miercuri, 25 noiembrie 2015

La France et Israël lancent une nouvelle guerre en Irak et en Syrie par Thierry Meyssan

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

COLONIALISME

La France et Israël lancent une nouvelle guerre en Irak et en Syrie
par Thierry Meyssan

D’une main, le gouvernement français mobilise tous ses médias pour focaliser sa population sur les attentats du 13 novembre, puis sur la Cop21. De l’autre, il profite de l’inattention générale pour lancer avec Israël une nouvelle guerre en Irak et en Syrie. Son objectif n’est plus de renverser le régime laïque syrien, ni de détruire son armée, mais désormais de créer un État colonial à cheval sur l’Irak et la Syrie, géré par des Kurdes, afin de prendre en tenailles les États arabes. Le rêve d’une puissance israélienne du Nil à l’Euphrate est de retour.

RÉSEAU VOLTAIRE | SKOPJE (MACÉDOINE) | 23 NOVEMBRE 2015


Sur cette carte, publiée par Robin Wright dans le New York Times en 2013, on distingue le Sunnistan que Daesh créera en juin 2014 et où il proclamera le Califat, et le Kurdistan que la France et Israël veulent créer en 2016. On notera que cette carte ne prévoit rien pour les chrétiens qui devraient être soit transférés en Europe, soit exterminés.
Au G20, Moscou et Washington imposent de couper le financement de Daesh

Le sommet du G20 à Antalya (Turquie) s’est certes préoccupé d’économie, mais surtout de la situation au Proche-Orient. De nombreuses négociations bilatérales ont eu lieu au cours du sommet et nous ignorons les détails de ce qui a été évoqué et conclu durant ces apartés.

Cependant, le président russe, Vladimir Poutine, a dénoncé sans les nommer les États participant à la conférence qui sponsorisent Daesh. Il a montré à ses collègues des photographies satellites des convois de camions-citernes traversant la Turquie pour vendre le pétrole volé par l’organisation terroriste en Irak et en Syrie [1]. Publiquement mis en cause pour ses violations des résolutions du Conseil de sécurité et son financement de Daesh, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a accusé le coup. Selon l’opposition turque, Bilal Erdoğan (le fils du président) dirige personnellement ce trafic [2].

Les présidents Poutine et Obama se sont mis d’accord pour détruire les camions-citernes de la famille Erdoğan et mettre ainsi un terme au trafic pétrolier. Le jour même, l’US CentralCommand bombardait pour la première fois depuis un an et demi des camions-citernes en Irak, tandis que l’armée russe en détruisait plus de 500 en Syrie [3].

La Russie et les États-Unis ont contraint la France à se joindre à cette opération. Faisant mine de réagir aux attentats de Paris, le président Hollande annonça sans rougir qu’il donnait ordre à ses armées de bombarder des objectifs de Daesh en Syrie, tandis que le président Poutine donnait publiquement instruction aux armées russes de se coordonner avec la France et de la traiter « comme » un allié [4]. Le président français rencontrera prochainement ses homologues états-unien et russe.

Il semble que des dispositions effectives aient été prises pour isoler les 24 établissements bancaires que Daesh utilise depuis l’Irak pour transférer de l’argent ; des dispositions que le sous-secrétaire d’État US David S. Cohen tentait vainement d’imposer depuis des mois [5].
La France et les « faucons libéraux » organisent une nouvelle guerre

Prenant acte qu’il devrait retirer Daesh de Syrie, le groupe d’États, de multinationales et de personnalités US qui organise la guerre a alors décidé d’en lancer une troisième.

Le « Printemps arabe » (février 2011 à janvier 2013) avait été lancé par le département d’État US. Il s’agissait de renverser les régimes laïques arabes, qu’ils soient alliés ou résistant aux États-Unis, et de les remplacer par des dictatures des Frères musulmans. Après avoir renversé les présidents tunisien et égyptien lors des « révolutions » du Jasmin et du Lotus, la guerre fut déclarée à la Libye et à la Syrie (comme prévu par le Traité de Lancaster House de novembre 2010), mais les puissances coloniales ne parvinrent pas à attaquer l’Algérie (prise d’otages d’In Amenas). 
La seconde guerre de Syrie (juillet 2012 à octobre 2015) avait été lancée par la France, les « faucons libéraux » US (Hillary Clinton, Jeffrey Feltman, David Petraeus, etc.) et Israël, financée par un groupe d’États (Turquie, Qatar, Arabie saoudite, etc.) et de multinationales (Exxon-Mobil, KKR, Academi, etc.). Il ne s’agissait plus tant de changer le régime, que de « faire saigner » le pays et de détruire son armée (plus de 100 000 soldats syriens sont déjà morts en luttant contre le terrorisme). Elle a pris fin avec l’intervention militaire de la Russie. 
La troisième guerre de Syrie (depuis le 20 novembre 2015) est initiée par certains membres du même groupe, cette fois en vue de créer un nouvel État au Nord de la Syrie et de l’Irak, de manière à prendre en tenaille les peuples arabes résistant à l’expansionnisme israélien [6].

