joi, 17 septembrie 2015

Que s’est-il réellement passé lors de la “Guerre de Kippour”?

Vă rog să citiți acest text selectat de mine și de prietenii mei, în speranța că vă poate interesa. 
Cu prietenie, Dan Culcer

FOARTE IMPORTANT] Que s’est-il réellement passé lors de la “Guerre de Kippour”? PS. en 1975, Vinogradov ne pouvait pas prédire que la guerre de 1973 et les traités qui en découlèrent allaient changer le monde. Ils scellèrent l’histoire de la présence soviétique et de sa prépondérance dans le monde arabe, même si les derniers vestiges en furent détruits par la volonté américaine bien plus tard: en Irak en 2003, et en Syrie c’est maintenant qu’ils se voient minés. Ils ont saboté la cause du socialisme dans le monde, ce qui a été le commencement de sa longue décadence. L’URSS, l’État triomphant en 1972, le quasi gagnant de la guerre froide, finit par la perdre. Grâce à la mainmise américaine en Égypte, le schéma des pétrodollars se mit en place, et le dollar qui avait entamé son déclin en 1971 en perdant la garantie or se reprit et devint à nouveau la monnaie de réserve unanimement acceptée. Le pétrole des Saoudiens et des émirs, vendu en dollars, devint la nouvelle ligne de sauvetage de l’empire américain. Avec le recul et armés du mémoire de Vinogradov, nous pouvons affirmer que c’est en 1973-74 que se situe la bifurcation de notre histoire. 

[INTERESANT ]Origine et destinée de la Révolution industrielle et financière: http://lesakerfrancophone.net/origine-et-destinee-de-la-revolution-industrielle-et-financiere/

Claude Karnoouh. De la compassion comme censure de la pensée politique

La crise des migrants n'a pas éclaté comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, elle n'est que la conséquence de décisions politiques qui ont été prises par les puissants de ce monde depuis le démantèlement de l'Union soviétique. Il est donc nécessaire de rappeler ce contexte et d'en prévoir les conséquences possibles, ce que nous faisons ici.


Ce qui permet de faire encore une fois la distinction entre la froide analyse des faits qui sont têtus et la compassion qui assaille tous les êtres humains normalement constitués, y compris les plus hypocrites d'entre eux, ceux qui ont coutume de fréquenter les bourses et les casinos ou de s'affaler sous les lambris des ministères. Les migrations de masse ont toujours eu des causes multiples qui sont situées dans la limite floue existant entre le politique et l'économique. Mais dans le monde globalisé par les capitalistes, les causes de la plupart des phénomènes mélangent contexte local et causes supranationales. Et la vague de conflits qui se succèdent au Moyen-Orient depuis au moins 1948 a connu des accélérations et des évolutions depuis que les Etats-Unis, Israël et leurs supplétifs européens ou arabes ont tenté d'imposer une unipolarité qui s'est révélée non seulement irréalisable mais désastreuse. D'où la mise en marche de populations recherchant coûte que coûte la stabilité et la sécurité dans une Europe voisine en voie de déstabilisation sous l'effet des politiques des deux pouvoirs bruxellois juxtaposés, celui de l'OTAN et celui de l'UE. Ce qui devrait achever de détruire le tissu social des pays d'Afrique et du cercle arabo-musulman, tout en faisant de même en Europe, pour le plus grand bénéfice des « patrons nomades » qui, eux, pratiquent un nomadisme de rentier alors qu'ils jettent sur les routes et dans les mers des masses d'individus désocialisés bernés par les derniers feux d'un Occident à la dérive. La question qu'il restera à poser étant de savoir si les peuples pourront s'emparer de cette tragédie pour changer ensemble le cours des choses ou s'ils continueront à dériver. Le rêve kantien de paix perpétuelle est-il encore envisageable sous un jour nouveau ou nos dirigeants l'ont ils définitivement enterré sous des tonnes de moraline médiocratique ?

La Rédaction

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De la compassion comme censure de la pensée politique
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Septembre 2015

Claude Karnoouh

Personne ne peut rester insensible aux divers drames qui ponctuent depuis plus d’un an ce courant de migrations de plus en plus massives qui se déversent en Europe depuis le Proche et Moyen-Orient, depuis la Libye et l’Afrique sub-saharienne. Les médias mainstream occidentaux en ajoutent et rajoutent chaque jour dans la sensiblerie de mélodrame, surtout depuis que ce malheureux enfant kurde a été retrouvé noyé sur une plage turque près de Bodrum d’où il était parti, après que le bateau où se trouvaient ses parents a coulé au milieu des flots tempétueux.
Au risque de déplaire aux pleureuses professionnelles, il convient de rappeler que celui qui entraîne sa famille et lui-même dans une telle entreprise devrait compter avec les dangers inhérents aux conditions techniques d’une navigation sur des canaux pneumatiques plus ou moins rafistolés ou des vieux rafiots à moitié pourris. Si ma pitié est totale et sans réserve pour nombre de ces malheureux, je ne succombe pas pour autant à ce que Jacques Sapir nomme à juste titre la dictature de la compassion sans réflexion qui, elle, semble parfaitement orchestrée par les politiciens de tous bords et les médias des pays riches de l’UE, et plus particulièrement en France, en Italie, en Allemagne, puis repris par leurs imitateurs d’Europe de l’Est. Par ailleurs, les pays de l’ex-bloc soviétique et surtout ceux du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie) se montrent moins enthousiastes, voire plus que réticents. Quant à la Roumanie disons qu’elle compte peu, quoique son président ait refusé les quotas demandés, que dis-je, exigés par Madame Merkel. Tout le monde en Occident se jette de la cendre sur la tête, et ne voit pas plus loin qu’une charité qui soulage l’âme et la culpabilité à très court terme de ceux qui ont laissé faire des politiques criminelles par leur gouvernement. Mais il n’y a guère besoin d’être grand clerc pour comprendre que cela ne résoudra rien du tout sur le long terme sans qu’un changement drastique n’intervienne dans la politique occidentale vis à vis du Moyen et Proche Orients et de l’Afrique en général.

