverane si independente.Tocmai apartenenta “fratilor” la familia romaneasca a condus la emulatia patriotica de la inceputurile anilor ’90 si la spectrul, care parea inevitabil, al reintregirii.
Astazi “vecinatatea” ne aduce in situatia dezvoltarii separate si divergente din punct de vedere national.Intr-adevar, dincolo de Prut se vorbeste tot mai intens de “natiunea moldoveneasca” si se fac eforturi de impunere a unei asa zise “diaspore moldovenesti” diferita de diaspora romaneasca. Mai mult, se cere chiar crearea unui Minister al Diasporei pentru moldoveni care sa sprijine si sa internationalizeze “natiunea moldoveneasca” de peste granite. Este o miscare perversa si periculoasa pentru destinul comun si pentru unitatea nationala.
La prima vedere lucrurile nu sunt chiar asa de grave, totusi, exista un impediment pentru basarabenii care-si doresc cetatenia romana.
Legea Cetateniei in vigoare in Romania, acorda prioritati basarabenilor pe baza descendentei. Aceasta prioritate, care a creat multe discutii si probleme pentru Romania chiar la nivelul Uniunii Europene, a avut castig de cauza datorita aplicarii conceptului “Jus Sanguinis” sau “Dreptul Sangelui“.
Conform acestui principiu, urmasii tuturor cetatenilor romani indiferent, in ce parte a lumii s-ar afla, au dreptul la cetatenia romana.
Atata doar, ca in actualul context in care s-a inventat “nationalitatea moldoveneasca“, nerecunoscuta de statul roman, cei care adopta apartenenta la aceasta noua nationalitate isi reneaga nationalitatea romana, deci renunta de buna voie si nesiliti la “Jus Sanguinis” sau “Dreptul Sangelui” si in consecinta ajung in situatia de a-si putea pierde privilegiile conferite prin Legea Cetateniei.
Teoretic, un basarabean, doritor de cetatenie romaneasca, care a renuntat la nationalitatea romana optand pentru nationalitatea moldoveneasca, ar putea invoca alt principiu, “Jus Soli” sau “Dreptul Pamantului” aplicabil pentru cei nascuti sau care au cel putin un parinte cetatean al Romaniei.
In acest caz, se va afla in dubla incompatibilitate, aceea de ne-national roman (prin renuntare la nationalitatea romaneasac in favoarea celei “moldovenesti”) si aceea de cetatean al Republicii Moldova, stat suveran si independent separat de Romania, deci de inaplicabilitate a “Jus Soli“.
Aplicarea celor doua principii “Jus Sanguinis” si “Jus Soli” difera de la stat la stat.
Romania, pentru moment este foarte deschisa acordarii cetateniei tuturor basarabenilor care-si pot dovedi descendenta din parinti fosti cetateni ai Romaniei interbelice.
Cu alte cuvinte, desi se invoca principiul “Jus Sanguinis“, de facto se aplica cu preponderenta conceptul “Jus Soli” extins la o Romanie in hotarele sale naturale intregite, nu cele actuale.
Criteriul este criticabil deoarece:
- “Jus Sanguinis” este incalcat in cazul acordarii cetateniei romane unor cetateni ai Republicii Moldova care, prin recunoasterea “nationalitatii moldovenesti”, isi declina nationalitatea romaneasca, adica descendenta si deci renunta la “Dreptul Sangelui“
- “Jus Soli” este incalcat prin acordarea cetateniei romane cetatenilor unui stat independent si suveran.
Pentru o aplicare corecta a celor doua principii, pentru protejarea conationalilor romani si a intereselor nationale, ar fi nevoie de un amendament la Legea Cetateniei prin care sa se acorde prioritate doar pe baza principiului “Jus Sanguinis“, respectiv doar celor de nationalitate română.
In schimb, cei care-si declara nationalitatea moldoveneasca, nerecunoscuta de statul roman, se vor afla in imposibilitatea de a primi vreodata cetatenia romaneasca, situatia de state separate, independente si suverane, eliminand din start principiul “Jus Soli“.
In felul acesta, fiecare basarabean dornic sa obtina cetatenia romana, va fi pus in situatia de a-si alege, fara constrangere, nationalitatea sau optiunea pentru un singur stat romanesc reunificat.
Mircea Popescu pe mai 6, 2012
Jus Sanguinis de Mircea Popescu 6 mai 2012
http://mipopescu.wordpress.com/
Presiunile pentru recunoasterea internationala a “nationalitatii moldovenesti” pot duce la consecinte neplacute pentru multi dintre basarabenii care-si doresc cetatenia romaneasca.In momentul de fata, dincolo de Prut exista un profund curent antiunionist la nivelul administratiei de la Chisinău si la nivelul partidelor politice rusofile si parlamentare. Cum este normal, aceasta atitudine se reflecta si la nivelul populatiei indoctrinată de un bombardament propagandistic foarte intens antiromânesc si antiunionist.
In Declaratia de Independenta a Republicii Moldova se vorbea despre: “… decretarea limbii române ca limba de stat si reintroducerea alfabetului latin …”
Aceasta fraza istorică consfintea, in acel moment, ca romanii de pe cele doua maluri ale Prutului sunt “frati” ai aceluiasi popor roman.
Iata ca, astazi autoritatile de la Chisianu, parca fiindu-le rusine de aceasta Declaratie de Independenta, au transformat notiunea de “frati” in aceea de “vecini“. Paradoxal, si la Bucuresti se vorbeste despre “buna vecinatate” a celor doua state suverane si independente.Tocmai apartenenta “fratilor” la familia romaneasca a condus la emulatia patriotica de la inceputurile anilor ’90 si la spectrul, care parea inevitabil, al reintregirii.
Astazi “vecinatatea” ne aduce in situatia dezvoltarii separate si divergente din punct de vedere national.Intr-adevar, dincolo de Prut se vorbeste tot mai intens de “natiunea moldoveneasca” si se fac eforturi de impunere a unei asa zise “diaspore moldovenesti” diferita de diaspora romaneasca. Mai mult, se cere chiar crearea unui Minister al Diasporei pentru moldoveni care sa sprijine si sa internationalizeze “natiunea moldoveneasca” de peste granite. Este o miscare perversa si periculoasa pentru destinul comun si pentru unitatea nationala.
La prima vedere lucrurile nu sunt chiar asa de grave, totusi, exista un impediment pentru basarabenii care-si doresc cetatenia romana.
Legea Cetateniei in vigoare in Romania, acorda prioritati basarabenilor pe baza descendentei. Aceasta prioritate, care a creat multe discutii si probleme pentru Romania chiar la nivelul Uniunii Europene, a avut castig de cauza datorita aplicarii conceptului “Jus Sanguinis” sau “Dreptul Sangelui“.