Les organisateurs de la guerre ayant pris conscience qu’il ne leur sera plus possible de continuer d’agir contre la Syrie sont convenus de reprendre et de continuer le programme qui a déjà conduit à la création du Soudan du Sud, en 2012. Ce projet correspond au plan d’Alain Juppé (mars 2011) et à celui publié par Robin Wright (septembre 2013) qui prévoyaient qu’après avoir utilisé Daesh pour créer un Sunnistan, il conviendrait de créer un Kurdistan [7].

Il ne s’agit plus ni d’une guerre prétendument idéologique (Printemps arabe), ni prétendument religieuse (Seconde Guerre de Syrie), mais prétendument ethnique.En 1956, le likoudnik David Ben Gourion et le socialiste Guy Mollet se rencontraient secrètement à Sèvres pour conclure une alliance et s’emparer du Canal de Suez. Aujourd’hui leurs successeurs, le likoudnik Benjamin Netanyahu et le socialiste François Hollande, ont conclu un pacte pour s’emparer du Nord de l’Irak et de la Syrie. Jadis, les puissances coloniales pratiquaient la « politique de la canonnière », aujourd’hui, elles préfèrent utiliser le terrorisme.

Les opérations secrètes sur le terrain

Pour ce faire, ils sont parvenus à retourner le parti kurde syrien marxiste-léniniste YPG (désormais dénommé « Forces démocratiques de Syrie ») et à l’allier au clan Barzani d’Irak. Certes, les deux groupes sont kurdes, mais ne parlent pas la même langue, ils se sont entretués durant toute la Guerre froide, et se réclament d’idéologies diamétralement opposées [8].

Rappelons au passage que, désormais, le Gouvernement régional kurde d’Irak est une dictature. Son président Massoud Barzani, un agent du Mossad installé par le Royaume-Uni et les États-Unis, s’accroche au pouvoir depuis la fin de son mandat, en juin 2013 [9].

Ils ont poussé les « Forces démocratiques » (sic) à kurdiser de force les populations non-Kurdes du Nord de la Syrie (octobre 2015), provoquant le soulèvement des arabes et des chrétiens assyriens et la colère de Damas, mais aucune réaction internationale [10]. Il n’y en avait d’ailleurs pas eu lors de l’annexion des champs pétroliers de Kirkouk par le Gouvernement régional kurde d’Irak (été 2014), l’opinion publique internationale n’ayant d’yeux que pour le nettoyage ethnique pratiqué par Daesh. À l’époque, non seulement les grandes puissances n’avaient pas condamné la guerre de conquête du Gouvernement régional kurde d’Irak, mais avaient proposé de lui fournir directement des armes, sans passer par le Gouvernement central de Bagdad, prétendument pour lutter contre Daesh.

Les parties au conflit n’annonceront pas faire la guerre pour créer un État colonial israélien et prendre les États arabes résistants en tenaille, mais dès que cela sera nécessaire déclareront lutter pour un Kurdistan indépendant ; une position grotesque puisque le territoire concerné n’a jamais appartenu au Kurdistan historique et que les Kurdes y sont largement minoritaires (moins de 30 % de la population).

Le 5 novembre, la France annonçait l’envoi du porte-avions Charles-De-Gaulle sur zone, prétendument pour lutter contre Daesh, en réalité pour se positionner en vue de la 3ème guerre de Syrie [11]. Le bâtiment a quitté Toulon, son port d’attache, le 18 novembre.

Du 13 au 15 novembre, le Gouvernement régional du Kurdistan d’Irak, appuyé par les « Forces démocratiques de Syrie » ont repoussé Daesh du Mont Sinjar (Irak). En réalité, les soldats de Daesh s’étaient retirés ne laissant que 300 hommes face à une coalition de plusieurs dizaines de milliers de soldats. La zone libérée n’a pas été restituée au Gouvernement irakien, mais annexée par le Gouvernement régional kurde d’Irak.

Bien qu’elle fasse mine de ne pas soutenir cette opération et de la condamner, la Turquie l’a approuvée lors du Traité secret Juppé-Davoutoglu de 2011. Si le pseudo-Kurdistan était créé, elle ne manquerait pas d’y repousser les militants du PKK.
La résolution 2249 autorise de facto la nouvelle guerre

Le 20 novembre, la Russie tentait de faire passer une nouvelle fois la proposition de résolution qu’elle avait rédigée pour la séance du 30 septembre et qu’elle avait été contrainte de retirer [12]. Tout au plus modifiait-elle son texte en incluant des références aux attentats de Souse, du Sinaï, d’Ankara, de Beyrouth et de Paris, ainsi qu’en mentionnant l’article 51 de la Charte (droit à la légitime défense). Une seconde fois, elle devait renoncer à son texte et laisser passer une proposition française légalisant toute intervention militaire contre Daesh en Syrie et en Irak, ce que le Conseil approuvait à l’unanimité (résolution 2249) [13]. Bien qu’elle puisse être interprétée de plusieurs manières, la résolution piétine de facto la souveraineté nationale de l’Irak et de la Syrie. Elle autorise les grandes puissances à s’y ingérer pourvu qu’elles prétendent lutter contre Daesh [14]. Il s’agit évidemment de libérer le Nord de la Syrie de Daesh, non pas pour le restituer à la Syrie, mais pour y proclamer un État indépendant sous autorité kurde.

