marți, 1 iulie 2014

IALHI International Association of Labour History Institution

Vă rog să citiți aceste surse selectate de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

IALHI

 
International Association of Labour History Institutions

Members

Argentina

Centro de Documentacion e Investigacion de la cultura de izquierdas en la Argentina (CeDInCI)
Fray Luis Beltran 125
C1406BEC Buenos Aires
Tel: +54-11-46318893
Contact: Horacio Tarcus

Australia

Australian Society for the Study of Labour History (ASSLH)
Work and Organisational Studies, Institute Building H03
NSW 2006 University of Sydney
Tel: +61-2-6923077
Fax: +61-2-6924729
Contact: Nick Dyrenfurth Nick.Dyrenfurth@monash.edu
Noel Butlin Archives Centre
ANU Archives Program, Australian National University
Menzies Building 2
ACT 0200 Acton
Tel: +61-2-61252219
Fax: +61-2-61250140
Unions New South Wales (formerly Labor Council) (Unions NSW)
Level 3 Trades Hall 4 Goulburn St
NSW 2000 Sydney
Tel: +61-2-92641691
Fax: +61-2-92613505
Contact: Neale Towart n.towart@unionsnsw.org.au

Austria

AK Bibliothek
Arbeiterkammer Wien
Prinz-Eugen-Strasse 20-22
A-1040 Wien
Tel: +43 1 50165 2352
Fax: +43 1 50165 2229
International Conference of Labour and Social History (ITH)
Altes Rathaus, Wipplingerstraße 6-8
A-1010 Wien
Tel: +43 1 2289 469-316
Fax: +43 1 2289 469-391
Email: ith@doew.at
Contact: Eva Himmelstoss ith@doew.at
Karl Renner Institut
Khleslplatz 12
A-1120 Wien
Tel: +43-1-8046501-0
Fax: +43-1-8040874
Contact: Angelika Zach zach@renner-institut.at
Verein für Geschichte der Arbeiterbewegung (VGA)
Rechte Wienzeile 97
A-1050 Wien
Tel: +43-1-5457870
Fax: +43-1-5440734
Email: office@vga.at
Contact: W. Maderthaner wolfgang.maderthaner@vga.at

Belgium

Amsab-Instituut voor Sociale Geschiedenis (Amsab-ISG)
Bagattenstraat 174
B-9000 Gent
Tel: +32-9-2240079
Fax: +32-9-2336711
Email: info@amsab.be
Contact: Geert Van Goethem geert.vangoethem@amsab.be
Centre des Archives Communistes en Belgique (CArCoB)
33, rue de la Caserne
B-1000 Bruxelles
Tel: +32-2-5136199
Contact: Milou Rikir mrikir.carcob@skynet.be
European Trade Union Institute Documentation centre
5, boulevard du Roi Albert II, Box 4
B-1210 Bruxelles
Tel: +32 2 2240558
Contact: Jacqueline Rotty jrotty@etui.org
Institut d'Histoire Ouvrière, Économique et Sociale (IHOES)
3, Avenue Montesquieu
B-4101 Seraing
Tel: +32-4-3308428
Fax: +32-4-3308428
Email: info@ihoes.be
Contact: Ludo Bettens
Institut Emile Vandervelde
13, boulevard de l'Empereur
B-1000 Bruxelles
Tel: +32-2-5483212
Fax: +32-2-5132019
Contact: Patricia Simeoni
International Confederation of Free Trade Unions (ICFTU)
5, boulevard du Roi Albert II
B-1210 Bruxelles
Tel: +32-2-2240211
Fax: +32-2-2188415
Contact: Mies Druyts internetpo@icftu.org
Organisatie Socialistische Partij
Grasmarkt 105/47
B-1000 Bruxelles
Tel: +32-2-5520200
Fax: +32-2-5520255
Email: info@s-p-a.be
Contact: Luc Hooylaerts luc.hooylaerts@s-p-a.be

Brazil

Centro de Documentação e Memória Sindical da Central Única dos Trabalhadores (CEDOC/CUT)
Rua Caetano Pinto, 575 – 5º andar
CEP 03041-000 Brás, São Paulo
Tel: +55 (11) 2108-9247; +55 (11) 2108-9213
Contact: Antonio Jose Marques amarques@cut.org.br

Canada

Canadian Committee on Labour History (CCLH)
3 Bailey Drive, Room 212
E3B 5A3 Fredericton, NB Contact: Dr Gregory S. Kealey gkealey@unb.ca

Czech Republic

Ústav pro Soudobé Dejiny AV CR
Vlasská 9
Praha 1 - Malá Strana
Tel: +42-257 531 122
Contact: Dr Oldrich Tuma tuma@usd.cas.cz

Denmark

Arbejdermuseet & Arbejderbevægelsens Bibliotek og Arkiv
Rømersgade 22
DK-1362 København K
Tel: +45-33932575
Fax: +45-33145258
Contact: Hanne Abildgaard hanne.abildgaard@arbejdermuseet.dk

Finland

Kansan Arkisto
Vetehisenkuja 1
SF-00530 Helsinki
Tel: +358-9-7536972
Fax: +358-9-739619
Contact: Pirjo Kaihovaara pirjo.kaihovaara@kansanarkisto.fi
Lenin Museo
Hämeenpuisto 28
SF-33200 Tampere
Tel: +358-3-2768100
Fax: +358-3-2768121
Email: lenin@sci.fi
Contact: Aimo Minkkinen
Työväen Arkisto
Sörnäisten Rantatie 25A
SF-00500 Helsinki
Tel: +358-9-77431110
Fax: +358-9-77431111
Email: info@tyark.fi
Contact: Petri Tanskanen petri.tanskanen@tyark.fi
Työväenmuseo Werstas
Väinö Linnan aukio 8
SF-33210 Tampere
Tel: +358-3-2538800
Fax: +358-3-2538850
Contact: Kalle Kallio kalle.kallio@tyovaenmuseo.fi

France

Association Les Amis de la Commune de Paris (1871)
46, rue des Cinq-Diamants
75013 Paris
Tel: +33-1-45816054
Contact: Jean-Louis Robert
Bibliothèque de Documentation internationale contemporaine(BDIC)
6, allée de l'Université
F-92001 Nanterre Cedex
Tel: +33-1-47214022
Fax: +33-1-40977940
Contact: Franck Veyron franck.veyron@u-paris10.fr
Centre d'Etudes et de Recherches sur les Mouvements trotskystes et révolutionnaires internationales (CERMTRI)
28, rue des Petites-Ecuries
F-75010 Paris
Tel: +33-1-44830000
Contact: Jacques Lombard
Centre d'Etudes, de Documentation, d'Information et d'Action sociale - Musée social (CEDIAS)
5, rue Las-Cases
F-75007 Paris
Tel: +33-1-45516610
Fax: +33-1-44180181
Contact: Michel Prat
Centre d'histoire sociale du XXe siècle (CHS)
9, rue Malher
F-75004 Paris
Tel: +33-1-44783384
Contact: Rossana Vaccaro vaccaro@univ-paris1.fr
Collectif des Centres de Documentation en Histoire ouvrière(CODHOS)
5, rue Las Cases
F-75007 Paris
Tel: +33-1-48706162
Fax: +33-1-48551634
Contact: Eric Lafon elafon.mhv@orange.fr
Fondation Jean Jaurès
12, cité Malesherbes
75009 Paris
Tel: +33-140-232430
Contact: Thierry Mérel merel@jean-jaures.org