Conform acestui principiu, urmasii tuturor cetatenilor romani indiferent, in ce parte a lumii s-ar afla, au dreptul la cetatenia romana.
Atata doar, ca in actualul context in care s-a inventat “nationalitatea moldoveneasca“, nerecunoscuta de statul roman, cei care adopta apartenenta la aceasta noua nationalitate isi reneaga nationalitatea romana, deci renunta de buna voie si nesiliti la “Jus Sanguinis” sau “Dreptul Sangelui” si in consecinta ajung in situatia de a-si putea pierde privilegiile conferite prin Legea Cetateniei.
Teoretic, un basarabean, doritor de cetatenie romaneasca, care a renuntat la nationalitatea romana optand pentru nationalitatea moldoveneasca, ar putea invoca alt principiu, “Jus Soli” sau “Dreptul Pamantului” aplicabil pentru cei nascuti sau care au cel putin un parinte cetatean al Romaniei.
In acest caz, se va afla in dubla incompatibilitate, aceea de ne-national roman (prin renuntare la nationalitatea romaneasac in favoarea celei “moldovenesti”) si aceea de cetatean al Republicii Moldova, stat suveran si independent separat de Romania, deci de inaplicabilitate a “Jus Soli“.
Aplicarea celor doua principii “Jus Sanguinis” si “Jus Soli” difera de la stat la stat.
Romania, pentru moment este foarte deschisa acordarii cetateniei tuturor basarabenilor care-si pot dovedi descendenta din parinti fosti cetateni ai Romaniei interbelice.
Cu alte cuvinte, desi se invoca principiul “Jus Sanguinis“, de facto se aplica cu preponderenta conceptul “Jus Soli” extins la o Romanie in hotarele sale naturale intregite, nu cele actuale.
Criteriul este criticabil deoarece:
- “Jus Sanguinis” este incalcat in cazul acordarii cetateniei romane unor cetateni ai Republicii Moldova care, prin recunoasterea “nationalitatii moldovenesti”, isi declina nationalitatea romaneasca, adica descendenta si deci renunta la “Dreptul Sangelui“
- “Jus Soli” este incalcat prin acordarea cetateniei romane cetatenilor unui stat independent si suveran.
Pentru o aplicare corecta a celor doua principii, pentru protejarea conationalilor romani si a intereselor nationale, ar fi nevoie de un amendament la Legea Cetateniei prin care sa se acorde prioritate doar pe baza principiului “Jus Sanguinis“, respectiv doar celor de nationalitate română.
In schimb, cei care-si declara nationalitatea moldoveneasca, nerecunoscuta de statul roman, se vor afla in imposibilitatea de a primi vreodata cetatenia romaneasca, situatia de state separate, independente si suverane, eliminand din start principiul “Jus Soli“.
In felul acesta, fiecare basarabean dornic sa obtina cetatenia romana, va fi pus in situatia de a-si alege, fara constrangere, nationalitatea sau optiunea pentru un singur stat romanesc reunificat.
Mircea Popescu pe mai 6, 2012
duminică, 6 mai 2012
LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LA CAPTURE D’OSAMA BEN LADEN
Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer
Comme toujours, il ne faut jamais croire ce que raconte la Maison Blanche ou la CIA, la moindre information qui en sort est une fabrication des spin-doctors et des story-tellers en vue d’une manipulation de l’opinion publique.LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LA CAPTURE D’OSAMA BEN LADEN
[Gareth Porter, Truthout 05/03/2012 - Trad. Grégoire Seither]
Quelques jours après qu’un commando de US Navy Seals ait tué Osama Ben Laden lors d’un raid à Abbottabad, au Pakistan, un “officier supérieur des renseignements” avait expliqué aux journalistes que lesdocuments saisis dans la maison de Ben Laden révélaient que celui-ci, “continuait à diriger le groupe, jusque dans les moindres détails tactiques. ” Ben Laden n’était, “pas simplement l’idéologue et le stratégicien du groupe”, a déclaré l’officier. “Il était actif dans la planification opérationnelle et l’orientation des décisions tactiques.” Selon l’officier de renseigmenet, la maison de Ben Laden, “était un centre actif de commandement et quartier général tactique.” Le haut responsable du renseignement avait triomphalement avait décrit la découverte de la cachette de Ben Laden comme étant, “le plus grand succès de renseignement de cette génération”.
De leur côté, les responsables de l’administration n’ont pu résister à la tentation de glisser aux journalistes qu’un facteur clé dans cette réussite avait été les informations obtenues par les interrogateurs de la CIA auprès des détenus Al-Qaïda à Guantanamo.
Et le directeur de la CIA, Leon Panetta, était tout à fait disposé à laisser entendre que certaines des informations avaient été obtenues auprès de détenus par des «techniques d’interrogatoire poussées» – (Ndt. autrement dit, “on les a torturés, c’est vrai, mais on a obtenu des résultats”).
Voilà le discours officiel à l’époque. Malheureusement rien de tout cela n’était vrai.
Un an plus tard, l’analyse des documents montre que les fonctionnaires de la CIA ont clairement menti non seulement sur la place de Ben Laden dans l’organigramme Al-Qaïda au moment de sa mort mais aussi sur la manière dont l’Agence a pu localiser sa maison, à Abbottabad, au Pakistan.
De fait, aujourd’hui on sait que, au cours de ses six ans de vie recluse à Abbottabad, Ben Laden n’était plus du tout le leader d’Al-Qaïda, mais avait été relégué dans un rôle de figure de proue isolée, ne jouant plus de rôle actif et déconnecté des activités réelles de l’organisation.
La véritable histoire, racontée ici pour la première fois, est que Ben Laden se trouvait relégué dans cette maison à Abbottabad, parce qu’il avait été contraint à l’exil par la direction d’Al-Qaïda.
Par ailleurs, l’affirmation de la CIA qu’ils avaient trouvé Ben Laden par eux-mêmes est tout aussi fausse. De fait, la CIA n’avait pu repérer la maison d’Abbottabad qu’à la suite d’une information transmise opportunément par l’agence de renseignement pakistanaise, le “Directorate for Inter-Services Intelligence” (ISI).
TRUTHOUT a pu reconstituer la véritable histoire de l’exil de Ben Laden à Abbottabad, ainsi que la façon dont la CIA l’a retrouvé, s’appuyant en grande partie sur des informations recueillies l’an dernier auprès de sources dans les Régions tribales et auprès de l’ISI par un officier pakistanais à la retraite, le Brigadier-Général Shaukat Qadir.