Analyse politique et moralisme
Or l’analyse de ce phénomène géopolitique (et de tous les phénomènes politiques) doit se départir de considérations moralistes, parce que confondre politique et moralisme c’est confondre les effets et les causes d’une dynamique politique quelle qu’elle soit. Nous le savons parfaitement, des politiques criminelles entraînent inéluctablement des effets tragiques, dès lors si l’on n'intervient pas sur les causes ce sera un perpetuum mobile. Or oublier les causes, fussent-elles multiples et parfois contradictoires, c’est marcher comme un aveugle égaré dans les ténèbres de sa propre cécité. Présentement, je constate que le lacrimal généralisé, ce sentimentalisme des élites politiques, médiatiques et intellectuelles qui ne coûte rien, aucun sacrifice, est sans effet aucun sur le cours réel des choses sauf à préparer les consciences des peuples européens à accepter des solutions à venir autrement plus tragiques, et comme nous le savons de très longue date, « Dieu aveugle celui qu’il veut perdre » ! Aussi est-il navrant de constater combien le lacrimal tient de plus en plus lieu de pensée, ce qui, à l’évidence, permet de mobiliser la générosité des masses trompées sur les causes et, disons-le tout bonnement, des masses tétanisées à l’idée de réfléchir un tant soit peu à un phénomène socio-économico-politique d’une telle ampleur qu’il implique toute l’histoire contemporaine du XXe siècle et son accélération avec la chute du système soviétique. En effet, la peur de penser la radicalité du phénomène paralyse la pensée d’une majorité à la fois ignorante et placée sous la férule d’autorités intellectuelles ou artistiques stipendiées pour l’occasion, tandis que les vrais décideurs organisent au travers des médias dont ils sont les propriétaires les émotions spontanées qui légitimeront les décisions d’une quasi guerre mondiale.1

Une vision froide, cynique au sens grec du mot ou, selon la voie réaliste tracée par Machiavel, effrayerait parce qu’elle révèlerait la responsabilité massive des peuples européens dans le choix de leurs politiciens et l’acceptation de leur politique criminelle. Combien de politiciens de gauche ont-ils applaudi aux bombardements de la Libye ? Aussi une large majorité parmi les peuples occidentaux s’adonne-t-elle à la compassion compulsive et spectaculaire comme narrativité apophasique, de dénégation (« je sais bien, mais quand même ! »). Dans le contexte actuel (et les comparaisons avec d’autres époques de migrations bien plus tragiques encore ne me semblent pas de mise), lorsque j’écoute les politiciens et les « spécialistes » de tout acabit qui nous accablent de leurs commentaires prétendument savants, les bateleurs et bateleuses de l’audio-visuel, il me semble que ce phénomène de migrations sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et les mois qui suivirent en Europe la chute du IIIe Reich, survient du néant, comme advenu sans y prendre garde, comme un cataclysme naturel imprévu et imprévisible.

Les conséquences des guerres de l'OTAN
Certes depuis au moins deux ans et demi, depuis que l’OTAN et la France en première ligne ont détruit la Libye du Colonel Gaddafi, le nouveau régime de Tripoli ou de Benghazi laisse passer les bateaux qui se rendent en Italie, à Lampedusa, ou un peu à Malte, mais encore rien de comparable avec le présent, avec ces milliers de « réfugiés » qui arrivent chaque jour de la Turquie en Grèce, puis de là transitent par la Macédoine vers la Serbie, pour atterrir en Hongrie et de là se rendre à n’importe quel prix en Allemagne où ils semblent être accueillis à bras ouverts. Pour ceux qui se présentent en France et souhaitent la Grande Bretagne comme terre d’accueil cela semble mission impossible, le Premier ministre Cameron, sans être critiqué par l’UE, interdit l’entrée de son pays d’une manière drastique (ce que veut faire le Hongrois Orbán, mais lui est accusé d’hypernationalisme raciste : quant à moi je ne vois pas de différence entre ces deux attitudes). C’est ainsi que Calais en France est devenu le point terminal des migrants qui s’entassent dans des campements de fortune où des hommes du Moyen-Orient, d’Erythrée, d’Ethiopie, d’Afghanistan, etc… s’essaient journellement et sans succès à passer en Grande Bretagne en se faufilant dans les chargements des poids lourds internationaux, voire même en prenant d’assaut les trains de l’Eurotunnel.