Pages

Retirer la licence bancaire aux banques coupables de crimes, poursuivre en justice leurs dirigeants et grands actionnaires




Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer
Nouvel article sur Entre les lignes entre les mots

Retirer la licence bancaire aux banques coupables de crimes, poursuivre en justice leurs dirigeants et grands actionnaires by entreleslignesentrelesmots

Comment ne pas reprendre, comme l'auteur, pour donner le ton ou la couleur de l'ouvrage, cette citation de Bertold Brecht, tirée de L'opéra de quat'sous : « Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ? »
Eric Toussaint indique en avertissement :
« En écrivant ce livre, je souhaitais donner à des femmes et des hommes qui ne font pas partie des hautes sphères de la banque et des institutions politiques des moyens pour comprendre ce qui se passe dans le monde opaque de la banque privée, des banques centrales, de la Commission européenne, des lieux où se prennent des décisions fondamentales qui affectent les conditions d'existence de l'immense majorité de la population mondiale.
Le livre se déroule de la manière suivante : l’évolution du système capitaliste, et en son sein celle du secteur bancaire, depuis les années 1970-1980, fait l’objet des chapitres 1 à 3 ; l’évolution du secteur bancaire aux États-Unis et en Europe au cours des vingt dernières années qui a mené à l’effondrement bancaire de 2008 est analysée aux chapitres 4 à 7 ; la parodie de réglementation bancaire est décrite aux chapitres 8 à 10 ; la situation des banques en 2011-2014 fait l’objet des chapitres 11 à 17 ; les manipulations et les délits commis par les banques sont présentés aux chapitres 18 à 29 ; l’action des gouvernements, des banques centrales, du FMI et son incidence dans la lutte de classes sont étudiées aux chapitres 30 à 38 ; l’évolution des banques au cours des deux derniers siècles est observée dans le chapitre 39. Le chapitre 40 présente un ensemble cohérent d’alternatives et de propositions.
A chaque fois, j’ai essayé de donner des clés pour comprendre ce qui pousse ceux d’en haut à agir comme ils le font. J’ai également souhaité montrer qu’il y a des alternatives qui sont à notre portée si on agit ensemble de manière résolue pour les atteindre. La démocratie politique et sociale se conquiert chaque jour. L’action collective est l’instrument vital de l’auto-émancipation ».
De la préface de Patrick Saurin, je n'indique que la conclusion qui pose, me semble-t-il, une question essentielle. « Le suffixe de bancocratie vient du grec, kratos, qui signifie « le pouvoir », « l’autorité », « le gouvernement ». Le titre du livre d’Eric Toussaint appelle en regard un autre mot, « démocratie », et nous renvoie en définitive à cette question : qui doit détenir le pouvoir, les banquiers ou le peuple ? »
Le travail d'Eric Toussaint est considérable et remarquable. Je souligne à la fois l'économie générale du livre, la clarté des analyses, la qualité de l'exposition, la somme de données. Les présentations sont précises, illustrées de graphes, tableaux et d'encarts explicatifs, dans un langage habituel, les mots spécifiques étant expliqués dans un glossaire. De cet ensemble indispensable, je ne mets en avant que certains points.
Eric Toussaint revient sur les raisons de la crise économique qui a éclaté en 2007/2008, sur la responsabilité tant des banques que des autorités institutionnelles étasuniennes, sur la contagion internationale, sur la place des dettes privées, sur l'hypertrophie du secteur financier privé et la redoutable augmentation des dettes privées.
A noter, que cette hypertrophie du système financier participe du nouveau modèle de fonctionnement du capitalisme, (voir par exemple, Michel Husson : Un pur capitalisme, Éditions Page2 2008, La crise est certaine, mais la catastrophe ne l’est pas)
L'auteur analyse les étapes de la financiarisation/déréglementation des années 1980 à la crise de 2007-2008, dont « le développement de la mal nommée 'banque universelle' », le renoncement des États à maintenir les prélèvements fiscaux sur les revenus du capital, le marché financier global, celui des changes ou des produits dérivés. Il insiste à très juste titre sur « Le mythe de la fécondité du capital ».
Eric Toussaint détaille quelques mécanismes de l’ingénierie bancaire à l'origine de la crise (effet de levier, hors bilan, banque de l’ombre ou shadow banking, paradis fiscaux). Sur les paradis fiscaux souvent exotisés, je cite l'auteur : « Les paradis fiscaux sont des États caractérisés par les cinq critères non cumulatifs suivants : (a) l’opacité (via le secret bancaire ou un autre mécanisme protégeant les trusts) ; (b) une fiscalité très basse, voire une imposition nulle pour les non-résidents ; (c) des facilités légales permettant de créer des sociétés écrans, sans aucune obligation pour les non-résidents d’avoir une activité réelle sur le territoire ; (d) l’absence de coopération avec les administrations fiscales, douanières et/ou judiciaires des autres pays ; (e) la faiblesse ou l’absence de régulation financière. La Suisse, la City de Londres et le Luxembourg accueillent la majorité des capitaux placés dans les paradis fiscaux ».
L'auteur traite particulièrement de la quête de rendement maximum sur fonds propres, il en détaille de nombreux mécanismes, dont les Credit Default Swap(CDS) ou les Money Market Funds.
Eric Toussaint consacre des pages très claires à l’effondrement bancaire de 2008, les pertes dissimulées, etc. Il explique comment les autorités de contrôle ont permis aux banques de réduire systématiquement le ratio fonds propres/actifs, d’augmenter ainsi l’effet de levier et donc la prise de risque (dont la réduction du capital dur et la pondération des actifs). Les prochaines mesures « réglementaires », au delà des effets d'annonces, ne modifieront pas la situation.
J'ai notamment apprécié les chapitres « les banques trompent énormément », ceux sur les montagnes de produits structurés, sur les bombes à retardement que représentent les actifs des banques, sur « les nouvelles pratiques et mécanismes de nouvelles crises » (dont le trading, le short-selling).