Toutes ces informations ont été confirmées en substance par leresponsable du renseignement cité plus haut, lors d’une analyse post-raid… analyse qui a été ignorée dans les médias jusqu’à présent.
Ce que révèlent les documents trouvés chez Ben Laden
L’affirmation initiale, juste après le raid, comme quoi les documents saisis dans la maison d’Abbottabad démontraient lerôle central joué par Ben Laden au sein d’Al-Qaïda était une pure fabrication, étant donné qu’à ce moment là, les documents n’avaient pas encore été lus, et encore moins analysé par la CIA. Ce processus a nécessité plus six semaines de travail intensif par les analystes, les cyber-experts et les traducteurs, comme l’a expliqué l’Associated Press dans une dépêche ultérieure, publiée le 8 juin 2011.
Aujourd’hui, alors qu’environ 95% de ces documents ont été évalués et analysés, l’image qui émerge est loin de ressembler à celle présentée à la presse dans les semaines qui ont suivi le raid, quand on a jeté en pâture au public la légende d’un super-vilain tirant les ficelles depuis son QG clandestin.
Osama Ben Laden ne manquait en effet pas d’idées quand il s’agissait d’envisager des attaques contre des cibles US et occidentales… mais aujourd’hui les spécialistes du renseignement sont unanimes – et ils l’ont confirmé dans une dépêche de l’Associated Press – pour dire que “aucune preuve n’a été trouvée dans les documents démontrant qu’une de ces idées ait jamais été reprise par la direction active du mouvement pour être exécutée, voire même prise en considération par la direction.“
La suite (en anglais) sur TRUTHOUT
http://truth-out.org/news/
http://libertesinternets.
200 de ani de la ocuparea Basarabiei, pământ românesc, de către Imperiul Rus şi forţele pro-imperiale. Acţiunile forţelor naţionale pe 13 şi 16 mai 2012
Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer
A se vedea deasemenea http://www.pavlicenco.md/programul-politic-si-statutul-pnl/
Luni, 7 mai 2012, la ora 12.00, ziaristii sunt invitaţi de reprezentanţi ai Consiliului Unirii la Info-Prim Neo, unde vor oferi o conferinţă de presă cu tema „200 de ani de la ocuparea Basarabiei, pământ românesc, de către Imperiul Rus şi forţele pro-imperiale. Acţiunile forţelor naţionale pe 13 şi 16 mai 2012”.
La conferinţă vor fi prezenţi copreşedinţii Consiliului Unirii Anatol Caraman, preşedintele Asociaţiei Veteranilor Războiului-1992 „Tiras-Tighina”, Nicolae Dabija, preşedintele Forului Democrat al Românilor, scriitor, membru de onoare al Academiei Române, organizatorii acţiunilor de la 13 şi 16 mai, Stefan Maimescu, ex-deputat în primul Parlament al Republicii Moldova, membru al Consiliului Naţional al Unirii-1991, reprezentant al CU în Diaspora, Valeriu Ciubotaru, preşedintele PNR, Gheorghe Viţă, preşedintele Uniunii românilor din Basarabia, nordul Bucovinei şi Ţinutul Herţa, membru al Biroului Permanent Central al PNL, precum şi Ion Varta, doctor în istorie, ex-deputat în Parlamentul Republicii Moldova.
Participanţii la conferinţa de presă vor vorbi despre acţiunile preconizate pentru 13 mai, ora 13.00, începînd din Piaţa Marii Adunări Naţionale, şi pentru 16 mai, în ziua cînd se împlinesc 200 de ani de la raptul teritoriului românesc dintre Prut şi Nistru. Aceste manifestări sunt sprijinite activ de Consiliul Unirii şi Acţiunea-2012.
Serviciul de presă al Consiliului Unirii
A se vedea deasemenea http://www.pavlicenco.md/programul-politic-si-statutul-pnl/
Luni, 7 mai 2012, la ora 12.00, ziaristii sunt invitaţi de reprezentanţi ai Consiliului Unirii la Info-Prim Neo, unde vor oferi o conferinţă de presă cu tema „200 de ani de la ocuparea Basarabiei, pământ românesc, de către Imperiul Rus şi forţele pro-imperiale. Acţiunile forţelor naţionale pe 13 şi 16 mai 2012”.
La conferinţă vor fi prezenţi copreşedinţii Consiliului Unirii Anatol Caraman, preşedintele Asociaţiei Veteranilor Războiului-1992 „Tiras-Tighina”, Nicolae Dabija, preşedintele Forului Democrat al Românilor, scriitor, membru de onoare al Academiei Române, organizatorii acţiunilor de la 13 şi 16 mai, Stefan Maimescu, ex-deputat în primul Parlament al Republicii Moldova, membru al Consiliului Naţional al Unirii-1991, reprezentant al CU în Diaspora, Valeriu Ciubotaru, preşedintele PNR, Gheorghe Viţă, preşedintele Uniunii românilor din Basarabia, nordul Bucovinei şi Ţinutul Herţa, membru al Biroului Permanent Central al PNL, precum şi Ion Varta, doctor în istorie, ex-deputat în Parlamentul Republicii Moldova.
Participanţii la conferinţa de presă vor vorbi despre acţiunile preconizate pentru 13 mai, ora 13.00, începînd din Piaţa Marii Adunări Naţionale, şi pentru 16 mai, în ziua cînd se împlinesc 200 de ani de la raptul teritoriului românesc dintre Prut şi Nistru. Aceste manifestări sunt sprijinite activ de Consiliul Unirii şi Acţiunea-2012.
Serviciul de presă al Consiliului Unirii
Extras din revista HISTORIA. Autor: Andreea Lupşor |
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Grigore Gafencu a fost una din marile personalități ale
diplomației românești. Ministru de externe în timpul unei perioade
extrem de tulbure din punct de vedere diplomatic, între 1938 și vara lui
1940, Gafencu s-a străduit în această perioadă să apere interesele
României în fața unui război iminent.
În vara lui 1940 și-a dat demisia din funcția de ministru și a fost
trimis ca ministru plenipotențiar la Moscova. Ulterior, Gafencu s-a
stabilit la Geneva. Considerat unul dintre cei mai buni analiști
politici ai epocii, Grigore Gafencu a ținut, în timpul războiului,
numeroase conferințe publice la Londra, Paris, Strasbourg, FLorența,
Zurich, Geneva, pledând întotdeauna cauza și interesele României.

În 1944 este publicată, în limba franceză, cartea Préliminaires de la guerre à l’est/Preliminariile războiului din răsărit, una din cele mai bune analize ale relațiilor sovieto-germane dinaintea izbuncirii războiului.