Or cet étonnement hypocrite masque les causes réelles… Depuis l’échec de l’intervention étasunienne en Afghanistan ce pays est à feux et à sang, et plongé plus encore dans la plus grande des pauvretés ; depuis la seconde guerre d’Irak et l’invasion du pays, celui-ci est en proie à une guerre civile permanente que les soldats de la coalition Otanesque n’ont pu contenir, et ce d’autant plus que divers services, selon la grande tradition britannique, travaillent toujours à monter les communautés religieuses et ethniques les unes contre les autres, mettant la vie quotidienne de tous les Irakiens sous l’empire d’attentats sanglants ; depuis l’orchestration par l’OTAN de la guerre civile en Syrie où il est maintenant assuré que les gouvernements français, britannique, étasunien, saoudien, quatariote et israélien ont armé et conseillé de prétendus « résistants modérés » qui n’ont été jamais que du lumpen recruté dans tous les pays musulmans (ou chez les détenus des prisons saoudiennes) se donnant comme islamistes radicaux et qui, échappant parfois à leur maître, intensifient à l’extrême la violence de la guerre à la fois politique et religieuse (voir les massacres de chrétiens, de Kurdes et de chiites) et détruisent tout le tissus social et économique villageois et urbain. Sur ce fond de violences extrêmes s’est greffée la naissance (toujours énigmatique dans les détails de sa mise en action) de l’État Islamique DAESH (ISI) dont la guerre de conquête pour l’établissement du califat a intensifié plus encore la violence guerrière et les assassinats permanents des gens non-conformes à la Charia, jetant sur les routes de l’exil des dizaines de milliers de réfugiés. Je viens de brosser une rapide description des effets de la stratégie du « chaos contrôlé » telle que l’ont théorisée les néo-conservateurs au pouvoir tant aux États-Unis que dans l’Union européenne. Ceci n’a donc rien d’un complot, c’est l’un des instruments grâce auquel, après la chute du bloc soviétique, l’empire étasunien tente d’imposer sa volonté et son contrôle sur le monde comme l’explique publiquement l’ouvrage de Zbigniew Brzezinski, The Grand Chessboard : American Primacy and Its Geostrategic Imperatives, (New York, 1997). De l’Ukraine au Moyen orient, du Venezuela et à l’Extrême orient, l’Empire doit contenir et contrôler ses ennemis réels, potentiels, voire imaginaires. Puisque la globalisation est quasiment accomplie, le monde étant devenu « the global village », les analystes devraient chercher à établir les bonnes corrélations des interdépendances mondiales des conflits.

Le raz de marée soudain de migrants venus du Proche et Moyen Orients doit être compris sous un double aspect, d’un côté en fonction de causes politiques identiques, le chaos engendré par ces guerres locales de basse intensité, mais très meurtrières pour les civils, de l’autre et cela n’est pas délié du précédent comme un phénomène politico-économique de paupérisation due à la fois à l’élimination par la force des États-nations multi-ethniques et religieux assez riches par leur pétrole comme l’Irak et la Syrie et aux effets ravageurs des politiques néo-libérales sur des pays du tiers-monde, voire du quart-monde aux économies en transition très fragiles.

Du « chaos constructeur » à la destruction globale
En effet, un nombre important de ces migrants (en général ce sont des gens issus des classes moyennes et moyennes supérieures capables de payer un passage qui, de la Syrie ou de l’Irak à la frontière macédonienne coûte entre 5 000 et 12 000 euros) fuient des zones de conflits, de génocides et devraient ainsi être considérés comme des réfugiés politiques ? Cependant, avec eux un grand nombre utilisent aussi la situation politique pour masquer une émigration purement économique qui en fait de vrais migrants et non des réfugiés politiques : mes grands parents paternels qui quittèrent ainsi la Russie en 1919 pour des raisons éminemment politiques, étaient considérés comme de vrais réfugiés politiques ; en revanche les masses rurales d’Europe centrale et orientale qui quittèrent l’Allemagne, l’Empire russe, l’Autriche-Hongrie avant 1914 pour les États-Unis, hormis les juifs menacés de mort par les pogroms, étaient des émigrés économiques. Pour une analyse politique sérieuse, la différence est de taille. En effet, que nos pays occidentaux soient ouverts à tous ceux qui sont menacés directement dans leur vie rien que de plus normal ; en revanche que nos pays accueillent massivement une main-d’œuvre qui pèsera très lourdement sur le marché du travail européen déjà marqué par des taux chômage historiquement très élevés ou, par ce qui est généralisé en Allemagne, le travail précaire, cela n’a pas le même enjeu politico-économique.2 Dans un cas, on intègrerait des réfugiés, dans l’autre on crée une nouvel armée de réserve de travailleurs à bon marché afin de briser les velléités revendicatrices du prolétariat européen quelles que soient ses origines. On peut anticiper sans trop d’erreur ce qui va arriver en donnant l’exemple espagnol. Lorsque des travailleurs saisonniers marocains de l’agriculture du sud du pays se mirent en grève pour protester contre des conditions de travail quasi esclavagistes, ils furent aisément remplacés par l’arrivée massive de Roumains qui acceptaient des salaires de misère et des logements que le chien du propriétaire eût refusé à coup sûr. Que les présidents des patronats allemand, français et belge, le ministre de l’économie allemand (CDU) chantent en cœur les bienfaits de cette immigration massive pour l’économie de leur pays respectifs et de l’Europe occidentale, ne semble pas surprendre l’attention critique des gauchistes et des pleureuses droit-de-l’hommisme professionnelles dans leur enthousiasme charitable. Quant à moi, je n’ai jamais vu les représentants du grand capital soutenir une action politico-économique sans qu’il y ait à la clef de la plus-value à récupérer d’une manière ou d’une autre. Car allemand, français, belge ou britannique, le capital est le même, il n’a qu’un seul but : le plus grand bénéfice possible le plus vite possible.