Contrairement aux projections médiatiques, Eric Toussaint rappelle que les dettes souveraines ne constituent pas la cause de la crise prolongée des banques privées. « Les principaux médias de masse appuient, de manière permanente, le discours des banquiers et des gouvernants sur le fait que la cause de la fragilité actuelle des banques provient du poids des dettes publiques dans leur bilan. Il s’agit d’un véritable matraquage de l’opinion publique, une opération de désinformation systématique. A force de répéter en permanence le même mensonge, l’objectif est qu’il en reste quelque chose dans la tête des gens. La menace que représentent les dettes publiques pour la stabilité bancaire est devenue à la fois un écran de fumée pour dissimuler les responsabilités des banques et un prétexte pour imposer des politiques antisociales afin d’assainir les finances publiques. Il est donc essentiel de faire la clarté sur ce sujet et d’avancer une série de contre-arguments ». En fait, les réalités sont toutes autres : « Contrairement au discours dominant, le risque principal qui menace les banques n’est pas la suspension du paiement de la dette souveraine par un État. Aucune des faillites bancaires depuis 2007 n’a été provoquée par un tel défaut de paiement. Aucun des sauvetages bancaires organisés par les États n’a été rendu nécessaire par une suspension de paiement de la part d’un État surendetté. Ce qui menace les banques, c’est le montage de dettes privées qu’elles ont progressivement construit depuis la grande déréglementation qui a commencé à la fin des années 1970 et qui s’est poursuivie au cours des années 1990 jusqu’à 2007-2008 ».
L'auteur insiste sur les activités spéculatives des banques, en particulier sur les matières premières et les aliments, leurs interventions sur le marché descommodities. Eric Toussaint avance vingt deuxpropositions comme alternative à la crise alimentaire.
L'auteur parle aussi du scandale de la manipulation du marché des changes, des abus des banques dans le secteur hypothécaire et des expulsions illégales de logement aux États-Unis, de la banque britannique HSBC et le blanchiment de l’argent de la drogue, du scandale des prêts toxiques en France, de Dexia complice de violations très graves des droits humains dans les territoires occupés par Israël, de l’évasion et la fraude fiscale internationale organisées par la principale banque suisse UBS, d'autres affaires concernant BNP Paribas, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland, le Crédit Suisse, Barclays, Bank of America, Goldman Sachs, JP Morgan... Des « délits et crimes commis par les banques et leurs dirigeants ». Et l'auteur indique : « En cas de délits et d'abus, il faut mettre en pratique une solution radicale : retirer la licence bancaire aux banques coupables de crimes, bannir définitivement certaines de leurs activités, poursuivre en justice les dirigeants et les grands actionnaires ».
Il explique et démonte la doctrine « Trop grandes pour être condamnées » : « On connaît la maxime : « Trop grandes pour faire faillite » ('Too Big to Fail'). La manière dont les gouvernants ont géré la crise provoquée par les banques a débouché sur une nouvelle doctrine qui peut être résumée par : « Trop grandes pour être condamnées ». Ou « Trop grandes pour être emprisonnées » si on traduit littéralement le nouvel adage qui fait florès aux États-Unis et au Royaume-Uni : « Too Big to Jail » qui rime avec « Too Big to Fail ». » dans cette partie, il reprend la citation de Berthold Brecht mis en exergue à son livre et au début de cette note.
Eric Toussaint présente les différentes actions des gouvernements et des banques centrales en soutien aux banques privées (prêts massifs des banques centrales, subsides implicites,etc.). Il discute du « modèle allemand », de la gestion de la crise, de l'offensive « du Capital contre le Travail », des objectifs de la BCE...
Mais, aucun processus n'est irréversible, « des gouvernements sous pression des populations pourraient décider de désobéir à la Commission européenne, à la BCE et, derrière eux, au patronat des grandes entreprises européennes. Dans ce cas, il est clair que des gouvernements, soutenus par le peuple mobilisé, pourraient retrouver un véritable espace d’action car la force de Bruxelles repose sur la docilité des gouvernements et des peuples ». Encore faut-il s'y opposer par des propositions à vocation majoritaire.
Le chapitre « De Karl Marx à aujourd'hui : l'impressionnante évolution des banques », permet d'avoir une vision globale des évolutions et de mettre l'accent sur des points rarement discutés, comme la responsabilité limité des actionnaires.
Le livre se termine sur des constats « Les droits économiques, sociaux et culturels énoncés dans la déclaration universelle des droits humains de 1948, codifiés dans un pacte international en 1966, font l’objet d’une vaste entreprise de démolition. Les droits civils et politiques des citoyens sont également remis en cause au quotidien par les gouvernements et les institutions internationales au service du grand capital : les peuples ne sont pas consultés sur des questions aussi importantes que le sauvetage et l’avenir des banques privées, la privatisation des entreprises et des services publics, l’adoption de traités européens, les choix effectués par les électeurs ne sont pas respectés, la constitution est foulée au pied, le pouvoir législatif est marginalisé ou réduit à une chambre d’enregistrement… » et sur des mesures détaillées immédiates (dix-neuf) et à moyen terme pouvant être prises.
« C’est en définitive un nouvel imaginaire qu’il s’agit de construire, à la place d’un vieil imaginaire réifié, aliéné par la marchandise ».
Comme l'indique l'auteur dans son introduction, « Le métier de la banque est trop essentiel à l’économie pour être laissé entre les mains du secteur privé, il est donc nécessaire de socialiser le secteur bancaire (ce qui implique son expropriation) et de le placer sous contrôle citoyen (des salariés des banques, des clients, des associations et des représentants des acteurs publics locaux), car il doit être soumis aux règles d’un service public et les revenus que son activité génère doivent être utilisés pour le bien commun.
La dette publique contractée pour sauver les banques est définitivement illégitime, car elle n'a pas servi l'intérêt général, et doit être répudiée. Un audit citoyen doit déterminer les autres dettes illégitimes ou illégales, et permettre une mobilisation telle qu’une alternative anticapitaliste puisse prendre forme ».
Un livre pour comprendre le système financier actuel, les risques liés au fonctionnement actuel des établissements et des flux financiers. Une contribution nécessaire aux débats sur les alternatives crédibles et majoritaires à l'ordre/désordre du monde. Des alternatives qui relèvent de choix politiques, de choix démocratiques, respectueux à la fois des droits individuels et collectifs des populations et de nos relations à l'environnement.
Didier Epsztajn
Pour commander le livre : CADTMhttp://cadtm.org/Livres-brochures
Eric Toussaint : Bancocratie
Editions Aden – CADTM – (avec le soutien de la CGSP wallonne), Bruxelles 2014, 455 pages



miercuri, 25 iunie 2014

Aflăm din Hotnews că Dughin a vizitat România între 22-25 iunie.