Jurnalele sale, încă nepublicate în varianta completă, conțin însemnări
zilnice de o importanță deosebită pentru cunoașterea vieții politice
românești din anii '30-'40 și a opiniilor personale ale lui Gafencu
privind problemele războiului și relațiilor internaționale.
După sfârșitul războiului, Gafencu, în calitate de reprezentant al
grupului diplomaţilor aflați în, a depus pe masa Conferinţei de Pace din
1947 două memorandumuri prin care cerea respectarea drepturilor
politice şi economice ale României. Acțiunile sale și poziția proaliată
a lui Gafencu aveau să-l transforme pe Gafencu în persona non grata în
fața regimului procomunist de la București. El a fost condamnat în
contumacie în noiembrie 1947, împreună cu lotul Maniu-Mihalache.
Grigore Gafencu despre ocuparea Basarabiei şi nordului Bucovinei
3 si 4 iulie 1940 – ”Marele eveniment politic nu s-a
produs. Tătărăscu, o dată mai mult, s-a strecurat printr-o criză.
Situaţia lui e însă foarte slăbită. Schimbarea e aşteptată. [...]
Parlamentul s-a întrunit pentru a păstra o clipă de tăcere. Şedinţa a
fost apoi ridicată în semn de doliu. Lacrimi înăbuşite, simţăminte de
supărare şi de revoltă, mare nervozitate.
Am citit cu băgare de seamă schimbul de note telegrafice dintre ruşi şi noi. [n.a. – redate mai jos] Notele
ruseşti sunt abile ca formă şi fond, moderate ca ton şi de o perfidie
foarte bine socotită. Notele noastre sunt greşit concepute şi foarte
prost formulate. La pretenţiile ruseşti referitoare la drepturile
istorice şi etnice ale Rusiei asupra Basarabiei, nu am răspuns nimic:
nici o punere la punct, nici un contra argument, nici un protest. Ne-am
mulţumit să răspundem - pentru a câştiga timp, pretinde Ministerul de
Externe, - că suntem gata să stăm de vorbă ... Ruşii au înlăturat cu
multă îndemânare intenţiile dilatorii cuprinse în nota noastră de
răspuns, aducându-ne numaidecât la cunoştinţă programul de evacuare.
[...] Fapt e că ne-am plecat în faţa forţei, fără s-o spunem şi fără să
stăruim asupra bunului nostru drept. Nu am respins argumentarea
sovietică, ci ne-am declarat gata, după ce am luat cunoştinţă de ea, să
stăm de vorbă. [...]
Am pierdut, deci, Basarabia:
1. fiindcă Rusia nu a renunţat niciodată la această provincie
şi era hotărâtă să se folosească de orice prilej pentru ca, sprijinită
pe uriaşa ei putere, să ajungă din nou la Dunăre. [...]
2. fiindcă oricare ar fi fost politica pe care am fi urmat-o faţă de
Germania, Reich-ul ar fi sacrificat oricând interesele noastre la Dunăre
(care sunt şi ale sale), pentru a-şi acoperi spatele înspre Rusia
într-un război european. [...]
3. fiindcă Italia, care în timpul din urmă ne făgăduise sprijinul
Germaniei în caz de agresiune rusească, a intrat în război însuşindu-şi
toate angajamentele şi toate atitudinile Germaniei.
4. Fiindcă singurul nostru sprijin adevărat şi real, forţa anglo-franceză, s-a prăbuşit.
Sunt unii care se miră că ziua de 27 iunie ne-a găsit singuri. Ei uită
că puţine zile înainte s-a cufundat o lume întreagă. Am fost
singurifiindcă cei care ar fi putut să ne sprijine nu aveau interesul să
o facă (orice am fi dres acum sau înainte), şi fiindcă cei care ne-au
sprijinit întotdeauna nu mai erau în viaţă.”

Nota ultimativă a guvernului sovietic, 26 iunie 1940
În anul 1918, România, folosindu-se de slăbiciunea militară a Rusiei, a
desfăcut de la Uniunea Sovietică (Rusia) o parte din teritoriul ei,
Basarabia, călcând prin aceasta unitatea seculară a Basarabiei, populată
în principal cu ucraineni, cu Republica Sovietică Ucraineană.
Uniunea Sovietică nu s-a împăcat niciodată cu faptul luării cu forţa a
Basarabiei, ceea ce guvernul sovietic a declarat nu o dată şi deschis
în faţa întregii lumi. Acum, când slăbiciunea militară a U.R.S.S. a
trecut în domeniul trecutului, iar situaţia internaţională care s-a
creat cere rezolvarea rapidă a chestiunilor moştenite din trecut pentru a
pune în fine bazele unei păci solide între ţări, U.R.S.S. consideră
necesar şi oportun ca în interesele restabilirii adevărului să păşească
împreună cu România la rezolvarea imediată a chestiunii înapoierii
Basarabiei Uniunii Sovietice.
Guvernul sovietic consideră că chestiunea întoarcerii Basarabiei este
legată în mod organic de chestiunea transmiterii către U.R.S.S. a acelei
părţi a Bucovinei a cărei populaţiune este legată în marea sa
majoritate de Ucraina Sovietică prin comunitatea soartei istorice, cât
şi prin comunitatea de limbă şi compoziţiune naţională. Un astfel de act
ar fi cu atât mai just cu cât transmiterea părţii de nord a Bucovinei
către U.R.S.S. ar reprezenta, este drept că numai într-o măsură
neînsemnată, un mijloc de despăgubire a acelei mari pierderi care a fost
pricinuită U.R.S.S. şi populaţiei Basarabiei prin dominaţia de 22 de
ani a României în Basarabia.
Guvernul U.R.S.S. propune guvernului regal al României:
1. Să înapoieze cu orice preţ Uniunii Sovietice Basarabia;
2. Să transmită Uniunii Sovietice partea de nord a Bucovinei cu frontierele sale potrivit cu harta alăturată.
Guvernul sovietic îşi exprimă speranţa că guvernul român va primi
propunerile de faţă ale U.R.S.S. şi că aceasta va da posibilitatea de a
se rezolva pe cale paşnică conflictul prelungit dintre U.R.S.S. şi
România.
Guvernul sovietic aşteaptă răspunsul guvernului regal al României în decursul zilei de 27 iunie curent.
Răspunsul guvernului român, din ziua de 27 iunie 1940
Guvernul U.R.S.S. a adresat guvernului român o notă care a fost remisă
la 26 iunie 1940, la ora 10 seara, de către excelenţa sa d-l Molotov,
preşedintele Comisarilor Poporului şi Uniunii Sovietice, comisar al
poporului pentru afacerile străine, excelenţei sale d-l Davidescu,
ministrul României la Moscova.