Dans son dernier article Zizek pointe bien la problématique de cette crise où ni les solutions néo-libérales du laisser faire généralisé ni celles de la gauche humaniste du type « accueillons tous le monde » ne seraient à même de résoudre le problème comme par enchantement, car elles ne répondent en rien au défi mondial que révèle cette crise.3 Si on suit les néo-libéraux ou les gauchistes de diverses obédiences nous dit Zizek, et qu’on ouvre les portes de l’Europe à tout va, il est assuré que dans les deux ou trois ans à venir, tout au plus, nous assisterons à des révoltes populaires de la part des peuples européens, révoltes qui mèneront à coup sûr à des guerre civiles généralisées, une forme renouvelée de la Weltbürgerkrieg de Carl Schmitt. Or nous Européens depuis deux mois sommes placés devant un fait accompli dont l’origine est quelque peu mystérieuse (et que très peu veulent interroger), le raz de marée des émigrants. Certes on ne peut renvoyer ces gens, du moins une majorité. De ce point de vue les maîtres occidentaux du monde ont très bien joué le coup de la charité et de l’humanisme des gens pour tenter, une fois encore, de briser toute résistance des peuples européens à la mondialisation du pouvoir des banques et des très grandes entreprises, des fonds de pensions anglo-saxons et des autres grands joueurs de la spéculation économique.

De plus, l’articulation de la légitimation de cette soudaine et étrange hospitalité (les travailleurs d’Europe de l’Est ne sont plus tellement les bienvenus à l’Ouest, et les Tsiganes encore moins) s’incarnant comme on le dit « dans le discours des valeurs de l’humanisme propre à l’Occident européen » est un faux-semblant offert aux amnésiques et aux ignorants par des cyniques sans scrupules. C’est en quelque sorte le simulacre proposé par le maître vis à vis de l’esclave, celui-là obligeant celui-ci à tenir le langage de la pitié pour mieux ensuite le contraindre. On retrouve ici exactement le schéma narratif du colonisé qui est conduit à tenir le langage du maître pour justifier les bienfaits civilisationnels de la colonisation.4 En effet, le langage de l’humanisme des valeurs occidentales est à coup sûr le pire des simulacres politiques que j’ai pu lire ou écouter ces dernières semaines. Car, à quelles valeurs humanistes occidentales ces bonimenteurs de gazettes, d’émission audio-visuelles, voire de revues académiques se réfèrent-ils ? Au whisful thinking de l’idéalisme de rêve des néo-kantiens toujours en retard d’une bataille, aux merveilles de l’Inquisition, aux Guerres de religions, à la Guerre de Trente ans, au génocide du Wurtemberg par les troupes du Grand Roi, Louis XIV, au radicalisme sans pitié des révolutionnaires de la Terreur, à la colonisation de l’Amérique et à l’Holocauste de Indiens des Caraïbes, du Nord et du Sud, au commerce mondial des esclaves, aux Carpetbaggers du Deep South, à l’extermination des Zoulous et des Boers, aux boucheries des champs de bataille de la Première Guerre mondiale, à celles plus étendues de la Seconde, aux camps de concentration et d’extermination nazis, à la Guerre d’Algérie et à la torture systématique des prisonniers du FLN, à la Guerre du Vietnam avec la napalmisation des populations civile et le Yellow rain, à l’usage des munitions à uranium appauvri par l’OTAN lors des Guerres de Yougoslavie, d’Irak et d’Afghanistan, au dernier bombardement systématique de Gaza, à la démolition de la Libye… Bref de quoi nous parle-t-on ?… Car, de fait, les seules valeurs de l’Occident que je connaisse se nomment valeurs d’échange et se négocient dans les quelques grandes bourses qui dominent le monde économico-politique…

Tout empire périra
Il n’est pas de mystère quant à une possibilité théorique d’un règlement réel du problème des migrants. Il ne pourrait avoir lieu qu’avec un changement radical de politique au Moyen-Orient et en Afrique. C’est le vœu de Zizek, vœu d’une grande justesse, mais aujourd’hui totalement irréaliste parce que le Capital mondialisé sous la houlette étasunienne a précisément besoin de ce chaos plus ou moins maîtrisé pour maintenir sa griffe sur les ressources énergétiques du monde et bloquer toute émergence de nouveaux pouvoirs mondiaux (ce qu’il a du mal à réaliser avec la réémergence de la Russie et l’émergence de la Chine). L’Empire et ses commensaux sont prêts à tout pour arriver à leurs fins, et repousser sans cesse les termes de leur décadence (« tout empire périra », écrivait le grand historien des relations internationales Jean-Baptiste Duroselle). Pour ce faire, ils sont prêts à organiser le déplacement de milliers de personnes en mettant à feu et à sang des pays aux gouvernements légitimes, mais récalcitrants à leurs commandements. Certes, comme toute politique, il est une part d’inconnue dans les décisions des maîtres, car l’aléa est le propre de la liberté dans l’histoire qui est un devenir qu’aucun initiateur ne peut maîtriser en totalité, voire prévoir, mais il n’empêche, pour contrôler la situation il leur semble avantageux d’étendre à l’Europe une partie du chaos afin de briser pour au moins un siècle ce qui peut encore rester de pouvoir aux classes ouvrières européennes. C’est pourquoi demain on peut s’attendre ici et là à diverses guerres civiles larvées. Et je n’en veux pour preuve que de rappeler combien Madame Merkel appelle de ses vœux la constitution d’une force de police militaire européenne transnationale qui pourrait intervenir ici ou là dans le cadre de l’UE, évitant, autant que faire se pourrait, des solidarités nationales entre une force de police locale et des hommes révoltés… Sans me faire prophète, il me semble que demain « There will be blood » sur notre sol européen, ce que, comme une prémonition mortifère, nous annonça à la fin du siècle dernier la Guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie… Ainsi les droits-de-l’hommiste professionnels auront très bientôt beaucoup d’autres larmes à verser… Je souhaite qu’ils en aient de larges réserves à la hauteur des crimes de masse qui s’annoncent…