La Russie ne s’est pas opposée à cette résolution et l’a votée. Il semble qu’elle souhaite pour le moment profiter du plan franco-israélien pour repousser Daesh hors de Syrie sans pour autant accepter le principe d’un pseudo-Kurdistan. La création d’un tel État n’a aucune légitimité en droit international (les Kurdes de Syrie ne sont pas opprimés, mais jouissent des mêmes droits que les autres citoyens). Elle rouvre la question des droits des minorités déjà posée par la création du Kosovo par l’Otan. Elle autorise de facto tout groupe ethnique, quelle que soit sa situation politique, à revendiquer un État indépendant, ce qui implique par voie de conséquence la possible dissolution de la plupart des États au monde —y compris la France— et le triomphe de la « globalisation ».


À retenir : 
Le Kremlin et la Maison-Blanche se sont entendus pour couper les financements de Daesh. Ils ont bombardé en Irak et en Syrie les camions-citernes de la société de Bilal Erdoğan et isolé les banques de Daesh. 
Après l’annexion des champs pétroliers de Kirkouk en juin 2014, Israël et la France sont parvenus à poursuivre l’extension du territoire du Gouvernement régional kurde d’Irak (annexion des Monts Sinjar) et à lancer la conquête du territoire non-Kurde du Nord de la Syrie par le YPG désormais dénommé « Forces démocratiques de Syrie ». Ils entendent à terme faire fusionner les deux entités et proclamer l’indépendance d’un État prétendument kurde. 
La création d’un pseudo-Kurdistan dans des territoires non-Kurdes n’a aucune légalité en droit international. Elle vise uniquement, avec celle du Sud Soudan, à prendre en tenaille les principaux États arabes (Égypte, Syrie et Irak) pour réaliser le rêve d’une puissance israélienne du Nil à l’Euphrate.



[2] « Le rôle de la famille Erdoğan au sein de Daesh »,Réseau Voltaire, 26 juillet 2015.

[3] « L’armée américaine a détruit 116 camions-citernes de l’EI », Robert Burns, Associated Press, 16 novembre 2015.


[5] “Why Is Money Still Flowing to ISIS ?”, The Editorial Board, The New York Times Sunday Review, October 10, 2015.

[6] « Comment Israël veut relancer la guerre au Levant », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 mai 2015.

[7] “Imagining a Remapped Middle East”, Robin Wright, The New York Times Sunday Review, September 29, 2013.

[8] « Le Kurdistan et le Califat », « Le "Kurdistan", version israélienne », par Thierry Meyssan, Al-Watan(Syrie), Réseau Voltaire, 7 et 13 juillet 2014.




[12] “Russian draft resolution on Counterterrorism”,Voltaire Network, 1 October 2015.

[13] “Resolution 2249 on combating ISIS”, Voltaire Network, 20 November 2015.

[14] « Le Conseil de sécurité adopte une résolution appelant à la lutte contre Daech », Centre de Nouvelles de l’Onu, 20 novembre 2015.

marți, 24 noiembrie 2015

Sindromul ben Gurion de Y. Abraham

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Autorul trăiește în Israel. Cu prietenie, Dan Culcer

duminică, 22 noiembrie 2015

Cel puțin cinci miniștri din noul cabinet ar fi ofițeri acoperiți ai SIE

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

„Cel puțin cinci miniștri din noul cabinet ar fi ofițeri acoperiți ai SIE – ceea ce nu înseamnă că celelalte servicii nu ar fi reprezentate” – este ipoteza terifiantă, apărută sub forma unui comentariu postat cu numele Paul Goma, la un editorial al lui Cornel Nistorescu, pe site-ul ”Cotidianul”, de duminică seara, potrivit inpolitics.ro.
Ipoteză teribilă: Un sfert din guvernul Cioloș este format din ofițeri SIE?
Postarea semnată cu numele de Paul Goma sună cam așa:
”Guvernul Cioloș, o nouă etapă în acapararea întregii puteri în stat de serviciile de informații; indiciul este prezența a 5 funcționari ai Statului Român, care au ocupat sau ocupă funcții care sunt în atribuirea SIE. De aceea, dacă în România ar exista presă independentă sau ONG-uri fără afilieri necunoscute, acestea ar trebui să întrebe oficial, prin căile la dispoziție, dacă d-nii Motoc, Irimescu, Grigorescu, Stoenescu și Comănescu sunt ofițeri sau colaboratori ai unui serviciu de informații. A bon entendeur, salut!”.

Șefii celor patru servicii de informatii si contrainformatii din Polonia au plecat din functii

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Sursa http://www.luju.ro/institutii/servicii-secrete/cand-o-sa-vedem-asta-in-romania-noul-premier-al-poloniei-i-a-zburat-din-functii-pe-sefii-serviciilor-secrete-la-cateva-zile-de-cand-partidul-lege-si-justitie-a-preluat-puterea-ministrul-polonez-de-externe-de-a-lungul-anilor-abw-s-a-comportat-mai-mult-ca-o

CAND O SA VEDEM ASTA IN ROMANIA? - Noul premier al Poloniei i-a zburat din functii pe sefii serviciilor secrete, la cateva zile de cand Partidul Lege si Justitie a preluat puterea. Ministrul polonez de Externe: „De-a lungul anilor, ABW s-a comportat mai mult ca o politie politica fata de politicienii polonezi decat ca o institutie insarcinata sa apere interesele Poloniei”. Fostul coordonator al serviciilor speciale poloneze acuza: „O lovitura de forta nocturna”