Fiind însufleţit de aceeaşi dorinţă ca şi guvernul sovietic de a vedea
rezolvate prin mijloace pacificetoate chestiunile care ar putea să
producă o neînţelegere între U.R.S.S. şi România, guvernul regal declară
că este gata să procedeze imediat şi în spiritul cel mai larg la
discuţiunea amicală şi de comun acord a tuturor problemelor emanând de
la guvernul sovietic.
În consecinţă, guvernul român cere guvernului sovietic să binevoiască a
indica locul şi data ce doreşte să fixeze în acest scop.
De îndată ce va fi primit un răspuns din partea guvernului sovietic,
guvernul român îşi va desemna delegaţii şi nădăjduieşte că
conversaţiunile cu reprezentanţii guvernului sovietic vor avea ca
rezultat să creeze relaţiuni trainice de bună înţelegere şi prietenie
între U.R.S.S. şi România.
Nota ultimativă adresată de guvernul sovietic în noaptea de 27 iunie 1940
Guvernul U.R.S.S. consideră răspunsul guvernului regal al României din
27 iunie ca imprecis, deoarece în răspuns nu se spune direct că el
primeşte propunerea guvernului sovietic de a-i restitui neîntârziat
Basarabia şi partea de nord a Bucovinei. Însă cum ministrul României la
Moscova, d. Davidescu, a explicat că răspunsul menţionat al guvernului
regal al României însemnează accedarea la propunerea guvernului
sovietic, guvernul sovietic primind această explicaţie a d-lui
Davidescu, propune:
1. În decurs de patru zile, începând de la ora 14, după ora Moscovei,
la 28 iunie să evacueze teritoriul Basarabiei şi Bucovinei de trupele
româneşti.
2. Trupele sovietice în acelaşi timp să ocupe teritoriul Basarabiei şi partea de nord a Bucovinei.
3. În decursul zilei de 28 iunie trupele sovietice să ocupe următoarele puncte: Cernăuţi, Chişinău, Cetatea - Albă.
4. Guvernul regal al României să ia asupra sa răspunderea în ceea ce
priveşte păstrarea şi nedeteriorarea căilor ferate, parcurilor de
locomotive şi vagoane, podurilor, depozitelor, aerodromurilor,
întreprinderilor industriale, uzinelor electrice, telegrafului.
5. Să se numească o comisie alcătuită din reprezentanţi ai guvernului
român şi U.R.S.S., câte doi din fiecare parte, pentru lichidarea
chestiunilor în litigiu în legătură cu evacuarea armatei române şi
instituţiilor din Basarabia şi partea de nord a Bucovinei.
Guvernul sovietic insistă ca guvernul regal al României să răspundă la
propunerile mai jos menţionate nu mai târziu de 28 iunie ora 12 ziua
(ora Moscovei).
Răspunsul guvernului român, din ziua de 28 iunie 1940
Guvernul român, pentru a evita gravele urmări pe care le-ar avea
recurgerea la forţă şi deschiderea ostilităţilor în această parte a
Europei, se vede silit să accepte condiţiile de evacuare specificate în
răspunsul sovietic.
Guvernul român ar dori totuşi ca termenele de la punctele unu şi doi să
fie prelungite, deoarece evacuarea teritoriilor ar fi foarte greu de
dus la îndeplinire în patru zile din pricina ploilor şi inundaţiilor
care au stricat căile de comunicaţie.
Comisia mixtă insituită la punctul 5 ar putea discuta şi rezolva această chestiune.
Numele reprezentanţilor români din această comisiune vor fi comunicaţi în cursul zilei.
Surse:
Grigore Gafencu, Jurnal. 1940-1942, Ediţie Ion Ardeleanu şi Vasile Arimia, Bucureşti, Editura Globus, 1991.
sâmbătă, 5 mai 2012
Rosia Montana, Projets de développement alternatif pour Rosia Montana
Vă rog să citiți acest anunț selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer
La prochaine conférence aura lieu, comme prévu et indiqué dans le programme du printemps 2012de LMR, le samedi, 12 mai à 16h00, dans un amphithéâtre de l'école ICOGES (Institut de Commerce et Gestion) : 9, rue Saint-Lambert, 75015 Paris.
La rue St-Lambert est parallèle à la rue de la Convention et l'ICOGES se trouve en face de l'hôtel Mercure, facilement repérable. Le métro le plus proche, 5 minutes à pied, est Convention (ligne 12, porte de la Chapelle - mairie d'Issy) ou Boucicaut (ligne 8 Balard - Créteil), 10 minutes à pied.
La conférence comportera l’intervention de deux orateurs : Mme Ioana BOGDAN CATANICIU et Mme Maria BERZA. En pièce jointe les résumés et les CV des intervenants.
Avec l’espoir de vous accueillir le 12 mai lors de la conférence, nous vous prions de recevoir nos meilleures salutations.
Le secrétariat de LMR
Anca Lemaire et Anamaria Vasilescu
Dezbatere la Casa Română din Paris
Projets de développement alternatif pour Rosia Montana
Tout en s’opposant au projet d’exploitation minière en carrière de Rosia Montana, des organisations et des experts individuels ont proposé des projets destinés à revitaliser la région, basés sur un Or tout-à-fait différent, l’Or du patrimoine culturel, de la nature et du paysage, celui du développement durable des communautés.
Ces projets définissent une stratégie alternative de développement, qui trouve aussi des solutions à la réhabilitation sociale, économique et celle de l’environnement.
Ils mettent aussi un terme au taux de chômage très élevé de la région – plus de la moitié de la population active – jamais rencontré auparavant dans l’histoire de la communauté. Notre communication s’arrêtera sur plusieurs projets et mettra en évidence leurs avantages.
Maria Berza - CV
Expert et rapporteur du Conseil de l’Europe en politique culturelle, ancien Secrétaire d’Etat au Ministère de la Culture de la Roumanie, auteur et initiateur de nombreux projets et rapports sur la restauration et la mise en valeur du patrimoine historique, la législation culturelle, le développement durable basé sur le patrimoine culturel, Maria Berza a participé à de nombreuses campagnes destinées à la sauvegarde du patrimoine en danger.
Elle est aussi un des auteurs du Rapport de la Commission Présidentielle pour le Patrimoine Bâti, les Sites Historiques et Naturels, nommée par le Président de la Roumanie, où la situation de Rosia Montana est amplement présentée.