Claude Karnoouh
Bucarest 11 septembre 2015
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1 MichelOnfray :http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/09/10/31003-20150910ARTFIG00382-michel-onfray-on-criminalise-la-moindre-interrogation-sur-les-migrants.php
2 Jacques Sapir : http://www.info-contre-info.fr/economie-societe-video/videolorsque-lallemagne-veut-accueillir-800-000-emigrants-cest-un-tres-beau-geste
Jean-Michel Gradt.http://www.lesechos.fr/20/02/2015/lesechos.fr/0204174006166_allemagne---12-5-millions-de-personnes-sous-le-seuil-de-pauvrete--un-record.htm
3 Slavo Zizek : http://www.lrb.co.uk/v37/n18/slavoj-zizek/the-non-existence-of-norway
4 Albert Memmi : Portrait du colonisé, précédé du portrait du colonisateur, Paris, 1957.

marți, 15 septembrie 2015

La fausse « crise des réfugiés » par Thierry Meyssan

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. De citit cu interes dar cu suspiciune. A fondat Axis for Peace, care părea o manipulare rusească. Locuiește în Siria. Cu prietenie, Dan Culcer

La fausse « crise des réfugiés »
par Thierry Meyssan

Alors que les médias européens suscitent l’émotion en montrant des photographies d’un enfant noyé et des reportages sur des foules traversant les Balkans à pied, Thierry Meyssan montre que ces images sont fabriquées. Certes, elles servent les intérêts du patron des patrons allemand, Ulrich Grillo, et de l’Otan. Mais elles ne rendent pas compte du phénomène dans son ensemble et conduisent les Européens à des réponses inadaptées.

RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 7 SEPTEMBRE 2015
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La partie gauche de cette photographie a été très largement publiée par la presse atlantiste. La victime, un enfant syrien kurde, Aylan Kurdi, est sensée avoir été rejetée par la mer. Cependant, son cadavre est perpendiculaire aux vagues au lieu de leur être parallèle. La présence sur la partie droite de l’image d’un photographe turc officiel confirme l’idée d’une mise en scène. Au loin, on distingue des baigneurs.

Une vague d’émotion a submergé brutalement les populations vivant dans l’espace Otan. Elles ont soudainement pris conscience du drame des réfugiés en Méditerranée ; une tragédie qui dure depuis des années dans leur indifférence permanente.

Ce revirement est dû a la publication d’une photographie montrant un enfant noyé, échoué sur une plage turque. Peu importe que cette image soit un grossier montage : la mer rejette les cadavres parallèlement aux vagues, jamais perpendiculairement. Peu importe qu’elle ait été instantanément reproduite à la "une" de presque tous les journaux de la zone Otan en moins de deux jours. On vous a déjà dit que la presse occidentale est libre et pluraliste.

Poursuivant sur le même créneau, les télévisions multiplièrent les reportages sur l’exode de milliers de Syriens, à pied, à travers les Balkans. Une attention particulière fut portée à la traversée de la Hongrie, qui construisit d’abord une inutile barrière en barbelés, puis multiplia les décisions contradictoires de sorte que l’on puisse filmer des foules marchant le long de voies ferrées et prenant des trains d’assaut.

« Réagissant » à l’émotion qu’ils ont provoquée chez leurs concitoyens, les dirigeants européens « surpris » et peinés se déchirent sur la manière dont ils porteront secours à ces réfugiés. Antonio Guterres, ancien président de l’Internationale socialiste et actuel Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, s’invite à leur débat en prônant « la participation obligatoire de tous les États membres de l’UE. Selon des estimations préliminaires, les pays européens ont un besoin potentiel d’accroître les opportunités de réinstallation à 200 000 places », déclare-t-il.

Quel est le problème réel, qui l’instrumente et dans quel but ?
Les réfugiés de Méditerranée

Depuis le « Printemps arabe », en 2011, le nombre de personnes tentant de traverser la Méditerranée et d’entrer dans l’Union européenne a considérablement augmenté. Il a plus que doublé et s’est élevé en 2014 à 626 000.Flux de migrants vers l’Union européenne (en centaines de milliers)Source : Eurostat

Cependant, contrairement à une idée répandue, il ne s’agit pas là d’une vague nouvelle et ingérable. En 1992, alors que l’Union ne comprenait que 15 des 28 États actuels, elle en recevait plus encore : 672 000 pour 380 millions d’habitants. Il existe donc une marge considérable avant que les migrants ne déstabilisent l’économie européenne et ses 508millions d’habitants actuels.