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

Hai că Dughin întregește marea familie rusă

În vizita anterioară, din toamna anului trecut, s-a văzut cu Adrian Năstase, Ilie Bădescu și colonelul Dogaru – reprezentant al milițienilor și securiștilor „trecuți în rezervă”, puși la dispoziția diverșilor oligarhi și capi ai lumii interlope, mici și mari.
La vizita asta, Dughin a jucat cartea pravoslavnică. Un vechi și de nădejde tovarăș al Maicii Ruse, Mircea Popa, a confirmat pentru Hotnews vizita lui Dughin, întâlnirea acestuia cu câțiva preoți ai BOR (Patriarhia spune că nu are nicio legătură) și vizitarea unor mănăstiri.
Deocamdată nu știm ce fețe bisericești a întâlnit Dughin. Informația cu IPS Teodosie Snagoveanu a fost puternic dezmințită, și putem presupune că a fost prin Moldova, pe la noi mănăstiri care-l au pe căpitan în icoană alături de icoana Mântuitorului și a Maicii Domnului, pe acolo pe unde mișună călugări despre care nu se știe de ce patriarhie ascultă, de cea de la București ori de cea de la Moscova.
Robert Turcescu publică și o fotografie a lui Dughin de la ultima vizită în România, în care apare la masă alături Eugen Mihăescu, vechi și de nădejde colaborator al Antenei 3.
Putem, așadar, întregi poza de familie și, bineînțeles, mulțumi contributorilor.
Să revenim la Dughin, care și-a pierdut recent contul de Facebook din pricina îndemnurilor la uciderea câtor mai mulți ucraineni.
În 1998, un interviu-fluviu intitulat „Îl aștept pe Ivan cel Groaznic” acordat de Dughin unui cunoscut jurnalist polonez, Grzegorz Górny, de la ziarul Fronda, a produs vâlvă în Polonia.
Dar de atunci si pâna acum vreun an, un singur gânditor occidental – filosoful brazilian Olavo de Carvalho – a avertizat constant asupra acestui nocivitatii extreme a gândirii și influenței acestui individ.
 „Ţineţi minte acest nume, Alexandr Dughin, veţi mai auzi de el, spunea Olavo de Carvalho acum cinci ani, in 2009. „Eu deja de ani de zile vorbesc de Aleksandr Dughin. Aleksandr Dughin este omul cel mai important din lume! Nimeni n-are habar. Nu veţi citi niciodata numele individului în New York Times şi n-o să-l vedeţi la CNN! Fiţi atenti. Este omul cel mai important din lume! E un filosof rus nebun. Nebun şi dement, gnostic. Ar vrea să facă, spune el, Uniunea celor Trei. Cei Trei sunt: A Treia Romă (Biserica Ortodoxă Rusă), al Treilea Reich şi Internaţionala a Treia. Deci, alăturarea tradiţionalismului rus, în plus nazi-fascismul şi comunismul, totul pentru ca să lovească Occidentul.”
Între timp, un soi de „Ivan cel Groaznic”, căruia îi place să pozeze la bustul gol în prezența unor animale sălbatice a sosit la Kremlin și i-a dat lui Dughin posibilitatea să-și pună nebunia la lucru.
Și acum, două fragmente din interviul lui Dughin din 1998, traduse din polonă de Anca Cernea.
„Îl aștept pe Ivan cel Groaznic”
- Se spune adesea despre cercul dumneavoastră că este echivalentul rus al Noii Drepte Vest-europene. Această orientare, ce porneşte de la premiza că bătălia pentru soarta omenirii nu se poartă pe teren politic, ci cultural, deci şi-a declarat un Kulturkampf specific…
- Nu îmi place să fiu comparat cu ei pentru că este în fond o comparaţie cu perdanţii. De-a lungul anilor de opoziţie în Rusia am făcut lucruri la care ei nici nu au visat. Nu m-am ocupat de Kulturkampf, ci de inseminarea ideologică a forţelor politice serioase. Am lucrat cu istoria vie, nu cu arheologia. Singurul om din Vest, ale cărui idei mă frapează prin dimensiunea lor a fost Jean Thiriart – autorul ideii unui imperiu euro-sovietic. Înainte să moară a venit la Moscova, l-am găzduit aici, l-am prezentat lui Igor Ligaciov, lui Ziuganov, Baburin, …
Europa azi are de ales: eurasianism sau atlantism. Fie merge cu Rusia, fie cu America.
Dacă Noua Dreaptă europeană ne alege pe noi, înseamnă că alege elementul barbar, şi deci trebuie să adopte metodele noastre de acţiune. Trebuie să organizeze atacuri, să se ocupe de sabotaje, incendieri, să arunce în aer poduri. Anti-globalismul adevărat este distrugere şi teroare.
Şi ce face Noua Dreaptă? S-a transformat într-o sectă intelectuală. De treizeci de ani se adună şi bat câmpii la seminare domni supraponderali cu părul cărunt şi cu aer de bunici. Sigur că trebuie să citeşti cărţi, însă nu e suficient. Trebuie să creezi gherilă. Dacă eşti împotriva Noii Ordini Mondiale, atunci ia un cuţit şi pune-ţi o mască, ieșidin casă în fiecare noapte şi omoară măcar un iancheu.
De aceea sunt apropiat de Noua Stângă, de Brigăzile Roşii, de Rote Armee Fraktion. Sarcina noastră nu se limitează la cultură, sarcina noastră este să facem o revoluţie reală. Pentru aceasta avem nevoie de ideologie şi pregătire intelectuală, dar fără participare concretă la acţiune, fără experienţa de front, fără botezul luptei – ne va rămâne inaccesibilă.
Nu ştiu dacă vreunul din activiştii Noii Drepte a fost vreodată sub tir de artilerie, însă oamenii noștri nu merg numai la mitinguri, sau luptă pe baricade, ci merg și la războaie adevărate, de ex. în Transnistria sau Iugoslavia.
Noua Dreaptă este doar un proiect, dar noi suntem și proiectanţi şi realizatori, arhitecţi şi contructori. Viitorul e al nostru.
(…)
- Există elemente în tradiţia poloneză, care să vi se pară atrăgătoare?
- Îmi sunt în mod constant mai apropiate izvoarele slavo-eurasiatice ale polonității, elementul lor etnic, și chiar păgân. Mă atrag unele elemente estice, chiar orientale. De fapt, mă interesează în Polonia tot ceea ce a fost anticatolic: francmasoneria poloneză şi ocultiştii, Jan Potocki, şi Hoene- Wroński, Mienżyński şi Dzierżyński… Toţi aceştia au ales calea eurasiatică.
- Feliks Koneczny credea chiar că Prusia, ca și Rusia, aparține civilizației bizantine, și nu latine.
- Koneczny avea dreptate. Germania este divizată pe dinăuntru. Bavaria înclină către Apus, Prusia către Răsărit. Prusia este un fel de mică Rusie în interiorul Germaniei.
- Noi întotdeauna am văzut în aceasta cel mai mare pericol pentru noi: o alianţă prietenească a Germaniei și Rusiei.
- Aceasta este sarcina noastră. Să ne unim cu Germania şi să facem un bloc continental puternic.
- Şi atunci cum rămâne cu Polonia?
- Noi, ruşii şi nemţii, gândim în conceptele expansiunii şi niciodată nu vom gândi altfel. Nu suntem interesaţi doar să ne prezervăm statul sau naţiunea. Suntem interesaţi să înghițim, cu ajutorul presiunii exercitate de noi, numărul maxim de categorii complementare nouă. Nu suntem interesaţi de o colonizare ca cea a englezilor, ci de demarcarea graniţelor noastre strategice geopolitice, chiar fără o rusificare deosebită, deşi, o oarecare rusificare trebuie să existe.
Rusia, în dezvoltarea sa, atât geopolitică, cât şi sacral-geografică nu este interesată sub nicio formă de existenţa unui Stat polonez independent. Nu este interesată nici de existenţa Ucrainei. Nu pentru că nu ne plac polonezii sau ucrainienii, ci pentru că aşa sunt legile geografiei sacre şi geopoliticii.
Polonia trebuie să aleagă: ori identitatea slavă, ori cea catolică. Înţeleg că e greu să o rupi pe una de cealaltă, însă este inevitabil. Nici Hitler nu putea lupta pe două fronturi, trebuia să aleagă: ori cu Anglia împotriva Rusiei, ori cu Rusia împotriva Angliei, așa cum l-a sfătuit Haushofer. Însă Hitler nu a vrut să aleagă. „Nu vreau să mă rup. Vreau să rămân eu însumi.” – a spus el, şi a început războiul pe două fronturi. Şi aşa i-a înfundat pe nemţi, 20 milioane de ruşi şi o bucată frumuşică din lume. Şi pentru ce? Pentru ca McDonald să îşi deschidă acum barurile la Berlin, ca să se prăbușească Uniunea Sovietică, și pentru ca ca trupele NATO să fie staţionate peste tot. Identitatea germană a fost atât de importantă atunci pentru Hitler, încât nu a vrut să aleagă. Tot aşa, Polonia trebuie să aleagă, identitatea nu e importantă. Dacă Polonia se va încăpăţâna să-şi păstreze identitatea, o să și-i facă dușmani pe toți şi o să devină din nou zonă de conflict.
Există naţiuni care ştiu să se lărgească la dimensiunile unei civilizaţiei. Atunci ele îşi pierd identitatea, rasa, uneori chiar limba, dar acesta este riscul ce trebuie asumat dacă vrei să fii un impreiu. Aşa sunt Statele Unite, aşa este Rusia. Polonia nu a ştiut să-şi creeze propria civilizaţie şi de aceea trebuie să facă o alegere. Cred că există însă posibilitatea să faceţi alegerea normală, adică cea bizantină. Aceasta cere mult curaj, non-conformism, forme de acţiune atipice, ceva skinheads, anarhişti, mistici. Haosul polonez împotriva ordinii poloneze.
- Într-un cuvânt, din punctul dumneavoastră de vedere, orice activitate anticatolică în Polonia este utilă?
- Exact. Trebuie să descompunem catolicismul dinăuntru, să întărim francmasoneria poloneză, să sprijinim mişcările seculare dizolvante, şi să promovăm un creştinism heterodox şi antipapist. Catolicismul nu poate fi absorbit de tradiţia noastră, în afară de cazul în care este profund reorientat într-o direcţie naţionalistă şi antipapistă.
Daca în Polonia ar acţiona o lojă, precum Zorile Aurite din Irlanda, ai cărei lideri, ca William Butler Yeats şi Maud Gonne, ar fi catolici pe de o parte şi, pe de altă parte, ocultişti fanatici, inspiraţi de cultura celtă, ai putea avea o oarecare nădejde. Astfel de oameni pot descompune catolicismul dinăuntru şi să-l reorienteze către o direcţie mai heterodoxă şi chiar ezoterică. Prietenii mei din Polonia îmi spun dealtfel că aveţi astfel de grupuri care au legătură cu telemismul sau cu moștenirea lui Alistair Crowley.
- Ca să spunem drept, este mai răspândită la noi opinia potrivit căreia, dacă sunt forţe în Polonia care descompun catolicismul, acestea sunt mai apropiate de Vest decât de Est.
- Cum spuneam, vă aflați între două blocuri în fricțiune, între două concepte civilizaţionale: eurasianismul şi altantismul, care vrea să creeze o Nouă Ordine Mondială, adică o civilizaţia golită de tradiţie, sacru şi metafizică.
- Atunci când în Polonia Noua Ordine Mondială este prezentată astfel, aproape de fiecare dată se adaugă că salvarea de secularizarea totală nu poate fi decât catolicismul.
- De ce să mă ascund… Eu nu sunt ca Ziuganov, care promite ceva drăguț fiecărei fete orfane şi şchioape întâlnite pe drum.
Polonia se află într-o situaţie geopolitică tragică. Atât ei (adică Noua Ordine Mondială), cât şi noi (Eurasiaticii) vrem să vă luăm catolicismul.
Oferta noastră este totuşi mai bună, pentru că la noi cel puţin veţi putea să vă dezvoltaţi și să vă realizați identitatea slavă. Cu cât sunt deci mai puţin influente forţele pro-Estice în lobby-ul anticatolic, cu atât devine mai tragică situaţia voastră. Sper totuși că vor apărea la voi forţe care să încline către eurasianism, poate se va produce vreo fuziune între extrema dreaptă şi extrema stângă. Păcat că în Polonia, comunismul nu a avut un curent esoteric, aşa cum a avut în Rusia…


luni, 23 iunie 2014

Amis et ennemis du sud-est ukrainien et de la Russie

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Subliniez faptul că neonazistul despre care e vorba mai jos este cetățean israelian, adică evreu. Cum se împacă cele două fețe ale insului? Simplu. Este vorba de un agent provocator. Cu prietenie, Dan Culcer

Amis et ennemis du sud-est ukrainien et de la Russie

Dossier: Situation explosive dans l'est de l'Ukraine

Représentants des forces d'autodéfense en Ukraine
16:04 20/06/2014
Par Iouri Gorodnenko, RIA Novosti
L'agression occidentale en Ukraine a montré que les États-Unis n'avaient pas seulement oublié les principes du droit international. Ils ont déclenché une guerre où ils usent de tous les moyens pour conserver leur hégémonie. Et dans cette situation, la Russie sortira perdante si elle continue à laisser ceux qui luttent contre elle continuer de gagner leurs capitaux sur ses richesses naturelles.
En Occident
La présidente du Front nationale Marine Le Pen et le leader de la coalition grecque Syriza Alexis Tsipras ont condamné les opérations punitives de Kiev en Ukraine du sud-est et ont même déclaré que s'ils remportaient les élections dans leurs pays respectifs ils choisiraient de quitter l'Otan.
Après ces déclarations, la dirigeante du FN a été victime d'une campagne médiatique visant à discréditer son parti. La raison du lancement de cette propagande fut la phrase prononcée par son père, Jean-Marie Le Pen, au sujet du chanteur Patrick Bruel (fervent critique du FN): "On fera une fournée la prochaine fois". Marine Le Pen a immédiatement déclaré que le sens donné à ces propos révélait d'une interprétation malveillante et qu'ils n'avaient aucune connotation antisémite.
Néanmoins, cette réponse n'a pas satisfait le président du Congrès juif européen Viatcheslav Kantor. Il a exigé non seulement de condamner Jean-Marie Le Pen au pénal mais aussi de le priver de son mandat de député européen. Kantor a également appelé les dirigeants de l'UE à s'unir contre les eurosceptiques.
"Le Pen a dévoilé le vrai visage de l'extrême-droite… Cette frange du paysage politique s'appuie toujours sur la haine, l'antisémitisme et la xénophobie. Les succès alarmants des partis extrémistes aux élections européennes résultent de la passivité des dirigeants et gouvernements européens… Pour préserver les valeurs de l'Europe unie contemporaine les dirigeants européens doivent renforcer la responsabilité juridique pour la propagande de la haine… Et valoriser le travail des enseignants afin d'inculquer à la future génération l'aversion pour la haine, l'intolérance et la xénophobie", a déclaré Kantor.
La lutte active du président du CJE contre les eurosceptiques fait contraste avec sa passivité concernant la protection des juifs contre les combattants du Secteur droit à Odessa et dans le Donbass. En consultant le site du CJE, on a l'impression que le sort de la communauté de Bruxelles (environ 15 000 personnes, selon l'Encyclopédie numérique juive de 2004) le préoccupe davantage que celui de toute la diaspora en Ukraine (103 600 personnes, selon le recensement de 2001 qui est loin d'être complet).
Les combattants d'Igor Kolomoïski, financier du Secteur droit, ont peint des croix gammées sur les murs de l'ambassade de Russie à Kiev. Mais Kantor passe sous silence l'"expression artistique" du gouverneur de Dniepropetrovsk. D'ailleurs, les dirigeants de Tel-Aviv ne réagissent pas non plus aux actions ouvertement néonazies de Kolomoïski (citoyen d'Israël, soit dit en passant).
Le 2 mai 2014, les combattants du Secteur droit ont incendié à Odessa la Maison des syndicats alors même que des citoyens ukrainiens étaient enfermés à l'intérieur. Selon le recensement de 2001, 12 400 juifs habitent dans cette ville (en réalité ils sont bien plus nombreux, sachant que dans les années 1970 ils étaient près de 120 000). Malgré tout le CJE publie sur son site des communiqués indiquant que les juifs n'ont rien à craindre.
Selon les mêmes sources, 11 476 juifs vivent dans les régions de Donetsk et de Lougansk. Aujourd'hui, les autorités de Kiev bombardent ces régions avec l'aviation et l'artillerie. D'après le site du CJE, ce n'est pas l'antisémitisme mais le chaos dans le Donbass qui représente un risque pour les juifs (faisant allusion à l'incapacité des autorités de Donetsk et de Lougansk de rétablir l'ordre dans la région).
Dans le même temps, c'est Marine Le Pen du FN qui lutte contre la renaissance du fascisme en Ukraine. Le parti considéré par le président du CJE comme "extrémiste" cherche en fait à protéger les habitants du sud-est - y compris juifs - contre l'agression de Kiev.
Enfin, il convient de rappeler que les néonazis ukrainiens ne menacent pas particulièrement la France. Ils visent avant tout la Russie, pays où Viatcheslav Kantor gagne sa vie. Il est propriétaire du holding Akron et occupe la 49ème place dans le classement Forbes 2014 des hommes d'affaires les plus riches de Russie (2 milliards de dollars). Alors pourquoi fait-il preuve d'une telle indifférence envers les vies de la diaspora juive du sud-est de l'Ukraine et à l'égard du sort du pays où il est né, a grandi et gagné sa fortune? Et pourquoi, dans ce contexte, participe-t-il de manière aussi ostentatoire à discréditer la force politique qui soutient la position de la Russie en cette période si difficile?
A l'est
Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a dévoilé le montant de l'aide financière accordée par Moscou à l'Ukraine depuis son indépendance – 250 milliards de dollars. Il s'agit en majeure partie de diverses préférences et remises gazières. A en juger par les confessions des dirigeants de Kiev, cet argent n'allait pas dans la poche des Ukrainiens.
En 1998, l'un des plus importants hommes d'affaires du pays, Igor Bakaï, a reconnu dans une interview accordée au quotidien russe Nezavissimaïa gazeta: "Toutes les personnes aisées en Ukraine ont fait leur fortune sur le gaz". Et la situation n'a pas changé dix ans plus tard.
En 2011, le président de la commission du parlement ukrainien pour la sécurité nationale et la défense Anatoli Gritsenko a reconnu que pratiquement tous les oligarques avaient gagné et continuaient s'enrichir sur le commerce des hydrocarbures russes. Si en 2004 aucun Ukrainien n'entrait au classement des milliardaires de Forbes, ils étaient déjà cinq en 2011.
Les médias appartenant aux oligarques mènent constamment une propagande antirusse et aujourd'hui l'oligarchie ukrainienne aide Kiev à réprimer les russophones dans le Donbass.
Le gouvernement ukrainien refuse aujourd'hui de rembourser à Moscou sa dette gazière de presque 4 milliards de dollars. Et la question n'est pas de savoir pourquoi pendant plus de vingt ans Gazprom a fermé les yeux sur les nombreuses magouilles autour des hydrocarbures russes. Elle est de savoir pourquoi les Américains, ayant dépensé pendant la même période 5 milliards de dollars pour la propagande (officiellement la "création d'institutions démocratiques") ont formé auprès d'une grande partie de la société ukrainienne un état d'esprit antirusse et 250 milliards de dollars de la Russie ont profité à ses ennemis: les oligarques ukrainiens.
Et surtout, pourquoi l'argent de l'Etat russe travaille contre les Russes dans le sud-est ukrainien – l'Echo de Moscou, dont 66% des actions appartiennent à Gazprom Media Holding mène une campagne de propagande active contre les "séparatistes" des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk?
Nous ne pourrons pas trouver une issue à la crise ukrainienne sans avoir répondu à ces questions.
L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

marți, 17 iunie 2014

Washington relance son projet de partition de l’Irak, par Thierry Meyssan

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer


Washington relance son projet de partition de l’Irak par Thierry Meyssan Le brusque écroulement de l’État irakien est présenté par la presse internationale comme la conséquence de l’attaque du groupe terroriste ÉIIL. Mais qui peut croire qu’un État puissant, armé et organisé par Washington, pourrait s’écrouler en moins d’une semaine devant un groupe jihadiste officiellement indépendant de tout État ? En outre, qui peut croire que ceux qui soutiennent l’ÉIIL en Syrie condamnent sincèrement son action en Irak ? Thierry Meyssan révèle le dessous des cartes.

RÉSEAU VOLTAIRE | 16 JUIN 2014

La carte du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East) selon l’état-major états-unien, publiée en 2006 par le colonel Ralph Peters. Depuis 2001, l’état-major des États-Unis tente de fracturer le « Proche-Orient élargi » en une multitude de petits États ethniquement homogènes. La carte de la région remodelée a été publiée en juillet 2006 [1]. Elle prévoit de diviser l’Irak en trois, un État sunnite, un chiite et un kurde. L’échec d’Israël face au Hezbollah, à l’été 2006 [2], et celui de la France et du Royaume-Uni face à la Syrie, en 2011-14, laissaient penser que ce plan avait été abandonné. Il n’en est rien : l’état-major US tente de le reprendre par l’intermédiaire de ces condottières modernes que sont les jihadistes. Les événements survenus en Irak la semaine dernière doivent être vus sous cet angle. La presse internationale insiste sur l’offensive de l’Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL ou « Daesh » en arabe), mais celle-ci n’est qu’une partie de la vaste action en cours. L’offensive coordonnée de l’ÉIIL et des Kurdes En une semaine, l’ÉIIL a conquis ce qui devrait devenir un Émirat sunnite tandis que les peshmergas ont conquis ce qui devrait être l’État kurde indépendant. L’armée irakienne, formée par Washington, a donné Ninive aux premiers et Kirkouk aux seconds. Sa structure même de commandement a facilité sa désagrégation : les officiers supérieurs devant en référer au cabinet du Premier ministre avant de déplacer leurs troupes étaient à la fois privés d’initiative d’ensemble et installés comme des roitelets sur leurs zones d’action. Dès lors, il était facile au Pentagone de corrompre certains officiers pour qu’ils incitent leurs soldats à faire défection. Les parlementaires, convoqués par le Premier ministre Nouri-al-Maliki, ont également fait défection et n’ont pas voté l’état d’urgence faute de quorum, laissant le gouvernement sans possibilité de riposte. Sans autre choix pour sauver l’unité de son pays, M. al-Maliki a fait appel à tous les alliés imaginables. Il a d’abord sollicité son propre peuple en général et la milice chiite de son rival Moqtada el-Sadr en particulier (l’Armée du Mahdi), puis les Gardiens de la Révolution iraniens (le général Qassem Suleimani, commandant la Force Jérusalem est actuellement à Bagdad), enfin les États-Unis auxquels il a demandé de revenir et de bombarder les assaillants. La presse occidentale souligne, non sans raison, que la manière de gouverner du Premier ministre a souvent heurté à la fois la minorité sunnite arabe et les laïques du Baas, tant elle est apparue principalement favorable aux chiites. Cependant, ce constat est relatif : les Irakiens ont reconduit, lors des élections législatives du 30 avril, la coalition de Nouri al-Maliki. Celle-ci a obtenu un quart des voix, soit trois fois plus que le mouvement de Moqtada el-Sadr, le reste des voix étant éparpillé entre une multitude de petits partis. La préparation de l’offensive contre l’autorité de Bagdad L’offensive de l’EIIL d’un côté et des Pehmergas de l’autre a été préparée de longue date. Le Kurdistan irakien a commencé à voir le jour, sous la protection des États-Unis et du Royaume-Uni, avec la zone d’exclusion aérienne décrétée entre les deux invasions occidentales (1991-2003). Depuis le renversement du président Saddam Hussein, il a acquis une très forte autonomie et est entré dans la zone d’influence israélienne. De ce point de vue, il est impensable que Tel-Aviv ait été absent de la prise de Kirkouk. Toujours est-il que l’actuel gouvernement régional d’Erbil a étendu sa juridiction sur l’ensemble de la zone irakienne prévue par l’état-major états-unien pour former le Kurdistan indépendant. L’ÉIIL est une milice tribale sunnite ayant intégré les combattants d’Al-Qaïda en Irak, après le départ de Paul Bremer III et la remise du pouvoir politique aux Irakiens. Le 16 mai 2010, un responsable d’Al-Qaïda en Irak qui avait été libéré dans des circonstances inconnues, Abou Bakr el-Baghdadi, a été nommé émir et s’est efforcé, par la suite, de placer l’organisation sous l’autorité d’Al-Qaïda. Au début 2012, des combattants de l’ÉIIL créent en Syrie le Jabhat al-Nosra (c’est à dire le Front de soutien au peuple du Levant), comme branche syrienne d’Al-Qaïda. Ce groupe se développe avec la relance de l’attaque franco-britannique contre la Syrie en juillet 2012. Il est finalement classé « organisation terroriste » par Washington à la fin de l’année, malgré les protestations du ministre français des Affaires étrangères qui salue en eux « des gens qui font du bon boulot sur le terrain » (sic) [3]. Les succès des jihadistes en Syrie, jusqu’au premier semestre 2013, ont modifié l’attractivité de leurs groupes. Le projet officiel d’Al-Qaïda d’une révolution islamiste globale est apparu utopique, tandis que la création d’un État islamique sur un territoire donné semblait à portée de main. D’où l’idée de lui confier le remodelage de l’Irak que les armées US n’étaient pas parvenues à réaliser. Le relifting de l’ÉIIL a été réalisé au printemps 2014 avec la libération de prisonniers occidentaux qu’il détenait, Allemands, Britanniques, Danois, États-uniens, Français et Italiens. Leurs premières déclarations confirmaient en tous points les informations des services de renseignement syriens : ÉIIL est encadré par des officiers états-uniens, français et saoudiens. Cependant, rapidement les prisonniers libérés faisaient machine arrière et infirmaient leurs propos sur l’identité de leurs geôliers. C’est dans ce contexte que l’ÉIIL a rompu avec à Al-Qaïda en mai 2014, se posant en rival, tandis qu’Al-Nosra restait la branche officielle d’Al-Qaïda en Syrie. Bien sûr tout cela n’est qu’affichage puisqu’en réalité ces groupes sont, depuis leur création, soutenus par la CIA contre des intérêts russes (Afghanistan, Bosnie-Herzégovine, Tchétchénie, Irak, Syrie). Redevenu en mai une organisation régionale (et non plus l’antenne régionale d’une organisation mondiale), l’ÉIIL se préparait à remplir le rôle que ses commanditaires lui avaient assigné il y a plusieurs mois. L’organisation est certes commandée sur le terrain par Abou Bakr al-Baghdadi, mais elle est placée sous l’autorité du prince Abdul Rahman al-Faiçal, frère du prince Saoud al-Faiçal (ministre saoudien des Affaires étrangères depuis 39 ans) et du prince Turki al-Faisal (ancien directeur des services secrets et actuel ambassadeur à Washington et Londres). En mai, les al-Faiçal ont acheté une usine d’armement en Ukraine. Des stocks d’armes lourdes ont été transportés par avion vers un aéroport militaire turc, d’où le MIT (services secrets turcs) les a acheminés par trains spéciaux à l’ÉIIL. Il paraît peu probable que cette chaîne logistique ait pu être mise en place sans l’Otan. L’offensive de l’ÉIIL La panique qui a saisi la population irakienne est à l’image des crimes commis par l’ÉIIL en Syrie : égorgements en public des « musulmans renégats » et crucifixion des chrétiens. Selon William Lacy Swing (ancien ambassadeur US en Afrique du Sud, puis aux Nations unies, et actuel directeur de l’Office des migrations internationales), au moins 550 000 Irakiens auraient fui devant les jihadistes. Ces chiffres montrent l’ineptie des estimations occidentales de l’ÉIIL selon lesquelles il ne dispose que de 20 000 combattants au total en Syrie et en Irak. La vérité est probablement 3 fois supérieure, de l’ordre de 60 000 combattants ; la différence étant composée exclusivement d’étrangers, recrutés dans l’ensemble du monde musulman et souvent pas arabes. Cette organisation est devenue la principale armée privée dans le monde, jouant le rôle moderne des condottières de la Renaissance européenne. Elle devrait encore se développer compte tenu de ses prises de guerre. Ainsi, à Mossoul, elle a saisi le Trésor du district de Ninive, soit 429 millions de dollars en liquide (de quoi payer leurs combattants durant une année complète). En outre, elle s’est emparée de nombreux Humvees et de 2 hélicoptères de combat qu’elle a immédiatement intégrés à son dispositif. Les jihadistes n’ayant pas les moyens de former des pilotes, la presse internationale laisse entendre que ce sont d’anciens officiers baasistes du président Saddam Hussein. C’est hautement improbable, d’une part compte tenu de la guerre opposant les baasistes laïques aux jihadistes qui constitue la toile de fond de la guerre en Syrie, et surtout parce que des pilotes ayant interrompu leur entraînement durant plusieurs années ne sont plus aptes au combat.. Réactions internationales L’offensive des Peshmergas et de l’ÉIIL était attendue par les partisans de l’Arabie saoudite dans la région. Ainsi, le président libanais Michel Suleiman (qui avait conclu une allocution en janvier par un retentissant « Vive l’Arabie saoudite ! » à la place d’un « Vive le Liban ! ») a tenté par tous les moyens d’obtenir une prolongation de son mandat (expirant le 25 mai) pour les six mois à venir, de manière à être aux manettes durant la crise actuelle. Quoi qu’il en soit, les réactions internationales à la crise irakienne sont incohérentes : tous les États, sans exception condamnent l’ÉIIL en Irak et dénoncent le terrorisme, alors que certains d’entre eux —les États-Unis et leurs alliés— considèrent au même moment l’ÉIIL comme un allié objectif contre l’État syrien, et que quelques uns commanditent cette offensive —les États-Unis, l’Arabie saoudite, la France, Israël et la Turquie—. Aux États-Unis, le débat politique public oppose les Républicains, qui demandent un redéploiement militaire en Irak, aux Démocrates, qui dénoncent l’instabilité suscitée par l’intervention de George W. Bush contre Saddam Hussein. Ce petit jeu oratoire permet de masquer que les événements en cours servent les intérêts stratégiques de l’état-major et qu’il y est directement impliqué. Il se pourrait cependant que Washington ait piégé Ankara. L’ÉIIL aurait tenté au même moment de prendre le contrôle du tombeau de Süleyman Şah, en Syrie dans le district de Raqqa. Ce tombeau est propriété de la Turquie qui dispose sur place d’une petite garnison en vertu de la clause d’exterritorialité du Traité d’Ankara (imposé par le colonisateur français en 1921). Mais cette action peut très bien avoir été commanditée par la Turquie elle-même qui avait envisagé de trouver ainsi un prétexte d’intervention ouverte en Syrie [4]. Plus grave, lors de la prise de Mossoul, l’ÉIIL a fait prisonniers 15 diplomates turcs et leurs familles ainsi que de 20 membres des forces spéciales turques à leur consulat, provoquant la colère d’Ankara. L’ÉIIL avait également arrêté des chauffeurs de poids lourds qui ont été relâchés ultérieurement. La Turquie, qui a assuré la logistique de l’attaque de l’ÉIIL, se sent trahie sans que l’on sache pour le moment si elle l’a été par Washington, Riyad, Paris ou Tel-Aviv. Cette affaire n’est pas sans rappeler l’arrestation, le 4 juillet 2003, de 11 membres des forces spéciales turques par l’armée états-unienne à Souleimanieh (Irak) popularisée par le film La vallée des loups Irak [5]. Cet épisode avait provoqué la plus importante crise des soixante dernières années entre les deux pays. L’hypothèse la plus probable est qu’Ankara ne prévoyait pas de participer à une offensive aussi large et a découvert en cours de route que Washington programmait de réaliser la création du Kurdistan qu’il avait échouée en 2003. Or, toujours selon la carte publiée en 2006, celui-ci doit inclure une partie de la Turquie, les États-Unis ayant prévu de disséquer non seulement leurs ennemis, mais aussi leurs alliés. L’arrestation des diplomates et forces spéciales turcs serait un moyen d’empêcher Ankara de saboter l’opération. Arrivant jeudi à Ankara en provenance d’Amman, la représentante spéciale des États-Unis au Conseil de sécurité, l’ambassadrice Samantha Power, a hypocritement condamné les actions de l’ÉIIL. La présence au Proche-Orient de la thuriféraire de l’interventionnisme moral de Washington laisse à penser qu’une réaction états-unienne a été prévue dans le scénario. De son côté, l’Iran s’est dit prêt à aider à sauver le gouvernement du chiite al-Maliki en envoyant des armes et des conseillers militaires, mais pas de combattants. L’actuel renversement de l’État irakien profite à l’Arabie saoudite, grand rival régional de Téhéran, alors que le ministre des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Faiçal (le frère du patron de l’ÉIIL), l’a invité à négocier. Thierry Meyssan Source Al-Watan (Syrie) [1] « Blood borders : How a better Middle East would look », par Ralph Peters, Armed Forces Journal daté Juin 2006. [2] Lire L’effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations, par Thierry Meyssan, éd. Alphée 2007. [3] Cité in « Pression militaire et succès diplomatique pour les rebelles syriens », par Isabelle Mandraud (avec Gilles Paris), Le Monde, 14 décembre 2012 [4] « Complot turc pour entrer en guerre ouverte contre la Syrie », Réseau Voltaire, 28 mars 2014. [5] « L’anti-Hollywood turc à l’assaut des crimes états-uniens », par Mireille Beaulieu, Réseau Voltaire, 5 mai 2006.