Rosia Montana et le projet d’exploitation minière RMGC
Rosia Montana – Alburnus Maior, dans les Carpates de l’Ouest de Transylvanie, site d’un grand intérêt culturel, partie intégrante du patrimoine mondial (les mines d’or les mieux conservées de l’Empire Romain, bâtiments d’un intérêt architectural indéniable des 18 & 19 siècles) est menacé depuis plus d’une décennie par le projet d’exploitation minière conçu par la compagnie « Rosia Montana Gold Corporation (RMGC) ». Ce projet qui préconise l’utilisation d’une technologie particulièrement dangereuse (emploi du cyanure) ne détruira pas seulement le site mais portera gravement préjudice à l’environnement de toute la région. L’identité sociale et culturelle sera elle aussi gravement affectée. Face à ces menaces (qui ne font que se durcir et qui malheureusement bénéficient de l’appui des plus hauts responsables politiques de l’Etat Roumain) de nombreuses personnalités du monde universitaire et académique, une multitude d’institutions et des ONG, roumaines et internationales, se sont mobilisées et militent pour la sauvegarde de Rosia Montana.
Notre communication comportera deux grandes parties. La première portera sur l’histoire du site depuis l’antiquité à nos jours avec un accent particulier sur : l’exploitation de l’or à l’époque romaine ; le développement, à partir de la fin du Moyen Age, de la culture traditionnelle des « Moti » en cohabitation avec celle des allemands et des hongrois ; la vie dans la région entre les deux guerres mondiales et la terreur de l’époque communiste. La deuxième partie concerne le projet d’exploitation minière de la compagnie «RMGC » avec toutes ses implications d’ordre culturel et scientifique, d’ordre social et économique, d’ordre juridique et politique, d’ordre écologique et certainement pas en dernier lieu d’ordre moral.
Pour terminer nous allons souligner qu’en dehors de Rosia Montana d’autres projets d’exploitation minière existent dans cette région des Carpates de l’Ouest, appelée le “Quadrilatère d’Or”. «RMGC » a pu obtenir dans ces cas aussi des concessions de la part des autorités roumaines.
Prof. Dr. Ioana O. M. Bogdan Cataniciu, Diplômée de la Faculté d’Histoire et Philosophie de l’Université Babes-Bolyai de Cluj (1967), docteur en sciences historiques de l’Université de Bucarest (1981); chercheur aux Instituts d’Archéologie de l’Académie Roumaine de Bucarest et de Cluj; coordinateur scientifique de la recherche du secteur Archéologie de l’Institut d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, Cluj. Membre de la Commission Nationale d’ Archéologie 1993-2001 et de la Commission de l’Histoire des Villes auprès de l’Académie Roumaine.
Domaines d’activité: frontière romaine de la Dacie et la vie urbaine en Dacia et Moesia Inferior. Recherches archéologiques à Adamclisi (Tropaeum Traiani), Alba Iulia (Apulum) et dans les fortifications romaines sur la frontière au sud-est de la Dacie (le système fortifié entre le Danube et les Carpates). Etudes de photo-interprétation des vestiges romains et des « Valla de Trajan » en Dobrogea.
Rosia Montana – Alburnus Maior, dans les Carpates de l’Ouest de Transylvanie, site d’un grand intérêt culturel, partie intégrante du patrimoine mondial (les mines d’or les mieux conservées de l’Empire Romain, bâtiments d’un intérêt architectural indéniable des 18 & 19 siècles) est menacé depuis plus d’une décennie par le projet d’exploitation minière conçu par la compagnie « Rosia Montana Gold Corporation (RMGC) ». Ce projet qui préconise l’utilisation d’une technologie particulièrement dangereuse (emploi du cyanure) ne détruira pas seulement le site mais portera gravement préjudice à l’environnement de toute la région. L’identité sociale et culturelle sera elle aussi gravement affectée. Face à ces menaces (qui ne font que se durcir et qui malheureusement bénéficient de l’appui des plus hauts responsables politiques de l’Etat Roumain) de nombreuses personnalités du monde universitaire et académique, une multitude d’institutions et des ONG, roumaines et internationales, se sont mobilisées et militent pour la sauvegarde de Rosia Montana.
Notre communication comportera deux grandes parties. La première portera sur l’histoire du site depuis l’antiquité à nos jours avec un accent particulier sur : l’exploitation de l’or à l’époque romaine ; le développement, à partir de la fin du Moyen Age, de la culture traditionnelle des « Moti » en cohabitation avec celle des allemands et des hongrois ; la vie dans la région entre les deux guerres mondiales et la terreur de l’époque communiste. La deuxième partie concerne le projet d’exploitation minière de la compagnie «RMGC » avec toutes ses implications d’ordre culturel et scientifique, d’ordre social et économique, d’ordre juridique et politique, d’ordre écologique et certainement pas en dernier lieu d’ordre moral.
Pour terminer nous allons souligner qu’en dehors de Rosia Montana d’autres projets d’exploitation minière existent dans cette région des Carpates de l’Ouest, appelée le “Quadrilatère d’Or”. «RMGC » a pu obtenir dans ces cas aussi des concessions de la part des autorités roumaines.
Prof. Dr. Ioana O. M. Bogdan Cataniciu, Diplômée de la Faculté d’Histoire et Philosophie de l’Université Babes-Bolyai de Cluj (1967), docteur en sciences historiques de l’Université de Bucarest (1981); chercheur aux Instituts d’Archéologie de l’Académie Roumaine de Bucarest et de Cluj; coordinateur scientifique de la recherche du secteur Archéologie de l’Institut d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, Cluj. Membre de la Commission Nationale d’ Archéologie 1993-2001 et de la Commission de l’Histoire des Villes auprès de l’Académie Roumaine.
Domaines d’activité: frontière romaine de la Dacie et la vie urbaine en Dacia et Moesia Inferior. Recherches archéologiques à Adamclisi (Tropaeum Traiani), Alba Iulia (Apulum) et dans les fortifications romaines sur la frontière au sud-est de la Dacie (le système fortifié entre le Danube et les Carpates). Etudes de photo-interprétation des vestiges romains et des « Valla de Trajan » en Dobrogea.
miercuri, 2 mai 2012
Désormais, vous êtes tous des suspects. Alors comment comptez-vous réagir ? par John PILGER
Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer
1er mai 2012
Désormais, vous êtes tous des suspects. Alors comment comptez-vous réagir ?