Ces migrants sont pour plus de deux tiers des hommes. Selon leurs déclarations, plus de la moitié d’entre eux ont entre 18 et 34 ans. En général, il ne s’agit donc pas de familles.Proportion d’hommes parmi les migrants entrés dans l’Union en 2014.Source : Eurostat

Contrairement à l’idée actuellement répandue par les médias, moins d’un tiers seulement sont des réfugiés fuyant des zones de guerre : 20 % sont des Syriens, 7 % des Afghans, et 3 % des Irakiens.

Les deux autres tiers ne proviennent pas de pays en guerre et sont principalement des migrants économiques.

En d’autres termes, le phénomène des migrations n’est que marginalement lié au « Printemps arabe » et aux guerres. Les pauvres quittent leur pays et tentent leur chance dans les pays riches en vertu de l’ordre post-colonial et de la globalisation. Ce phénomène, après avoir régressé de 1992 à 2006, a repris et s’amplifie progressivement. Il ne représente actuellement que 0,12 % annuel de la population européenne, soit —s’il est correctement géré— aucun danger à court terme pour l’Union.Le président de la Fédération de l’industrie allemande, Ulrich Grillo, souhaite 800 000 travailleurs étrangers supplémentaires en Allemagne. Les accords européens l’interdisant et l’opinion publique y étant hostile, il participe à la mise en scène de la « crise des réfugiés » pour faire évoluer la réglementation.
Les migrants posent-ils un problème ?

Ce flux de migrants inquiète les populations européennes, mais est célébré par le patronat allemand. En décembre 2014, le « patron des patrons » allemands, Ulrich Grillo, déclarait à DPA en masquant hypocritement ses intérêts derrière de bons sentiments : « Nous sommes depuis longtemps un pays d’immigration et nous devons le rester ». « En tant que pays prospère et aussi par amour chrétien de son prochain, notre pays devrait se permettre d’accueillir plus de réfugiés ». Et encore : « Je me distancie très clairement des néonazis et des racistes qui se rassemblent à Dresde et ailleurs ». Plus sérieux : « En raison de notre évolution démographique, nous assurons de la croissance et de la prospérité avec l’immigration » [1].

Ce discours reprend les mêmes arguments que ceux du patronat français des années 70. Plus encore aujourd’hui, les populations européennes sont relativement éduquées et qualifiées, tandis que la grande majorité des migrants ne le sont pas et peut facilement occuper certains types d’emplois. Progressivement, l’arrivée d’une main d’œuvre non-qualifiée, acceptant des conditions de vie inférieure à celles des Européens, suscita des tensions sur le marché du travail. Le patronat français poussa alors au regroupement familial. La loi de 1976, son interprétation par le Conseil d’État en 1977 et la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’homme ont largement déstabilisé la société. Le même phénomène est observable en Allemagne depuis l’adoption des mêmes dispositions avec l’inscription, en 2007, du regroupement familial dans la loi sur l’immigration.

Contrairement à une idée reçue, les migrants économiques ne posent pas de problème d’identité en Europe, mais manquent dans leur pays d’origine. Par contre, ils posent un problème social en Allemagne où, du fait de la politique insufflée notamment par Ulrich Grillo, la classe ouvrière est déjà victime d’une exploitation féroce.

Partout ailleurs, ce ne sont pas les migrants économiques, mais le regroupement familial ultérieur qui pose problème.
Qui fabrique l’image actuelle de « crise des réfugiés » ?

Depuis le début de l’année, le passage de la Turquie à la Hongrie, qui coûtait 10 000 dollars, a baissé à 2 000 dollars par personne. Certes certains passeurs sont des esclavagistes, mais beaucoup cherchent simplement à rendre service à des personnes en détresse. Quoi qu’il en soit, qui paye la différence ?

Par ailleurs, si au début de la guerre contre la Syrie, le Qatar imprimait et distribuait aux jihadistes d’al-Qaïda de faux passeports syriens pour qu’ils puissent convaincre les journalistes atlantistes qu’ils étaient des « rebelles » et non des mercenaires étrangers, de faux passeports syriens sont aujourd’hui distribués par certains passeurs à des migrants non-syriens. Les migrants qui les acceptent pensent à juste titre que ces faux papiers faciliteront leur accueil dans l’Union. En effet, les États membres de l’Union ayant fermé leurs ambassades en Syrie —sauf la République tchèque et la Roumanie—, il ne leur est pas possible de vérifier l’authenticité de ces passeports.

Il y a six mois, je m’étonnais de la cécité des dirigeants de l’Union qui ne comprenaient pas la volonté des États-Unis d’affaiblir leurs pays, y compris par la « crise des réfugiés » [2]. Le mois dernier, le magazine Info Direkt a affirmé que, selon les services de Renseignement autrichiens, le passage en Europe des réfugiés syriens était organisé par les États-Unis [3]. Cette imputation reste à vérifier, mais constitue d’ores et déjà une hypothèse solide.