Joi, 19 noiembrie 2015 18:40 | Scris de Alex PUIU | pdf | print | email
Decizie-bomba in Polonia, la nici o saptamana de la venirea la putere a partidului conservator Lege si Justitie (PiS). La propunerea premierului Beata Szydlo (foto), sefii celor patru servicii de informatii si contrainformatii din Polonia au plecat din functii. Anuntul a fost facut joi, 18 noiembrie 2015, de seful comisiei parlamentare responsabile cu supravegherea acestor institutii, Marek Opiola, la trei zile de la instalarea noului guvern eurosceptic, transmite AFP, citata de Agerpres.
Reunita in cursul noptii de miercuri spre joi, comisia parlamentara de control asupra serviciilor a aprobat propunerea, prezentata de noul prim-ministru Beata Szydlo, de plecare din functii „la cerere” a celor patru responsabili vizati: sefii celor doua servicii civile, Agentia de Informatii (AW) si Agentia de Securitate Interna (ABW), si sefii celor doua servicii militare, Serviciul de Informatii Militare si Serviciul de Contraspionaj militar.
Ministrul de Externe al Poloniei: „Nu este vorba despre o razbunare, ci despre o despartire de oameni care nu si-au dovedit eficienta”
Intr-o declaratie data in urma cu cateva ore postului de televiziune privat TVN24, noul ministru de Externe Witold Waszczykowski ar fi spus despre activitatea capilor serviciilor secrete destituiti ca reprezenta o amenintare chiar mai mare decat aceea venita din exterior si ca, in ultimii ani, Agentia de Securitate Interna a facut politie politica: „Munca responsabililor demisionari in functiile lor constituia o amenintare mai importanta decat amenintarile venite din strainatate... Nu vorbesc despre toti, dar, de-a lungul anilor, ABW s-a comportat mai mult ca o politie politica fata de politicienii polonezi decat ca o institutie insarcinata sa apere interesele Poloniei impotriva actiunilor din exterior”. Conform surselor citate, acelasi Witold Waszczykowski ar fi tinut sa sublinieze ca „nu este vorba despre o razbunare, ci despre o despartire de oameni care nu si-au dovedit eficienta”.
De partea cealalta, o reactie ar fi venit din partea fostului coordonator al serviciilor speciale, Marek Biernacki, care ar fi denuntat „o lovitura de forta nocturna impotriva serviciilor speciale”, care „a creat o situatie periculoasa pentru stat”.

vineri, 20 noiembrie 2015

ATTAQUES À PARIS HOUELLEBECQ ACCUSE HOLLANDE ET SARKOZY

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Michel Houellebecq en 2013.© Jean-Claude Cohen / VISUAL Press Agency
Le 19 novembre 2015 | Mise à jour le 19 novembre 2015
ANTHONY VERDOT-BELAVAL
@Anthony_Verdot

L'écrivain français a violemment accusé jeudi les hommes politiques français, du président François Hollande à son prédécesseur Nicolas Sarkozy, d'avoir créé les conditions ayant conduit aux attentats de Paris.

«Les gouvernements qui se sont succédé au cours des 10 dernières années ont échoué lamentablement, lourdement, systématiquement dans leur mission fondamentale, c'est-à-dire protéger la population française», écrit pour commencer Michel Houellebecq dans une tribune publiée jeudi par le quotidien italien «Corriere della sera». Face au «discrédit» dont souffre aujourd'hui la classe politique française, «l’unique solution qui nous reste est de nous diriger lentement vers l'unique forme de démocratie véritable, et je veux dire par là la démocratie directe».

Particulièrement sévère envers M. Hollande et son Premier ministre Manuel Valls, l'auteur de «Soumission» ne cite en revanche pas nommément leurs prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Fillon. Mais il estime que tous ont multiplié les erreurs. «Qui sont les leaders politiques qui ont entraîné la France dans des opérations absurdes et coûteuses dont le résultat principal a été d'approfondir le chaos d'abord en Irak puis en Libye?» s'interroge-t-il. «Et qui était prêt à faire la même chose en Syrie?», demande encore l'écrivain, dénonçant également les coupes budgétaires dans la police.

Seul responsable politique à échapper à sa vindicte, l'ancien ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin, qui selon lui entrera dans l'Histoire pour avoir évité «pour une fois» à la France de s'aventurer dans une guerre inutile, celle en Irak en 2003. De son côté, le peuple français lui n'a «nullement échoué». «La France résistera. Les Français sauront résister, sans pour autant avoir recours à un héroïsme exceptionnel ou avoir besoin d'un sursaut collectif d'orgueil national».

L'écrivain de 59 ans avait suscité la polémique avec «Soumission», son dernier livre, qui décrit une France islamisée en 2022 après l'élection à la présidence de la République du chef d'un parti musulman.


A lire : Michel Houellebecq se dit "probablement islamophobe"
"LA FRANCE RÉSISTERA"



Attentati Parigi, Houellebecq: «Ioaccuso Hollande e difendo i francesi»

Lo scrittore e intellettuale francese Michel Houellebecq:«La situazione incresciosa nella quale ci ritroviamo è da attribuire a precise responsabilità politiche»
di Michel Houellebecq

Michel Houellebecq (LaPresse)

All’indomani degli attentati del 7 gennaio, ho passato due giorni incollato ai notiziari televisivi, senza riuscire a staccare lo sguardo. All’indomani degli attentati del 13 novembre, non credo nemmeno di aver acceso la televisione. Mi sono limitato a chiamare amici e conoscenti che abitano nei quartieri colpiti (e si tratta di parecchie persone). Ci si abitua, anche agli attentati. Nel 1986, Parigi è stata colpita da una serie di attacchi dinamitardi, in vari luoghi pubblici (si trattava dell’Hezbollah libanese, credo, che all’epoca ne rivendicò la responsabilità).

Ci furono quattro o cinque attentati, a distanza di pochi giorni, talvolta di una settimana, non ricordo molto bene. Ma quello che ricordo perfettamente bene era l’atmosfera che si respirava, in metropolitana, nei giorni successivi. Il silenzio, nei corridoi sotterranei, era totale, e i passeggeri incrociavano sguardi carichi di diffidenza. Questo, la prima settimana. Poi, assai rapidamente, le conversazioni hanno ripreso e l’atmosfera è tornata alla normalità. L’idea di un’esplosione imminente era rimasta nell’aria, pesava nella mente di tutti, ma già era passata in secondo piano. Ci si abitua, anche agli attentati. La Francia resisterà. I francesi sapranno resistere, anche senza sbandierare un eroismo eccezionale, senza aver nemmeno bisogno di uno «scatto» collettivo di orgoglio nazionale.

Resisteranno perché non si può fare altrimenti, e perché ci si abitua a tutto. E nessuna emozione umana, nemmeno la paura, è forte come l’abitudine.
Keep calm and carry on. Mantieni la calma e vai avanti. D’accordo, faremo proprio così (anche se - ahimè - non abbiamo un Churchill alla guida del Paese). Contrariamente a quanto si pensi, i francesi sono piuttosto docili e si lasciano governare facilmente, ma questo non vuol dire che siano dei completi imbecilli. Il loro difetto principale potrebbe definirsi una sorta di superficialità incline alla dimenticanza, e ciò significa che periodicamente occorre rinfrescar loro la memoria. La situazione incresciosa nella quale ci ritroviamo è da attribuire a precise responsabilità politiche; e queste responsabilità politiche dovranno essere passate al vaglio, prima o poi. È assai improbabile che l’insignificante opportunista che occupa la poltrona di capo di Stato, come pure il ritardato congenito che svolge le funzioni di primo ministro, per non parlare poi dei «tenori dell’opposizione» (LOL), escano con onore da questo riesame.

Chi è stato a decretare i tagli nelle forze di polizia, fino a ridurle all’esasperazione, quasi incapaci di svolgere le loro mansioni?
Chi ci ha inculcato, per tanti anni, che le frontiere sono un’assurdità antiquata, simbolo di un nazionalismo superato e nauseabondo? Si capisce subito che tali responsabilità sono state largamente condivise.
Quali leader politici hanno invischiato la Francia in operazioni assurde e costose, il cui principale risultato è stato quello di far sprofondare nel caos prima l’Iraq, poi la Libia? E quali governanti erano pronti, fino a poco tempo fa, a fare la stessa cosa in Siria ? (Dimenticavo, è vero che non siamo andati in Iraq, non la seconda volta. Ma c’è mancato poco, e pare scontato che Dominique de Villepin passerà alla storia solo per questo, che non è poco: aver impedito che la Francia per una volta, la sola e unica volta della sua storia recente, partecipasse a un intervento militare criminale - e per di più idiota.)

La conclusione inevitabile è purtroppo assai severa: i governi che si sono succeduti negli ultimi dieci anni (venti? trenta?) hanno fallito penosamente, sistematicamente, pesantemente nella loro missione fondamentale, cioè proteggere la popolazione francese affidata alla loro responsabilità.

La popolazione, dal canto suo, non ha fallito in nulla. In fondo, non si sa esattamente che cosa pensa la popolazione, visto che i successivi governi si sono guardati bene dall’indire dei referendum (tranne uno, nel 2005, ma hanno preferito non tener conto del risultato). I sondaggi d’opinione, invece, sono sempre autorizzati e - per quello che valgono - rivelano grosso modo le cose seguenti: la popolazione francese ha sempre conservato fiducia e solidarietà nei confronti dell’esercito e delle forze di polizia; ha accolto con sdegno i predicozzi della « sinistra morale» (morale?) sull’accoglienza di rifugiati e migranti e non ha mai accettato senza sospetti le avventure militari estere nelle quali i suoi governanti l’hanno trascinata.

Si potrebbero moltiplicare all’infinito gli esempi della spaccatura - oggi abissale - che si è venuta a creare tra i cittadini e coloro che dovrebbero rappresentarli.
Il discredito che oggi colpisce in Francia l’insieme della classe politica è non solo dilagante, ma anche legittimo. E mi sembra che l’unica soluzione che ci resta sarebbe quella di dirigersi lentamente verso l’unica forma di democrazia reale, e con questo intendo dire la democrazia diretta.