John PILGER
Vous
êtes tous des terroristes potentiels. Peu importe que vous soyez en
Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou au Moyen orient. La citoyenneté a été
abolie. Allumez votre ordinateur et le Centre National des Opérations
du département US de Homeland Security peut surveiller non
seulement si vous êtes en train de taper « al-qaeda », mais aussi
« exercice », « entraînement », « vague », « initiative » et
« organisation » : autant de mots sous surveillance. L’annonce faite par
le gouvernement britannique de son intention de surveiller tous les
courriers électroniques et conversations téléphoniques n’est que du
réchauffé. Le système de surveillance par satellite appelé Echelon
le fait depuis des années. Ce qui est nouveau, c’est que l’état de
guerre permanente vient d’être déclarée par les Etats-Unis et un état
policier est en train de gangrener les démocraties occidentales.
Alors comment comptez-vous réagir ?
En Grande-Bretagne, sur instructions de la CIA, des tribunaux secrets se chargeront des « terroristes présumés ». Le Habeas Corpus se meurt. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que cinq hommes, dont trois citoyens britanniques, pouvaient être extradés vers les Etats-Unis bien qu’aucun d’entre eux, sauf un, n’ait été accusé d’un crime. Tous ont été emprisonnés pendant des années en vertu du Traité d’Extradition de 2003 entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui a été signé un mois après l’invasion criminelle de l’Irak. La Cour Européenne avait condamné le traité parce que ce dernier pouvait entraîner une « punition cruelle et inhabituelle ». Un des hommes, Babar Ahmad, a reçu une indemnisation de £63.000 pour 73 blessures constatées lors de sa détention par la Police Métropolitaine. L’abus sexuel, une signature du fascisme, n’était pas le moindre des maux subis. Un autre homme est un schizophrène qui a subi un effondrement psychologique total et se trouve dans l’hôpital prison de Broadmore ; un autre souffre de tendances suicidaires. Tous seront extradés vers le Pays de la Liberté – en compagnie du jeune Richard O’Dwyer qui risque 10 ans de prison, fers aux pieds et dans une tenue orange, sous l’accusation d’avoir violé les droits d’auteur US sur Internet.
Au fur et à mesure que la loi se politise et s’américanise, ces travestis de justice se banalisent. En confirmant la condamnation d’un étudiant d’université de Londres, Mohammed Gul, pour dissémination de « terrorisme » sur Internet, les juges de la Cour d’Appel ont jugé que « des actes... contre des forces armées de n’importe quel état dans le monde qui cherchent à influer sur un gouvernement et qui ont été accomplis pour des raisons politiques » sont désormais des crimes. Convoquez Thomas Paine, Aung San Suu Kyi, Nelson Mandela.
Alors comment comptez-vous réagir ?
Le diagnostic est désormais établi : la tumeur que Norman Mailer appelait le « pré-fascisme » s’est transformée en métastase. Le procureur US, Eric Holder, défend le « droit » de son gouvernement d’assassiner des citoyens américains. Israël, le protégé, est autorisé à pointer ses armes nucléaires vers l’Iran qui n’en possède pas. Dans ce monde fait d’illusions, le mensonge est partout. Le massacre de 17 civils afghans le 11 mars, dont au moins neuf enfants et quatre femmes, est attribué à un soldat américain « devenu fou ». L’ « authenticité » de la chose est certifiée par le Président Obama lui-même, qui a « regardé une vidéo » et la considère comme « une preuve irréfutable ». Une enquête indépendante du parlement afghan a présenté des témoins oculaires qui ont fourni des éléments détaillés qui impliquent pas moins de 20 soldats, appuyés par un hélicoptère, qui ont ravagé leurs villages et se sont livrés à des meurtres et des viols : le mode opératoire habituel, quoique légèrement plus meurtrier, des forces spéciales US dans leurs « raids nocturnes ».
Faites abstraction des assassinats via la technologie des jeux vidéos – une contribution des Etats-Unis à la modernité – et le comportement devient somme toute banal. Baignant dans une culture d’autosatisfaction de bandes-dessinées, formés brutalement et à la va-vite, souvent racistes, obèses et dirigés par une classe d’officiers corrompus, les forces américaines délocalisent leurs homicides à domicile vers des pays lointains, là où ils ne comprennent absolument rien à ces luttes menées avec les moyens du bord. Dans une nation fondée sur le génocide de la population indienne, les habitudes ont la vie dure.
Le Vietnam lui aussi était un « pays indien » et ses « chinetoques » et « niakoués » devaient être « explosés ». L’explosion de centaines d’habitants du village vietnamien de My Lai en 1968, principalement des femmes et des enfants, était aussi un incident « isolé » et, de manière profane, une « tragédie américaine » (titre de la couverture du magazine Newsweek). Un seul des 26 accusés fut condamné et il fut ensuite libéré par le Président Richard Nixon. My Lai se trouve dans la province de Quang Ngai où, comme je l’ai appris en tant que reporter, environ 50.000 personnes ont été tuées par les troupes américaines, la plupart dans ce qu’on appelait « des zones de tir ». C’était ça le modèle de la guerre moderne : le meurtre à l’échelle industrielle.
A l’instar de l’Irak et de la Libye, l’Afghanistan est un parc d’attraction pour les profiteurs de la nouvelle guerre permanente des Etats-Unis : l’OTAN, les sociétés d’armement et de hautes technologies, les médias et l’industrie de « sécurité » dont les activités lucratives ont contaminé la vie quotidienne. La conquête ou la « pacification » d’un territoire est sans importance. L’important, c’est votre pacification à vous, la culture de votre indifférence.
Alors comment comptez-vous réagir ?
La descente vers le totalitarisme se produit par étapes. D’un jour à l’autre, la Cour Suprême de Londres décidera si le responsable de Wikileaks, Julian Assange, sera extradé vers la Suède. Si ce dernier appel devait échouer, celui qui a permis que la vérité soit révélée à une échelle sans précédant, et qui n’a été accusé d’aucun crime, risque la prison en isolement et des interrogatoires sur des accusations farfelues d’abus sexuels. Grâce à un accord secret entre les Etats-Unis et la Suède, il pourra être « extradé » vers le goulag américain à tout moment. Dans son propre pays, l’Australie, le premier ministre Julia Gillard a conspiré de concert avec ceux à Washington qu’elle appelle ses « véritables potes » pour s’assurer qu’un concitoyen innocent se retrouve dans une combinaison orange si d’aventure il rentrait chez lui. Au mois de février, son gouvernement a rajouté un « amendement Wikileaks » au traité d’extradition entre l’Australie et les Etats-Unis, amendement grâce auquel ses « potes » pourront facilement lui mettre le grappin dessus. Elle leur a même accordé le pouvoir de décision au détriment de la loi sur la liberté d’accès à l’information – ainsi ils pourront continuer à mentir au monde entier, comme ils en ont l’habitude.