Au demeurant, tous ces événements et ces manipulations seraient sans gravité si les États membres de l’Union mettaient un terme au regroupement familial. Le seul vrai problème ne serait pas alors l’entrée des migrants, mais le sort de ceux qui meurent en route, en traversant la Méditerranée. La seule réalité qui ne mobilise aucun dirigeant européen.
Que prépare l’Otan ?

Actuellement, l’Otan, c’est-à-dire le bras armé international des États-Unis, n’a pas bronché. Mais, selon ses nouvelles missions, l’Alliance atlantique se réserve la possibilité d’intervenir militairement lorsqu’il y a des migrations importantes.

Sachant que seule l’Otan est connue pour disposer de la capacité de diffuser une intoxication à la "une" de tous les quotidiens de ses États membres, il est hautement probable qu’elle organise la campagne actuelle. En outre, l’assimilation de tous les migrants à des réfugiés fuyant les zones de guerre et l’insistance sur l’origine supposée syrienne de ces migrants laisse à penser que l’Otan prépare une action publique liée à la guerre qu’elle mène secrètement contre la Syrie.
Thierry Meyssan




[1] « Allemagne : le patronat veut plus de réfugiés », AFP, 23 décembre 2014.

[2] « La cécité de l’Union européenne face à la stratégie militaire des États-Unis », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 avril 2015.

[3] “Insider : Die USA bezahlen die Schlepper nach Europa !”, Info Direkt, 5. August 2015. « Les USA accusés de financer l’envoi de réfugiés en Europe », Réseau Voltaire, 13 août 2015.
Thierry Meyssan

Consultant politique, président-fondateur duRéseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Dernier ouvrage en français :L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007). CompteTwitter officiel.
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Source : « La fausse « crise des réfugiés » », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 7 septembre 2015,www.voltairenet.org/article188608.html

miercuri, 9 septembrie 2015

Un exemplu de manipulare: Confuzia de nume și confuzia de mesaje



Vă rog să urmăriți acest video selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. 
Cu prietenie, Dan Culcer
El este publicat sub titlul propagandistic : «De necrezut. Directorul Serviciului de Informații al SUA devoalează planul său de control al Europei.» adică pe grnțuzește : «

Incroyable le directeur de renseignement Americain dévoile son plan pour contrôler l'Europe» Propaganda nu se știe a cui șli ăn favoare sau defavoare cui se construiește cu ajutorul unei confuzii voite. E vorba de doouă persoane diferite, ambele pre nume Friedman. 

Cu cîteva comentarii mai jps, această precizare este făcută de un internaut : «L'homme qui parle dans cette vidéo n'est PAS le prétendu "directeur du renseignement américain" ! Il s'agit de George Friedman, fondateur et PDG de Stratfor, comme cela est précisé au début de la vidéo. Stratfor est une société privée américaine. Donc cette vidéo montre l'avis personnel d'une personne privée. Rien de plus. Il faut dire la Vérité, rien que la Vérité, TOUTE la Vérité. Publicat pe 16 apr. 2015» În concluzie, vigilența nu este niciodată excesivă pe Internet, manipulările se bazează pe neatenția oamenilor.

Abonnez-vous à la chaîne YouTube de Thalie Thalie et allez vois ses vidéos remarquables .
https://www.youtube.com/channel/UCV7E...
Aici seconstruiește confuzia. Se insinuează ideea că șeful serviciului de informații american vorbește unor ascultători invitați de Stratford. De fapt e vorba de opinia direcotrului care vrea să atragă auditori care plătesc pentru conferențiarii săi.
« G. Friedman "..c’est cynique, amoral, mais ça marche ».
Stratfor: comment Washington peut conserver sa domination sur la planète. Extraits du discours de George Friedman, directeur de la société de renseignement et d’analyse Stratfor, dite la « CIA de l'ombre », au Council on Foreign Relations de Chicago.
Dans son discours au Council il explique comment Washington peut conserver sa domination sur la planète. Il identifie également les ennemis potentiels des USA.

Friedman voudrait que le monde actuel soit exclusivement sous le contrôle direct ou indirect des USA
Le président de Stratfor déclare que les USA n'ont pas de relations avec l'Europe. « Nous avons des relations avec la Roumanie, la France et ainsi de suite. Il n'y a pas d'Europe avec laquelle les USA ont des relations quelconques". Cela rappelle forcément la conversation de la sous-secrétaire d'Etat Victoria Nuland avec l'ambassadeur des USA à Kiev en 2014. Nuland avait alors expliqué à son interlocuteur en des termes très crus ce qu'elle pensait de l'Europe unie et de ses dirigeants: https://www.youtube.com/watch?v=2-kbw... 33] Plus tard, elle a présenté ses excuses pour la forme de ses propos, mais pas sur le fond. Il faut savoir que Mme Nuland est une lectrice des notes analytiques de Stratfor.
« Les USA contrôlent tous les océans de la terre. Personne n'avait encore réussi à le faire. Par conséquent, nous pouvons nous ingérer partout sur la planète, mais personne ne peut nous attaquer. Le contrôle des océans et de l'espace est la base de notre pouvoir", a déclaré Friedman à Chicago,
Selon lui, "la priorité des USA est d'empêcher que le capital allemand et les technologies allemandes s'unissent avec les ressources naturelles et la main d'œuvre russes pour former une combinaison invincible".Créer un "cordon sanitaire" autour de la Russie permettra à terme aux USA de tenir en laisse l'Allemagne et toute l'Union européenne.»