(Traduzione Rita Baldassarre
© MICHEL HOUELLEBECQ )

Franţa nu şi-a apărat teritoriul - de General de divizie (r) Vincent Desportes, Franţa

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Franţa nu şi-a apărat teritoriulPDFImprimareEmail
General de divizie (r) Vincent Desportes, Franţa   
Joi, 19 Noiembrie 2015 12:43
General de divizie (r) Vincent Desportes, art-emis„La France ne s'est pas donné les moyens de protéger son territoire". Forțe militare prost utilizate, lipsa unei strategii europene comune
Generalul Vincent Desportes, fost șef al Școlii de Război din Franţa şi autor al cărţii „Ultima bătălie a Franței. Scrisori către francezii care încă se cred apărați", denunță breșele şi eșecul luptei împotriva ISIS: forțe militare prost utilizate, lipsa unei strategii europene comune... În urmă cu trei săptămâni, generalul Vincent Desportes anunța pe „France Inter" riscul major al unui atentat în masă în Franța, deci tragedia de la Paris era previzibilă.
Un război mondializat
„S-o spunem clar: când este doborât un avion cu 200 de pasageri la bord, când sunt uciși peste 100 de oameni la Paris, înseamnă că este vorba de un război. Unul care și-a schimbat fizionomia și natura: nu este un război mondial, este un război mondializat. Un război care țintește Franța, valorile noastre, modul nostru de viață, libertățile noastre. Din păcate, Franța a refuzat să recunoască existența acestei stări de război și nu și-a asigurat mijloacele de apărare a teritoriului național. Or, era evident că vor avea loc atentate în masă. A fost un atac coordonat, cu un modus operandi nou, și este foarte probabil să mai aibă loc și altele. În fața pericolului, desfășurarea a 1.500 de militari în cadrul Operațiunii Santinela este ineficientă. Este absurd să folosești militari ca pe o adunătură de paznici postați lângă locașurile de cult. Trebuie să ne revedem prioritățile, deoarece mijloacele sunt limitate. Fără îndoială, va trebui să ne dezangajăm din anumite operațiuni externe. Amintesc că în Sahel avem desfășurați 3.500 de militari pe un teritoriu mare cât Europa. Trebuie să redesfășurăm forțe pe teritoriul Franței și să le folosim mai eficient în teren.
Franța trebuie să se doteze cu mijloacele necesare
În același timp, Lupta contra terorismului în Sahel este decisivă. Riscăm să-l dezbrăcăm pe Pierre pentru a-l îmbrăca pe Paul. Luăm trupe din Mali pentru a le trimite în Africa Centrală, ne retragem prea repede din Africa Centrală pentru a trimite oameni în altă parte... Însă, în același timp, nu avem de ales. Mijloacele alocate, în constantă scădere, sunt insuficiente. Rezultatul: apărarea noastră națională s-a dezagregat. Trebuie să suportăm efortul de război cu toate sacrificiile pe care le impune. Francezii trebuie să se pregătească și să accepte să renunțe la o parte din Statul Providențial în beneficiul securității. Franța este singură pe o bună parte din teatrele de operațiuni. Nu avem de ales. Franța nu este Liechtenstein. Dacă dorește să mai aibă greutate în rezolvarea problemelor mondiale, trebuie să se doteze cu mijloacele necesare. Jean-Claude Juncker a spus-o: „apărarea Europei înseamnă armata franceză". Sigur, suntem supra-angajați în raport cu mijloacele noastre, dar nu și în raport cu riscurile care ne amenință, care sunt din ce în ce mai mari. Este nevoie ca Europa să înceteze să tergiverseze rezolvarea problemelor și, mai ales, să producă de urgență o strategie comună. Franța este singură pentru că majoritatea țărilor se fac că nu văd că aceste război există. Altele au abandonat Statelor Unite aceste chestiuni de securitate, fără să înțeleagă că acestea au închis umbrela. Or, această amenințare ne privește pe toți. Spania, Belgia, Danemarca au fost deja lovite. Și va continua. Trebuie ca europenii să-și dea mâna. Aceste atentat este o declarație de război. Este nevoie de un răspuns comun și pe măsură. Un răspuns militar este varianta cea mai bună dintre cele aflate la îndemână. Nu este ideală. Nu rezolvă toate problemele, dar trebuie să permită producerea de soluții strategice și politice. Nu vom distruge ISIS fără o viziune comună între diferitele țări. Trebuie cu orice preț ca Franța, Statele Unite, Turcia, Israel, dar și Rusia și Iran, să lucreze împreună pentru a elabora o viziune asupra Orientului Mijlociu. Chiar dacă pozițiile sunt divergente, trebuie găsit un compromis de la care să plecăm pentru a stabili o strategie. Imensul ISIS asupra noastră este că ei au o strategie, o viziune, o ambiție foarte clară, pe care și-o urmează inexorabil, în timp ce noi, în fața lor, nu avem nici o strategie, avem cel mult o tactică. Și din acest motiv, din august 2014 încoace, n-am încetat să pierdem teren.
ISIS nu va distrus decât dacă ajungem să stabilim o strategie comună
Problemele trebuie prioritizate. ISIS este acum problema noastră numărul unu, mult mai amenințător pe scara riscurilor decât problema Assad. Prioritatea rușilor nu este menținerea lui Assad. Se uită că Putin plănuia să-l dea jos acum doi ani. Însă care sunt opțiunile noastre? Trebuie să fim pragmatici. Trei forțe sunt astăzi în măsură să se impună în Siria: Frontul Al-Nosra, un grup salafist afiliat la Al-Qaida, ISIS și Assad. Această a treia opțiune nu este mulțumitoare, dar este cea mai puțin amenințătoare. Trebuie să fim realiști: ISIS nu va distrus decât dacă ajungem să stabilim o strategie comună. Acest 13 noiembrie este o brutală revenire la realitate.
„Statele nu au prieteni, au doar interese!". (Winston Churchill)
Doar cei bogați își pot permite să dea lecții de morală. Prioritatea guvernului nostru trebuie să fie asigurarea securității interne. În 1941, când a fost nevoie de o alianță cu Stalin în fața pericolului nazist, nimeni nu și-a mai făcut probleme. Vorba lui Churchill: „statele nu au prieteni, au doar interese". Acum este nevoie să facem ca strategia noastră militară să evolueze. Nici un război nu a fost câștigat doar cu bombardamente aeriene. Nu poți să razi orașele de pe fața pământului pentru a le elibera. Iar luptele la sol nu vor tranșa o problemă care este înainte de toate una politică. În cadrul unei strategii comune, trebuie ca toată lumea să tragă în același sens, ca președintele Erdogan să pună capăt, de exemplu, traficului cu petrol la frontiera turco-siriană, ceea ce ar tăia considerabil din finanțele ISIS. Și aici este nevoie de o strategie globală, militară, socială și diplomatică".
Notă: Textul prezentat este o adaptare după interviul apărut la 15 noiembrie 2015 în publicaţia franceză L'Obs. Subtitlurile sunt extrase din afirmaţiile generalului francez. [1]
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[1] http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151114.OBS9502/general-desportes-la-france-ne-s-est-pas-donne-les-moyens-de-proteger-son-territoire.html şi http://www.evz.ro/un-general-acuza-franta-nu-si-a-aparat-teritoriul.html

miercuri, 18 noiembrie 2015

Pentru un Memorial la Paris în onoarea victimelor atentatelor

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

Pour un mémorial à Paris en l'honneur des victimes des attentats #MemorialParis #PrayForParis

Jimmy Furet 
Orléans, France
Paris est blessée, Paris pleure. Les derniers attentats sont les plus meurtriers que la France n'ait jamais connus depuis la Seconde Guerre mondiale.
En janvier, nous étions Charlie, mais nous étions surtout tous Français. Les terroristes ont voulu faire taire notre liberté d'expression, l'un des piliers de notre culture, mais la seule chose qu'ils ont réussie, c'est de tous nous unir face à l'adversité et la violence de leurs actes barbares.
Malheureusement, ils ont frappé à nouveau et cette fois-ci, non pas seulement pour notre liberté d'expression, mais pour notre liberté de vivre, de dîner avec des amis au bord d'une terrasse, d'écouter de la musique dans la joie et la bonne humeur ou de vouloir regarder un match. Durant cette triste soirée, beaucoup de personnes innocentes sont parties, beaucoup trop même.
Maintenant, que va-t-il se passer ? Allons-nous, après notre deuil national, oublier "à nouveau" ce qu'il vient de se passer ? Pour l'instant, nous arborons de jolies images de solidarité et d’union sur les réseaux sociaux, partageant notre peine avec les familles des victimes... mais, qu'en sera-t-il dans 3 mois, dans 6 mois ou bien dans 1 an ? La France est blessée, la France guérira, mais la France ne doit pas oublier ces actes de barbarie.
C'est pourquoi je demande à la Mairie de Paris de créer un monument commémoratif en l'honneur des victimes de ces tragédies pour que les familles ainsi que la France entière n’oublient jamais ce qui s’est passé du 7 au 9 janvier ainsi que la violence du 13 novembre 2015.
Ne les oublions pas :
Attentat du 7 Janvier (12 victimes) :
  • Jean Cabut, dit Cabu, 76 ans 
  • Stéphane Charbonnier, dit Charb, 47 ans 
  • Philippe Honoré, dit Honoré 
  • Bernard Verlhac, dit Tignous, 57 ans 
  • Georges Wolinski, 80 ans 
  • Elsa Cayat, 54 ans 
  • Bernard Maris, 68 ans 
  • Franck Brinsolaro, 48 ans 
  • Mustapha Ourrad, 60 ans 
  • Michel Renaud, 69 ans 
  • Frédéric Boisseau, 42 ans 
  • Ahmed Merabet, 51 ans
Attentat du 8 Janvier (1 victime) :
  • Clarissa Jean-Philippe, 25 ans 
Attentat du 9 Janvier (4 victimes) :
  • Yohan Cohen, 20 ans 
  • Philippe Braham, 45 ans 
  • Francois-Michel Saada, 64 ans 
  • Yoav Hattab, 21 ans
Attentats du 13 Novembre (129 victimes) (103 identifiés) :
- Au Bataclan (89 victimes)
  • Stephane Albertini
  • Nick Alexander, 36 ans
  • Jean-Jacques Amiot, 68 ans
  • Thomas Ayad, 32 ans
  • Guillaume Barreau-Decherf, 43 ans
  • Emmanuel Bonnet, 47 ans
  • Maxime Bouffard, 26 ans
  • Quentin Boulanger, 29 ans
  • Elodie Breuil, 23 ans 
  • Claire Camax, 35 ans 
  • Nicolas Catinat, 37 ans
  • Baptiste Chevreau, 24 ans
  • Nicolas Classeau, 43 ans
  • Anne Cornet, 29 ans
  • Précilia Correia, 35 ans
  • Aurélie De Peretti, 33 ans
  • Mathieu De Rorthais, 32 ans
  • Alban Denuit, 32 ans 
  • Elsa Veronique Deplace San Martin, 34 ans 
  • Vincent Detoc, 38 ans
  • Elif Dogan, 26 ans
  • Fabrice Dubois, 46 ans 
  • Romain Dunet, 25 ans
  • Thomas Duperron,  30 ans
  • Mathias Dymarski, 22 ans 
  • Germain Ferey, 36 ans
  • Grégory Fosse, 28 ans 
  • Christophe Foultier, 39 ans
  • Julien Galisson,  32 ans
  • Suzon Garrigues, 21 ans
  • Mayeul Gaubert, 30 ans
  • Matthieu Giroud, 39 ans
  • Cedric Gomet, 30 ans
  • Juan Alberto Gonzalez Garrido, 29 ans
  • Pierre-Yves Guyomard, 43 ans
  • Olivier Hauducoeur, 44 ans
  • Pierre-Antoine Henry
  • Mathieu Hoche, 38 ans 
  • Pierre Innocenti, 40 ans 
  • Nathalie Jardin, 31 ans 
  • Marion Jouanneau, 24 ans
  • Milko Jozic, 47 ans
  • Marie Lausch, 23 ans 
  • Renaud Le Guen, 29 ans
  • Gilles Leclerc, 32 ans
  • Christophe Lellouche, 33 ans
  • Antoine Mary, 34 ans
  • Cédric Mauduit, 41 ans
  • Fanny Minot, 23 ans
  • Yannick Minvielle, 39 ans 
  • Cécile Misse, 32 ans
  • Marie Mosser, 24 ans 
  • Quentin Mourier, 29 ans
  • Christophe Mutez, 40 ans
  • Hélène Muyal, 35 ans 
  • Bertrant Navarret, 37 ans
  • David Perchirin, 45 ans 
  • Manu Perez, 40 ans 
  • Franck Pitiot, 32 ans
  • Caroline Prenat, 24 ans
  • François-Xavier Prévost, 29 ans 
  • Armelle Pumir Anticevic, 46 ans
  • Richard Rammant, 53 ans
  • Valentin Ribet, 26 ans
  • Estelle Rouat, 25 ans 
  • Thibault Rousse Lacordaire, 37 ans
  • Madelaine Sadin, 30 ans
  • Lola Salines, 28 ans 
  • Patricia San Martin, 61 ans 
  • Hugo Sarrade, 23 ans
  • Maud Serrault, 37 ans
  • Sven Alejandro Silva Perugini,
  • Valeria Solesin, 28 ans 
  • Fabien Stech, 51 ans 
  • Ariane Theiller, 24 ans
  • Eric Thomé, 39 ans
  • Olivier Vernadal, 44 ans
  • Luis Felipe Zschoche Valle, 33 ans
  • Et les 21 autres victimes non connues
- Bar le Carillon et Café le Petit Cambodge (15 victimes)
  • Chloé Boissinot, 25 ans
  • Asta Diakité
  • Nohemi Gonzalez, 23 ans
  • Raphaël Hilz, 28 ans 
  • Mohamed Amine Ibnolmobarak, 29 ans 
  • Charlotte Meaud, 27 ans 
  • Emilie Meaud, 27 ans 
  • Justine Moulin, 23 ans 
  • Anna Pétard-Lieffrig, 24 ans 
  • Marion Pétard-Lieffrig, 30 ans 
  • Sébastien Proisy, 38 ans 
  • Kheireddine Sahbi, 29 ans 
  • Stella Verry, 36 ans 
  • Et les 2 autres victimes non connues
- Casa Nostra et le Bar la Bonne Bière (5 victimes)
  • Lucie Dietrich, 37 ans
  • Et les 4 autres victimes non connues
- Rue de Charonne, La Belle équipe (19 victimes)
  • Haalima Ben Khalifa Saâdi, 37 ans 
  • Hodda Ben Khalifa Saâdi, 35 ans
  • Ludovic Boumbas, 40 ans
  • Ciprian Calciu, 32 ans
  • Romain Didier, 32 ans 
  • Romain Feuillade, 31 ans
  • Véronique Geoffroy de Bourgies, 54 ans 
  • Michelli Gil Jaimez, 27 ans
  • Thierry Hardouin, 36 ans 
  • Djamila Houd, 41 ans
  • Hyacinthe Koma, 37 ans 
  • Guillaume Le Dramp, 33 ans 
  • Lamia Mondeguer, 30 ans 
  • Victor Muñoz, 25 ans 
  • Lăcrămioara Pop, 29 ans
  • Et les 4 autres victimes non connues
- Porte D du Stade de France, Avenue Jules Rimet (1 Victime)
  • Manuel Colaco Dias, 63 ans
Le terrorisme n'a pas de religion, alors qu'importe notre religion, notre couleur ou notre origine, rendons leur tous hommage en tant que Français solidaires. Vive la France !