Alors comment comptez-vous réagir ?
John Pilger
http://johnpilger.com/articles/you-are-all-suspects-now-what...
Traduction « je vais commencer par traduire ton article JP » par VD avec probablement les fautes et coquilles habituelles (et très certainement la rage habituelle).
Alors comment comptez-vous réagir ?
En Grande-Bretagne, sur instructions de la CIA, des tribunaux secrets se chargeront des « terroristes présumés ». Le Habeas Corpus se meurt. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que cinq hommes, dont trois citoyens britanniques, pouvaient être extradés vers les Etats-Unis bien qu’aucun d’entre eux, sauf un, n’ait été accusé d’un crime. Tous ont été emprisonnés pendant des années en vertu du Traité d’Extradition de 2003 entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui a été signé un mois après l’invasion criminelle de l’Irak. La Cour Européenne avait condamné le traité parce que ce dernier pouvait entraîner une « punition cruelle et inhabituelle ». Un des hommes, Babar Ahmad, a reçu une indemnisation de £63.000 pour 73 blessures constatées lors de sa détention par la Police Métropolitaine. L’abus sexuel, une signature du fascisme, n’était pas le moindre des maux subis. Un autre homme est un schizophrène qui a subi un effondrement psychologique total et se trouve dans l’hôpital prison de Broadmore ; un autre souffre de tendances suicidaires. Tous seront extradés vers le Pays de la Liberté – en compagnie du jeune Richard O’Dwyer qui risque 10 ans de prison, fers aux pieds et dans une tenue orange, sous l’accusation d’avoir violé les droits d’auteur US sur Internet.
Au fur et à mesure que la loi se politise et s’américanise, ces travestis de justice se banalisent. En confirmant la condamnation d’un étudiant d’université de Londres, Mohammed Gul, pour dissémination de « terrorisme » sur Internet, les juges de la Cour d’Appel ont jugé que « des actes... contre des forces armées de n’importe quel état dans le monde qui cherchent à influer sur un gouvernement et qui ont été accomplis pour des raisons politiques » sont désormais des crimes. Convoquez Thomas Paine, Aung San Suu Kyi, Nelson Mandela.
Alors comment comptez-vous réagir ?
Le diagnostic est désormais établi : la tumeur que Norman Mailer appelait le « pré-fascisme » s’est transformée en métastase. Le procureur US, Eric Holder, défend le « droit » de son gouvernement d’assassiner des citoyens américains. Israël, le protégé, est autorisé à pointer ses armes nucléaires vers l’Iran qui n’en possède pas. Dans ce monde fait d’illusions, le mensonge est partout. Le massacre de 17 civils afghans le 11 mars, dont au moins neuf enfants et quatre femmes, est attribué à un soldat américain « devenu fou ». L’ « authenticité » de la chose est certifiée par le Président Obama lui-même, qui a « regardé une vidéo » et la considère comme « une preuve irréfutable ». Une enquête indépendante du parlement afghan a présenté des témoins oculaires qui ont fourni des éléments détaillés qui impliquent pas moins de 20 soldats, appuyés par un hélicoptère, qui ont ravagé leurs villages et se sont livrés à des meurtres et des viols : le mode opératoire habituel, quoique légèrement plus meurtrier, des forces spéciales US dans leurs « raids nocturnes ».
Faites abstraction des assassinats via la technologie des jeux vidéos – une contribution des Etats-Unis à la modernité – et le comportement devient somme toute banal. Baignant dans une culture d’autosatisfaction de bandes-dessinées, formés brutalement et à la va-vite, souvent racistes, obèses et dirigés par une classe d’officiers corrompus, les forces américaines délocalisent leurs homicides à domicile vers des pays lointains, là où ils ne comprennent absolument rien à ces luttes menées avec les moyens du bord. Dans une nation fondée sur le génocide de la population indienne, les habitudes ont la vie dure.
Le Vietnam lui aussi était un « pays indien » et ses « chinetoques » et « niakoués » devaient être « explosés ». L’explosion de centaines d’habitants du village vietnamien de My Lai en 1968, principalement des femmes et des enfants, était aussi un incident « isolé » et, de manière profane, une « tragédie américaine » (titre de la couverture du magazine Newsweek). Un seul des 26 accusés fut condamné et il fut ensuite libéré par le Président Richard Nixon. My Lai se trouve dans la province de Quang Ngai où, comme je l’ai appris en tant que reporter, environ 50.000 personnes ont été tuées par les troupes américaines, la plupart dans ce qu’on appelait « des zones de tir ». C’était ça le modèle de la guerre moderne : le meurtre à l’échelle industrielle.
A l’instar de l’Irak et de la Libye, l’Afghanistan est un parc d’attraction pour les profiteurs de la nouvelle guerre permanente des Etats-Unis : l’OTAN, les sociétés d’armement et de hautes technologies, les médias et l’industrie de « sécurité » dont les activités lucratives ont contaminé la vie quotidienne. La conquête ou la « pacification » d’un territoire est sans importance. L’important, c’est votre pacification à vous, la culture de votre indifférence.
Alors comment comptez-vous réagir ?
La descente vers le totalitarisme se produit par étapes. D’un jour à l’autre, la Cour Suprême de Londres décidera si le responsable de Wikileaks, Julian Assange, sera extradé vers la Suède. Si ce dernier appel devait échouer, celui qui a permis que la vérité soit révélée à une échelle sans précédant, et qui n’a été accusé d’aucun crime, risque la prison en isolement et des interrogatoires sur des accusations farfelues d’abus sexuels. Grâce à un accord secret entre les Etats-Unis et la Suède, il pourra être « extradé » vers le goulag américain à tout moment. Dans son propre pays, l’Australie, le premier ministre Julia Gillard a conspiré de concert avec ceux à Washington qu’elle appelle ses « véritables potes » pour s’assurer qu’un concitoyen innocent se retrouve dans une combinaison orange si d’aventure il rentrait chez lui. Au mois de février, son gouvernement a rajouté un « amendement Wikileaks » au traité d’extradition entre l’Australie et les Etats-Unis, amendement grâce auquel ses « potes » pourront facilement lui mettre le grappin dessus. Elle leur a même accordé le pouvoir de décision au détriment de la loi sur la liberté d’accès à l’information – ainsi ils pourront continuer à mentir au monde entier, comme ils en ont l’habitude.
Alors comment comptez-vous réagir ?
John Pilger
http://johnpilger.com/articles/you-are-all-suspects-now-what...
Traduction « je vais commencer par traduire ton article JP » par VD avec probablement les fautes et coquilles habituelles (et très certainement la rage habituelle).
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