Sursă https://www.youtube.com/watch?t=10&v=qM8nYBnlBmU

Art. 4 lin L. 112/2006 – privind Azilul în România

Subsemnatul Dan CULCER, cetățean român domiciliat în Franța, ziarist, doresc să supun atenției Președintelui României acest considerații juridice legale, în legătură cu fenomenul imigrărilor și a dreptului de azil în România.
Rog să mi se comunice direct dar și public poziția oficială a Președintelui României în acest domeniu. Dată fiind natura situației și caracterul ei de urgență, solicit un răspuns urgent, care să țină seama de aceste precizări.

Cu stimă, Dan Culcer

Art. 4 lin L. 112/2006 – privind Azilul în România

„Accesul la procedura de azil. Autorităţile competente asigură accesul la procedura de azil oricărui cetăţean străin sau apatrid, AFLAT PE TERITORIUL ROMÂNIEI ORI LA FRONTIERĂ, din momentul manifestării de voinţă, exprimată în scris sau oral, din care să rezulte că acesta solicită protecţia statului român, cu excepţia situaţiilor prevăzute expres de prezenta lege.”

Astfel încât, admiterea voluntară și necondiționată a cotei de refugiați care S-AU PREZENTAT PE TERITORIUL Germaniei și au solicitat ACOLO drepturile de azilanți, constituie o încălcare FLAGRANTĂ A LEGISLAȚIEI ÎN DOMENIU din România.

Astfel încât, admiterea pe teritoriul României a celor 1700 de azilanți, plus cei 4646, sau cei 6937, sau câți or mai fi, echivalează CU STRĂMUTAREA SAU COLONIZAREA PE TERITORIUL ROMÂNIEI A UNEI POPULAȚII STRĂINE, încălcându-se astfel prevederile art. 3, alin (4) din constituția României. Funcție de aceste argumente faptice și juridice, Președintele țării, primul-ministru și membrii CSAT, care vor admite această redislocare a unor azilanți ce au formulat cerere PE TERITORIUL GERMANIEI, se fac vinovați de săvârșirea infracțiunii de Înaltă Trădare, (art. 398 C.p), cu raportare la art. 394 C.p. Mai trebuie de precizat că suspendarea de facto a Acordului de la Dublin, privind procedura de solicitare și acordare a azilului, a fost determinată EXCLUSIV DE COMUNICATUL Oficiului Federal pentru Migrație și Refugiați din Germania, care, la data de 24 august 2015, a precizat într-un comunicat că Germania va acorda azil tuturor refugiaților care se vor prezenta pe teritoriul german.

Astfel încât, considerând că acțiunea BAMF (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge), direct responsabil pentru caducitatea de facto a Acordului de la Dublin, NU POATE constitui un motiv temeinic pentru suspendarea și / sau încălcarea Legilor în domeniul migrației și a Constituției Statului Român.

(Sursa argumentației http://ioncoja.ro/amestecate/ce-spune-legea/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ioncoja+%28Ion+Coja%29

miercuri, 2 septembrie 2015

Pactul Ribbentrop-Molotov: impartirea Europei de Est stabilita la 23 August 1939 si cum a evoluat situatia generata de el pana in 1944



Pactul Ribbentrop-Molotov: impartirea Europei de Est stabilita la 23 August 1939 si cum a evoluat situatia generata de el pana in 1944


In stanga harta stabilita de Stalin si Hitler la 23 August 1939 in protocolul aditional si secret al Pactului Ribbentrop-Molotov. Dupa cum se observa insa clar din harta din dreapta, care reprezinta situatia din 1944, neschimbata pana in ziua de astazi, Stalin a obtinut mult mai mult decat ii cedase Hitler la 23 August 1939. Astfel, nu s-a multumit numai cu Basarabia, ci a anexat si alte pamanturi pur romanesti: Bucovina de Nord si Herta. De asemenea a rapit de la Cehoslovacia (aliatul URSS!) si asa numita (impropriu) Ucraina Subcarpatica (care cuprinde, in parte, un alt teritoriu stravechi romanesc: Maramuresul de Jos, adevaratul Maramures istoric, de unde a pornit Dragos, intemeietorul Moldovei). In prezent aceste teritorii sunt ocupate de un stat artificial, o alta creatie a lui Stalin: Ucraina. De asemenea Stalin a anexat o parte din Germania, din Prusia Orientala, asa zisa, actualmente, enclava Kaliningrad.
Singurul esec suferit de Stalin a fost Finlanda, cedata lui cu "eleganta" de Hitler IN INTREGIME, numai ca finlandezii s-au opus cu intreaga lor mica armata, cu succes, in doua randuri (1939-1940 si 1941-1944), tiranului de la Kremlin. Cu toate ca a pierdut Karelia (cu jumatate din lacul Ladoga), Petsamo (iesirea Finlandei la Oceanul Inghetat de Nord), orasul hanseatic Viborg (Viipuri) si zona nordica Salla (pierderi dureroase si nedrepte pentru finlandezi) Finlanda a reusit insa sa-si pastreze majoritatea teritoriului, toata populatia si sistemul democratic de guvernamant, pana in ziua de astazi.

LIVIU VALENAS

luni, 31 august 2015

Simulation d'une troisième guerre mondiale Partie 1 : Positionnement



Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer