marți, 21 decembrie 2010

Ex ministru de externe al Franței, Roland Dumas : « Le 11-Septembre, JE N’Y CROIS PAS »

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

Article imprimé à partir du site de  l'Association CAPJPO-EuroPalestine:
http://www.europalestine.com
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ROLAND DUMAS : « LE 11-SEPTEMBRE, JE N’Y CROIS PAS »
Publié le 19-12-2010

Coming out. Jeudi, Roland Dumas, ancien président du Conseil  constitutionnel, a révélé, dans l’émission Ce soir ou jamais, « ne pas  croire » en la « théorie officielle » du 11-Septembre. Contacté en   exclusivité par Oumma, l’ex-ministre des Affaires étrangères s’explique.
"Roland Dumas : « Le 11-Septembre, je n’y crois pas »
par Hicham Hamza
"Frédéric Taddeï l’a échappé belle. Après le tollé médiatique provoqué l’an dernier par l’intervention de Mathieu Kassovitz dans son émission, l’animateur de France 3 a retenu, cette fois-ci, la leçon en désamorçant rapidement le commentaire explosif de son invité, Roland Dumas, au sujet, à nouveau, du 11-Septembre. Sollicité jeudi soir pourdébattre du « déclin de l’Occident »,l’avocat a vivement réagi aux propos de son interlocutrice, la géopolitologue Thérèse Delpech, sur le thème-marronnier de la guerre au terrorisme.
Extraits :
Roland Dumas : Pourquoi l’Occident s’acharne-t-il à aller dans des pays où il n’y a rien à faire ? Qu’est-ce que la force américaine est allée faire en Afghanistan ? Elle a trouvé la source du terrorisme ? Quoi, elle va trouver des types qui viennent faire sauter des… Pas du tout !
Thérèse Delpech : Il y a quelque chose qui s’appelle le 11-Septembre, quand même.
Roland Dumas : Ecoutez ,le 11-Septembre […] Moi, je vous dirai ce que je pense sur le 11-Septembre, je n’y crois pas. Mais ça, c’est autre chose. Frédéric Taddeï : On va pas faire un débat sur le 11- Septembre ! Maintenant, restons en 2010 !

Face au trio de ses contradicteurs atlantistes (le nouveau secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur Pierre Lellouche, la philosophe Thérèse Delpech et l’essayiste Guy Sorman), Roland Dumas persiste et signe en évoquant une « théorie officielle » du 11-Septembre. Et alors que son interlocutrice lui rappelle qu’il y a des « limites », l’ancien ministre s’insurge contre ce qu’il nomme une « dictature intellectuelle ». Sur son blog, l’intellectuel Guy Sorman a, pour sa part, qualifié Roland Dumas de « théoricien du complot » avant de dévoiler  incidemment un élément méconnu quant au positionnement de l’animateur : « Ma soirée fut totalement gâchée lorsque, hors antenne, Frédéric Taddéi m’avoua que, parmi les téléspectateurs, les adeptes de la théorie du complot étaient infiniment plus nombreux que ceux des faits. Ce serait pire encore, dit-il, si l’on sortait des frontières de l’Occident ».

Diplomatie option punk
Réputé pour son franc-parler, l’ancien député socialiste issu de la Résistance, âgé de 88 ans, n’avait pas manqué auparavant de fustiger,à plusieurs reprises, les défenseurs zélés des Etats-Unis ou d’Israël.
Visiblement, Roland Dumas, sur le point de sortir un ouvrage consacré à sa relation d’un demi-siècle avec François Mitterrand, continue  d’affirmer une liberté de ton, y compris sur des sujets encore plus délicats que le bellicisme américain ou la colonisation israélienne. A l’instar de plusieurs personnalités politiques à travers le monde , l’avocat, spécialisé dans le droit de l’information et ancien défenseur du Canard enchaîné, a transgressé la loi du silence qui prévaut en France sur les évènements du 11 septembre 2001.
Oumma l’avait déjà rencontré, l’hiver dernier, pour une série d’entretiens, notamment à propos de la politique étrangère de la France, de l’Iran ou de l’islamophobie hexagonale. En exclusivité, nous l’avons sollicité pour éclaircir son propos, quelque peu énigmatique, au sujet du 11-Septembre.

Vous avez déclaré hier soir dans l’émission de Frédéric Taddeï ne pas croire au 11-Septembre. Que voulez-vous dire par là ?
Eh bien, je crois qu’on ne peut pas faire plus clair ! Je ne crois pasà ce qui a été raconté à ce sujet.

A quoi faites-vous allusion précisément ?
Il y a énormément de faits anormaux dans la version officielle. J’ai lu et étudié de nombreuses recherches faites sur la question.  Beaucoup d’éléments ne tiennent pas : il suffit de se pencher, par  exemple, sur le cas du trou de l’avion dans le Pentagone, beaucoup trop petit, ou sur d’autres aspects moins connus.
La version officielle vous semble-t-elle davantage mensongère ou  lacunaire ?
Encore une fois, il suffit de se pencher sérieusement dessus pour se faire une idée. Je ne veux pas, pour l’instant, revenir là-dessus et commenter un commentaire personnel mais, effectivement, la version officielle ne tient pas.
Votre remarque, atypique pour une personnalité politique, n’a pas été  reprise par Frédéric Taddeï. Comment expliquez-vous, plus  généralement, la difficulté d’un tel débat en France par rapport aux  Etats-Unis où cette controverse est pourtant traitée dans les médias ?
Il faut croire que les subalternes sont sans doute plus zélés que leurs maîtres !
Propos recueillis par Hicham Hamza le vendredi 17 décembre 2010. pour Oumma.com


Source : http://www.oumma.com/Roland-Dumas-Le-11-Septembre-je-n

luni, 20 decembrie 2010

L’Histoire en danger par Annie Lacroix-Riz

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L’Histoire en danger par Annie Lacroix-Riz

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11 novembre 2010
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Les Sciences sociales se trouvent au cœur de l’offensive générale contre l’université, l’histoire en particulier, dont le statut a été étroitement associé à l’évolution politique de la France depuis le 19e siècle. Une dégradation considérable des contenus est intervenue en une vingtaine d’années, mesurable par l’évolution du contenu des manuels d’histoire dans tous les cycles de l’enseignement.


Elle a été facilitée par la droitisation de la profession, caractérisée par une soumission plus étroite de ses élites universitaires aux desiderata et pressions des milieux dirigeants, et d’une remise en cause, acceptée par les mêmes élites, revendiquée formellement par certaines d’entre elles, des méthodes classiques du travail historique : contestation de la priorité du recours aux archives originales, dénonciation du « positivisme » besogneux des ringards, promotion de l’histoire des « représentations » au détriment de la recherche de l’objet ou de la vérité historique ; dictature de certains thèmes ou sujets : « histoire du genre » directement importée des États-Unis, « histoire culturelle », « histoire des entreprises » (directement contrôlée par les élites privées et gouvernementales), chacune de ces spécialités tendant en l’occurrence à rompre toute attache avec l’histoire des classes sociales, etc.

Le contrôle des milieux dirigeants, assurément pas neuf, sur la recherche en histoire a été accru depuis les années 1990 : il s’est affiché dans les missions et commissions officielles confiées par divers gouvernements à des universitaires consensuels et médiatiques, et dans la création systématique de groupes institutionnels de recherche directement financés par des grands groupes (Banque de France, SEITA, RATP, banques, etc.) et plaçant en situation de dépendance financière donc scientifique les enseignants-chercheurs ou chercheurs y apportant leur contribution ou leur caution. C’est dans ce cadre conjoncturel que des spécialités historiques, devenues plus périlleuses que jamais pour les carrières et promotions, ont perdu toute attractivité. Entre autres liquidations, on a enregistré celle, spectaculaire, de l’histoire du mouvement ouvrier, dont l’essor, si modeste qu’il fût demeuré, avait accompagné l’existence d’un parti révolutionnaire important. On dispose là de l’exemple type, d’une part, du parallélisme entre la conjoncture politique et le statut de l’histoire, et, d’autre part, du lien direct entre la destruction (ou l’autodestruction) du PCF et les conditions objectives d’exercice du métier d’historien.

Le débat historique, élément organique du bon fonctionnement de la profession, a disparu au cours de la même période au profit de la publicité médiatique accordée à des « débats » dont tous les interlocuteurs sont d’accord sur l’essentiel : ce qui vaut pour la plupart des colloques « scientifiques » est symbolisé par les « Rendez-vous historiques de Blois » qui, chaque année en octobre, incarnent ce consensus distingué droite-gauche de gouvernement, sur tous les thèmes, de « l’Europe » à « l’argent ». Colloques et congrès réunissent sauf exception des scientifiques consensuels, dont la problématique exclut toute contestation des thèses dominantes. Le phénomène a été rendu systématique par les difficultés sans cesse aggravées du financement public et national de la recherche : la récente « réforme des universités » doit achever un processus qui l’a précédée. Le financement « européen » est donc venu renforcer les tendances strictement françaises : tout colloque « européen » n’a pu se tenir que dans un cadre idéologique défini, exclusivement « européiste ». La production historique associée porte désormais label officiel, recommandé par les autorités de la profession, via les bibliographies des concours de recrutement, idéologiquement unilatérales, parfois directement issues des « Presses » européennes de Bruxelles. Car les concours eux-mêmes, naguère caution de la qualité scientifique de l’histoire française, ont été investis, avec la complicité d’universitaires « européistes » et prosélytes, par le dithyrambe sur l’« union européenne » présentée comme un heureux impératif historique depuis l’après Première Guerre mondiale (question mise aux concours de 2007 à 2009). Les bibliographies y afférentes sont agréées par la revue corporative de l’APHG (Association des professeurs d’histoire et de géographie de l’enseignement public), Historiens et Géographes. L’histoire contemporaine s’est à peu près alignée sur l’école des Sciences Politiques et la revue L’histoire, bréviaire de l’anticommunisme et de l’antimarxisme ou de la pensée fureto-courtoisienne (Le livre noir du communisme) qui fait depuis des décennies des ravages du secondaire au supérieur.

Les manuels, dirigés par des universitaires acquis aux orientations en cours, se sont adaptés, sans résistance notoire, aux « programmes » sans cesse remaniés et appauvris par le ministère de l’éducation nationale. L’étude de la crise des années 1930 a été bannie de l’enseignement secondaire, entre autres suppressions chargées d’abolir toute connaissance et toute réflexion sur les systèmes économiques. Les divers manuels ont souscrit à la prescription de l’étude conjuguée des « totalitarismes », confondant dans une même leçon les régimes fascistes et le « régime stalinien ». L’APHG est allée en mars 2007 jusqu’à apporter sa caution officielle à la diffusion, organisée sous l’égide du ministère de l’éducation nationale, d’un long documentaire (100 mn) diffusé sur la chaîne M 6, culturelle entre tous, « Staline, le tyran rouge », insulte à l’intelligence des spectateurs et parangon du brouet qui est aujourd’hui servi à la population française en général et à sa jeunesse en particulier.

Les vingt dernières années, sous les gouvernements de « gauche » comme de droite, ont vu la part de l’histoire s’affaiblir dans l’enseignement secondaire, y compris dans le cycle long (trois heures en section scientifique des lycées au lieu de quatre). En section scientifique, celle qui forme ceux qui sont chargés d’organiser le travail des autres, l’histoire sera, dans le cadre de la « réforme des lycées », qui promet d’être aussi drastique que celle de l’université, transformée en option pur et simple, autrement dit supprimée. Ce qui la réduira au rôle qu’elle occupe aux États-Unis : la masse de la population est là-bas ainsi privée d’accès à la moindre connaissance historique, condition rêvée pour qu’histoire et propagande ne fassent qu’un.

La droitisation du corps, facilitée par la conjoncture politique française, par la sélection sociale grandissante (cf. infra) et par la disparition ou l’amoindrissement des contenus scientifiques, n’a cependant pas suffi à l’entreprise de liquidation. C’est donc la discipline, finalement toujours incontrôlable en dernière analyse, qui requiert intervention directe. En 2008, la nouvelle loi sur les archives, visant à remplacer celle de 1979, a donné prétexte à tentative « parlementaire » d’étendre les délais d’ouverture des fonds d’État (jusqu’à 75 ans au lieu de 30 ou 60) : le succès de l’entreprise aurait rendu impossible l’étude de l’histoire de la France au 20e siècle. Le « débat » s’est tenu sur fond de prescriptions législatives imposées aux enseignants et chercheurs sur la grande mission coloniale et civilisatrice française. La protestation de la profession, plus sensible à ce type d’assaut direct qu’aux attaques insidieuses de long terme, a contribué à l’abandon de certaines prétentions, mais le recul à cet égard ne saurait tromper.

La « réforme des universités », mitonnée à la sauce « européenne » déjà mentionnée, doit parfaire la mission liquidatrice. Tout y contribuera : l’« autonomie » des établissements ; la privatisation revendiquée des ressources, alors même que des fonds publics considérables sont affectés au « crédit recherche », forme de financement public sans contrôle de la grande production privée ; la dictature des présidences d’université sur les recrutements, sur les emplois du temps des personnels classés en « chercheurs » et « non-chercheurs » (offensive contre le décret de 1984 bloquée en 2009 : pour combien de temps ?), sur les carrières, sur le choix des options d’enseignement et de recherche, notamment via les financements ; la précarisation grandissante du corps des enseignants-chercheurs ; la « secondarisation » de la plupart des universités, réduites au premier cycle (avec fermeture des petits établissements et regroupements sur d’autres), excluant la recherche pour leurs personnels et son bénéfice pour les étudiants des premiers cycles du supérieur ; l’affaiblissement considérable, entamé depuis la « réforme [européenne] des LMD » (examinée plus loin), des « masters-recherche » liés à la double filière enseignement-recherche au profit des masters « professionnels » dont le « niveau » final (dit de M2, à bac + 5) exclura ses prétendus « bénéficiaires » de tout statut et de toute protection professionnels. Il y a six ans, l’offensive contre le statut de la fonction publique ou thatchérisation stricto sensu a été annoncée aux cénacles discrets des grandes écoles hérités des clubs synarchiques, notamment par Michel Pébereau, alors président de BNP Paribas, et Eric Woerth alors « secrétaire d’État chargé de la réforme de l’Etat », respectivement devant le « cercle des centraliens dirigeants » les 18 juin et 7 octobre 2004 » (Nos débats, n° 8, octobre 2004. La tempête en cours – la liquidation de fait et de droit du statut de la fonction publique de novembre 1946 y était décrite avec un grand luxe de détails, telle qu’elle se déroule actuellement, en l’absence de forte réaction syndicale jusqu’à présent. Elle aura, certes, des effets directs sur le niveau général des salaires français : tendant à liquider le socle du « salaire minimum vital » que le statut de 1946 a fondé, elle doit faciliter la fixation des salaires, secteur privé inclus, à des niveaux très bas. C’est la garantie statutaire accordée par le statut Thorez à des millions de fonctionnaires qui a conforté la situation de la totalité des salariés, ce que la propagande dissimule à ces derniers, avec un certain succès, depuis les origines.

Mais cet assaut contre les fonctionnaires ne concerne pas seulement les salaires, directs et indirects, des fonctionnaires et des non-fonctionnaires. Il heurte aussi de front l’indépendance des disciplines, histoire comprise (les sciences économiques, dont l’indépendance ou le sens critique ulcère le MEDEF, la philosophie, et tout le reste des sciences sociales font l’objet des mêmes tentatives de casse). La disparition du socle protecteur de 1946 a été à l’université (entendue au sens large de maîtresse des diplômes et grades) facilitée par la réduction des concours à une peau de chagrin. Cette réduction, progressive depuis les années 1980, sous les gouvernements de « gauche » et de droite, s’effectue désormais à un rythme drastique. Elle a été concomitante de la réforme « européenne » du « LMD » (licence, maîtrise, doctorat) de 2005, présentée sous un jour fort engageant, qui a dupé la majorité des universitaires. Elle devait assurer un « niveau » de formation théoriquement accru mais qui ne serait sanctionné ni par un concours ni par le statut y afférent : la durée des études a été élevée d’un ou deux ans, mais aucune garantie supplémentaire ne sanctionnera cette élévation. Le contenu scientifique des études a été par ailleurs affaibli par mainte « réforme », notamment par la « semestrialisation » des cours, naguère annuels, prétexte à réduire le contenu scientifique des enseignements. La « réforme » en cours depuis 2008-2009 réservera les concours à une minorité sociologique encore plus étroite qu’actuellement : une bonne moitié des étudiants est constituée de salariés, déjà fortement brimés dans l’avancement de leurs études, puisqu’il leur faut en moyenne deux fois plus de temps qu’à leurs camarades non salariés pour « boucler » leurs études. Ils vont être, dans ce domaine aussi, doublement frappés par la « réforme » des retraites : qui pourra attendre l’âge de 30 ans ou davantage pour accéder à la carrière enseignante (et à la capacité à cotisation) ?

La promesse de « revalorisation » des carrières du secondaire – agréée pendant plusieurs années par le syndicalisme naguère combatif (c’est à dire la FSU, et pas seulement le syndicalisme officiellement compréhensif du style CFDT ou UNSA) – va se transformer, vu la restriction du recrutement des fonctionnaires, en généralisation des personnels précaires dans le secondaire. Sans parler des effets de la loi « mobilité » d’août 2009, qui permettra de licencier ceux qui auront conservé le bénéfice du statut dans le cas, massivement programmé par dizaines de milliers par an, de suppression des postes de titulaires (au bout, vite atteint, de trois refus). Appelés à devenir majoritaires dans les effectifs, contraints à des horaires remis au bon vouloir des chefs d’établissement – la gauche de gouvernement est en plein accord de fait avec la droite sur les « 35 heures » minimales de présence à l’école , ces nouveaux et jeunes personnels seront mis dans l’impossibilité de faire de la recherche – alors que le secondaire a été depuis le 19e siècle un vivier de la recherche historique (ou littéraire) en France.

La liquidation du CNRS, qui complète les multiples mesures contre la recherche prises à l’université même, doit parfaire la mission. Réduits à une situation précaire, soumis à leurs chefs d’établissement, contraints à passer des contrats de recherche brefs et limités aux objectifs fixés par les institutions (présidences d’université et autres responsables de la recherche en France), les historiens seront privés du minimum d’indépendance intellectuelle et économique que leur ont assuré les garanties acquises après la Libération. C’est dire que le sauvetage de l’héritage de la Libération, et notamment du statut de la fonction publique Maurice Thorez, n’est pas moins important pour l’avenir de la science française en général, de l’histoire en particulier, que pour les conditions de vie et de travail de l’ensemble des personnels de l’enseignement et de la recherche. Le sort de l’histoire en France, discipline dont le caractère décisif est lié à son insertion dans le débat politique national depuis les lendemains de la révolution française, dépend directement des réponses politiques qui seront données à la crise systémique. Toute réflexion sur les solutions à envisager impose d’examiner avec lucidité le bilan catastrophique qu’ont accumulé en la matière la droite actuellement aux affaires et la « gauche » qui a sans répit alterné avec elle depuis 1981.

(On trouvera des détails sur les questions ici abordées dans mon ouvrage L’histoire contemporaine sous influence, Pantin, Le temps des cerises, 2004, 145 p., tirage 2010, et sur mon site, http://www.historiographie.info/, rubrique travaux)

Activităţile Intelligence Service în România De la Take Ionescu la Şcoala de la Păltiniş

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Activităţile Intelligence Service în România
De la Take Ionescu la Şcoala de la Păltiniş




„Şcoala de la Păltiniş" nu o putem expedia prin menţiuni lapidare. În ultimă instanţă, Noica, în calitate de "agent formator ideologic" sau de "război politic" al Intelligence Service, şi-a asumat misiunea să formeze un număr de 10 propagandişti ai sistemului de valori occidentale (în cazul celui britanic, nu putem vorbi nici măcar de unul catolic!). Fiecare din cei zece, la rândul său... şi tot aşa, mai departe, până la coagularea unei elite conducătoare.
Acum, să nu credem că Noica i-a adunat pe cei zece şi le-a ţinut prelegeri...
Adept fervent al teoriei elitelor, filosoful a fost uşor de sugestionat să creeze o şcoală în care să-şi formeze discipoli. Noica spunea : „Visez o şcoală în care să nu se predea, la drept vorbind, nimic. Să trăieşti liniştit şi cuviincios, într-o margine de cetate, iar oamenii tineri, câţiva oameni tineri ai lumii, să vină acolo spre a se elibera de tirania profesoratului. Căci totul şi toţi dau lecţii. Totul trebuie învăţat pe din afară şi pe dinafară, iar singurul lucru care le e îngăduit din când în când e să pună întrebări. Dar nu vedeţi că au şi ei de spus ceva, de mărturisit ceva? Şi nu vedeţi că noi nu avem întotdeauna ce să le spunem? Suntem doar mijlocitori între ei şi ei înşişi... Stări de spirit, asta trebuie dat altora; nu conţinuturi, nu sfaturi, nu învăţături."
Asta trebuia să devina Noica, un creator de stări de spirit...
Se ajunsese la un pelerinaj al discipolilor, câteva zeci. O listă aproximativă ar cuprinde între 30 şi 50 de nume.
Constantă, importantă şi, cel mai adesea fără martori, a fost prezenţa în preajma lui Noica a doi dintre aceştia: Gabriel Liiceanu şi Andrei Pleşu.

La Păltiniş se organizau periodic şi seminarii. Acestea au fost frecventate, mai mult sau mai puţin constant de către [ordinea este cea alfabetica]: Paul Anghel, Constantin Barbu, Francisca Băltăceanu, Aurel Brumaru, Andrei Cornea, Alexandru Dragomir, Marta Gutu, Andrei Justin Hossu, Dan Iacob, Thomas Kleininger, Şerban Nicolau, Octavian Nistor, Ion Papuc, Monica Pillat, George Purdea, Victor Stoichiţă, Alexandru Surdu, Mihai Şora, Marin Tarangul, Sorin Vieru, Vasile Dem. Zamfirescu.
Noica credea sincer că, dacă va reuşi să creeze o elită, aceasta se va impune în structurile de conducere a societăţii şi va „schimba la faţă România". Idealismul lui Noica a fost abil speculat. În cazul său i s-au avut în vedere profilul moral şi convingerile filosofice, efectele directe ale valorii sale intrinseci în formarea unor pesonalităţi, care să determine evoluţii social-politice cu sens şi semnificaţii istorice. Cam aşa lucra spionajul politic strategic în epoca războiului rece.
E bine de ştiut că atât Noica, cât şi alte mari personalităţi nu au respins nimic din ceea ce ei percepeau ca fiind constructiv, benefic şi necesar, potrivit convingerilor lor.
Gabriel Liiceanu şi Andrei Pleşu - mi-a relatat coordonatorul contraspionajului britanic din acea perioadă - şi-au sporit frecventa vizitelor la „Vila 23" (foto) când Noica le-a evidenţiat posibilităţile sale de a-i sprijini să obţină burse de studii în Occident. Lunar, la sfârşit de săptămână, îi duceau alimente, presă şi veşti. În mansarda rezervată filosofului sau în plimbările prin împrejurimi, ascultau expozeele lui Noica, pe teme aparent întâmplătoare şi se legau dialoguri. Noica le punea probleme filosofice şi le evalua opiniile. Andrei Pleşu era discipolul ascultător şi silitor. Gabriel Liiceanu era mai îndrăzneţ, uneori chiar uşor impertinent, ceea ce iscă contradicţii.

Gabriel Liiceanu
Desigur, se ridică întrebarea: „Prin cine şi cum a perfectat Noica obţinerea burselor şi nominalizarea celor doi discipoli?". Foarte ingenios, fără nicio implicare oficială, Noica a dat un semnal unor fundaţii germane din zona de ocupaţie britanica a R.F. Germania. Acestea, în numele interesului reciproc al dezvoltării bunelor relaţii romano-germane, au făcut toată treaba. Filiera nu au ştiut-o nici beneficiarii burselor.
Acum, firesc este să fiu interpelat în legătură cu modalitatea în care Noica, izolat la Păltiniş, putea comunica în exterior? Legătura lui Noica cu oamenii serviciilor speciale ale Majestatii Sale Regina Elisabeta a II-a a fost şi obiectul constatării flagrante. Ataşatul aero al Marii Britanii la Bucureşti obişnuia, asemenea altor membri ai Ataşaturii Militare sau ai ambasadei, să se deplaseze în zona Sibiului. În aceste deplasări, fie că aveau „supraveghere discretă de protecţie", fie erau filaţi ostenativ, după cum era cazul, sau „pe baza de recprocitate", raportat la tratamentul acordat diplomaţilor români în Marea Britanie. În acest mod, a fost identificat interesul ataşatului aero de a ajunge la Păltiniş, ca explorator singuratic, cu hartă şi busolă, pe versantul opus celui pe care se afla drumul de acces. Intuindu-i-se directia, a fost instituit un „post de filaj montan", care a documentat întâlnirea ataşatului militar britanic cu Noica la o stână. O întâlnire, pentru neavizaţi, în condiţiuni absolut in afara oricăror bănuieli. Baciul stânei i-a primit şi omenit, le-a cântat din fluier şi i-a vestit cu tulnicul, când au dat să plece, ca să ştie ajutoarele de pe coclauri să-i apere de câini şi lupi...
Legătura lui Noica cu serviciile speciale britanice era anterioară celui de al doilea război mondial. Prima sa soţie, Wendy Mouston (fosta miss Sinaia), s-a aflat la post in România, ca trimisă a Intelligence Service. Împreuna cu părinţii [Walter şi Carola, născută Ungarth, fiica unui hotelier sinaian] a locuit la Sinaia, aceştia aflându-se printre fondatorii Secţiei Alpine a Bucegilor, care reunea importante personaje din elita politica şi militară a României. Secţia era o continuatoare a Societatii Carpatina Sinaia, fondata în anul 1893 de fostul staret al Mănăstirii Sinaia, arhimandritul Nifon, Take Ionescu şi prima sa soţie, cetăţeana britanică Bessie Richards. Fondarea unor asemenea societăţi turistice, sportive, cultural-ştiinţifice făcea parte din buna şi generoasa tradiţie a spionajului britanic.
Noica a fost inclus şi într-un celebru "lot al spionilor britanici în România", cunoscut ca „reţeaua Tomaziu", după numele şefului ei, agent al spionajului englez în România, care a primit gradul de colonel si o renta viagera, drept recunoaştere a serviciilor aduse Coroanei Imperiului Britanic. Tomaziu a fost extras din România, intervenindu-se pe canale oficiale [Julien Amery – Emil Bodnaras] pentru a i se aproba plecarea din ţară.
În raporturile cu autorităţile, Noica era, cel puţin aparent, de un conformism exemplar, întotdeauna receptiv şi săritor, dacă putea să contribuie la progresul şi îmbunătăţirea percepţiei Occidentului asupra ţării sale.
Îl vizita frecvent pe Aurel Cioran la Sibiu, care îl invita duminica la biserică, apoi îl reţinea la masă. „Relu" Cioran menţinea legăturile fireşti cu fratele său, aflat la Paris, căruia i-a relatat despre prietenia legată cu Noica. Emil Cioran comunica, la rândul său, cu Mircea Eliade, George Palade şi cu alţi mari români de peste ocean. Aşa a apărut contextul favorabil unei „operaţiuni de recuperare" a filosofului Emil Cioran şi a celui mai mare istoric al religiilor, profesorul Mircea Eliade. Acesta din urmă dorea să revină în ţară, unde trăia respectabila sa mama, înaintata în vârstă şi aflată în intretinerea profesorului. Şi Cioran şi Eliade aveau reţineri şi temeri. Noica, cu exemplul Şcolii de la Păltiniş, precum şi cu contactele sale „nestingherite" în lumea occidentală le-a dat imbold în a da curs demersurilor regimului privind revenirea lor în ţară. Mai există şi precedentul savantului Henri Coandă.
Numai imixtiunea factorului politic şi obtuzitatea Elenei Ceauşescu, în faţa căreia secretarul CC al PCR cu propaganda a ţinut să se autoevidenţieze cu "recuperarea", au făcut ca aceasta să eşueze. Mircea Eliade a pus o condiţie de bun simţ: „Donez biblioteca mea Academiei Române, unde să fie amplasată în „Aula Mircea Eliade". Elena Ceauşescu nu a fost de acord. Apoi a făcut ocol ştirea lipsei de fair play, a aceleiaşi Elena Ceauşescu, în cazul Fundaţiei Henri Coandă, care trebuia să fie constituită, după moartea savantului, cu sediul în Palatul Coandă. Mai mult, s-a desfiinţat şi Institutul Naţional de Creaţie Ştiinţifică şi Tehnică, al cărui preşedinte fusese marele savant.

Andrei Pleșu
Unii dintre "discipolii" lui Noica au fost deranjaţi de ceea ce maestrul a lăsat scris posterităii despre ei. Aşa se face că atunci când au pus mâna pe "caiete" le-au publicat cenzurate. Apoi, în etapa ulterioară, au fost preocupaţi de toaletarea redărilor din numeroasele volume ale dosarului Noica ajunse la CNSAS (numai cele care nu prejudiciază interesele britanice apărate de Intelligence Service).
Noica nu a fost un rezistent! El s-a autodenunţat ca moşier, s-a bucurat că scapă de grija administrării averii. El s-a autoizolat, dezamăgit fiind ca între intelectuali existau şi multe conflicte de interese, cel mai adesea personale, egoiste, ariviste care favorizau delaţiuni politice cu scopuri mizerabile: blocarea de la delegările externe, ocuparea funcţiilor vizate, dar ocupate de alţii, obţinerea de premii şi titluri, sesizarea pârghiilor cenzurii pentru împiedicarea publicării confraţilor adversari de idei, chiar ajutarea cenzorilor să descifreze „mesajele subversive ascunse". Toate acestea făceau parte dintr-o realitate sociologică pervertită ideologic.
Noica nu a fost nici un anticomunist. Toleranţa lui ideologică era la fel de profundă, ca şi idealismul convingerilor sale filosofice. Nu puteam decela, în cazul său, cel puţin în ultima parte a vieţii, nici o divizare a loalităţii între România şi Anglia. Comportamentul său afişa neutralitatea promotorului de idealuri pure. A unor idealuri pe care se puteau grefa obiective politice alternative... Dar cine putea să-l valorifice pe Noica în astfel de scopuri, cu cele mai mari şanse? Regimul politic din România anilor '80 nu avea nevoie de „creatori de stari de spirit", alţii decât cei ai unanimităţii, ca expresie a „unităţii monolitice dintre popor, partid, stat, societate şi conducător (...)".
Exista tentaţia ca Noica să fie considerat un port-drapel al "rezistenţei". Nimic mai fals! România anilor '80 era arhiplină de "cluburi de reflecţie". Multe oficializate pe lângă uniuni, asociaţii, institute sau centre de cercetări, inclusiv pe lângă redacţii privilegiate care aveau aprobări să scoată suplimente culturale şi literar artistice, cu serioase rabaturi de la dogma oficială. Proliferaseră modalităţile de expresie artistică simbolistică, rezervată iniţiaţilor. Jebeleanu în poezie, alţii în plastică şi tapiserie...
Mai degrabă, Noica a fost un ilustru exemplu pentru export, în ceea ce priveşte toleranţa ideologică şi libertatea opiniilor, pe care regimul le asigura, cu deosebire în cazul foştilor condamnaţi pentru infracţiuni politice. Prima lui soţie, Wendy Mouston era activă la Sectia Română a BBC. Fiul său, Rafael Noica-Mouston, a ales calea creştinismului ortodox, ca şi cum ar fi ştiut că peste ani va reveni stareţ la o mănăstire din Transilvania. Familia Mouston era strâns legată de România de la începutul secolului trecut.
Mulţi alţi britanici au îndrăgit natura, limbă, tradiţiile şi sufletele locuitorilor României, condiţie fără de care nu puteau să promoveze aici interesele politice şi cele economice ale Imperiului Britanic. Dacă i-am numi pe unii, i-am nedreptăţi pe alţii. Să riscam, totuşi...
Archibald Gibson şi May Hatley au condus Secţia Intelligence Service-ului în România, sub acoperirea de corespondenţi ai ziarului "Times";
Desmond Dorand şi Gertie Gellender, sub acoperirea Sectiei Consulare i-au succedat cuplului informativ Gibson-Hatley;
Sir Reginal Hoare, ministrul Marii. Britanii la Bucureşti, a asigurat legatura cu agentii de mare anvergura din familia Bibescu;
A.C. Gardine de Castelain a fost rezident al Intelligence Service, apoi al Serviciului Operaţiunilor Executive, sub acoperirea de director comercial al Societăţii petroliere "Unirea" [1927-1940 ]. Între 1940-1943 a activat la Secţia a III-a SOE pentru Romnia, de la Istanbul. În 1943 a fost parasştat în România, într-un un grup de acţiune clandestină (cu Metianu şi Ivor Porter). Până la 23 august 1944 au fost "prizonierii de lux" ai lui Eugen Cristescu, care i-a ascuns de serviciile germane;
Mac Larren a actionat sub acoperirea Agentiei de presa Reuter;
Colonelul E.C. Tom Masterson a fost "director general la Societatea petroliera "Unirea";
Colonelul Ted Masterson asigura , de la Cairo, legatura radio cu reteaua cladestina din Partidul National Taranesc, condusa de Iuliu Maniu;
Alexander Miller si Mary Vischer de la "Astra Romana" conduceau operatiunile de sabotaj ;
Maiorul Ivor Porter actiona sub acoperirea "Britih Council", ca lector de limba engleza la Universitatea din Bucuresti;
Profesorul Hugh Seaton-Watson, trimis de "British Council" , indeplinea misiuni informative itinerante. A sondat posibilitatile de inlaturare de la putere a Regelui Carol al II-lea;
Denis Wrigt, viceconsul la Constanta, sustinea logistic operatiunile de sabotaj si facilita intrarea clandestina in Romania a agentilor S.O.E.;
Maiorul de geniu Davidson Houston, adjunct al atasatului militar s-a ocupat de sabotarea campurilor petroliere;
Colonelul Bill Bailey, seful Statiei S.O.E. de la Istambul , realiza incursiuni pe teritoriul Romaniei pentru diverse operatiujni clandestine;
Julien Amery, locotenent in anii '40 cand, sub filajul S.S.I-ului, realiza misiuni de legatura cu agentii din Romnia si Balcani la Hotel Athene Palace din Bucuresti si... Sir Julien Amery in anii '60 - '70 , cand il frecventa pe Emil Bodnaras, pentru cautarea unei porti deschise relatiilor Marii Britanii cu China, iar dupa 1990 pe Ion Iliescu , Adrian Nastase , Ovidiu Musetescu ...in cu totul alte scopuri.
Sir Julien Amery a fost primit si de Nicolae Ceausescu, impreuna cu o delegatie a Camerei Lorzilor, pe care a condus-o. In timpul intalnirii cu Ceausescu, Amery trebuia sa-i ridice liderului roman o lista de 12 probleme. Dupa schimbul amabilitatilor protocolare si retragerea presei, dupa expozeul lui Ceuasescu, Amery a inceput sa-I ridice problemele pe care le avea pregatite " de acasa" .
Pe masura ce Nicolae Ceausescu raspundea, delegatia Camerei Lorzilor devenea tot mai surprinsa, uimita si admirativa, in acelasi timp, de rapiditatea si profunzimea reactiilor liderului roman, Avea raspunsuri imbatabile la toate probeme ridicate .
Dupa intrebarea a unsprezecea, lordul Amery nu a mai continuat.
Ceausescu , dupa o pauza de asteptare, intervine :"Cred ca v-ar mai interesa si urmatorul aspect..."
Si Ceausescu continua cu raspunsul la problema a douasprezecea, pe care Amery nu o mai ridicase.
Lista problemelor delegatiei britanice s-a aflat in permamenta intr-o servieta eleganta, legata cu un lantisor de mana lordului Amery , de catre acesta nu s-a despartit o clipa...
Agenti de nadejde au avut serviciile britanice si in lumea teatrului si a cinematografiei, in randul ideologilor de partid, pe care in decembrie 1989 i-a distribuit in roluri cheie, apoi le-a asigurat parcursul politic parlamentar ori guvernamental, in lumea afacerilor, la conducerea bancilor, in staful unor organisme internationale. Cat de onoranta poate fi aceasta consideratie , daca n-au facut nimic pentru stoparea degradarii generalizate a conditiei poporului si a patriei lor ? Nu cumva, dimpotriva... ?
Nu aduc lista prea aproape de zilele noastre, dar nu trebuie, totusi, sa-i omitem pe Denis Deletant si Jonathan Eyal... specializati in intelectualitatea romaneasca si a caror maniera temerara de a actiona , incepand din 1990, i-au impus atentiei celor avizati si nu numai...
Revenind la mentorul Scolii de la Paltinis , in inalta ierarhie a Partidului Comunist Roman au existat persoane de o buna factura intelectuala, care puteau avea dialog cu Noica. Filosoful era sensibil fata de acestia. Dupa cum a apreciat si "revolutia calitativa ' care a condus la "negarea negatiei securitatii". Dupa eliberarea din inchisoare avea sa constate ca anchetatorii din securitate au fost inlocuiti cu "cetateni a caror aparente de onorabilitate nu ar trebui suspectate, daca idealurile declarate nu le sunt negate de materialitatea lucrurilor savarsite (...)"
In ultimii ani ai vietii lui Noica, pelerinajul discipolilor la "Vila 23" devenise oarecum deranjant si se dorea o limitare vizitelor si frecventei acestora, dar nu s-au luat masuri efective de interzicere. Nici starea de sanatate nu-i mai ingaduia sa gazduiasca ori sa participe la seminarii.
Daca ar fi sa-l incadram pe Noica, cel din anii '70-'80, intr-o tipologie de agent al serviciilor secrete, ar putea fi clasificat ca operator involuntar intr-un joc dublu , cu sanse sporite pentru serviciul cu mai multa investitie de inteligenta in mentinerea initiativei si controlul agentului. Initiativa le-a apartinut de la bun inceput , dar controlul ni l-am rezervat.
Daca Noica ar mai trai si ar afla ce a dorit sa afle un discipol din volumele dosarului maestrului , cele ramase clasificate, si-ar revizui demersul initial, iar Fundatia „Nova Europa", prin care continua sa fie subventionat, ar putea fi exclusa finantarii externe.
Un alt discipol ii datoreaza lui Noica mostenirea Editurii Politice, fiindca acest cadou nu i-a venit de la Frontul Salvarii Nationale, ci urmare a unei solicitari externe catre un lider marcant al frontului, din partea organizatiei secrete „ Pinay Circle" [ cunoscuta mai bine „Cercul"], fondata in anii '50 de Antoine Pinay [fost prim ministru al Frantei], impreuna cu fostul cancelar german Konrad Adenauer si condusa, la inceput, de Jean Violet [ o figura celebra a S.D.E.C.E., ehivalentul francez al C.I.A.]
„Cercul" i-a avut printre membrii de baza pe : Julien Amery [ responsabil pentru operatiunile Inteligence Service in Romania si Balcani ], Brian Crozier, Nicholas Elliot [ M.I. 6], William Colby [C.I.A.], generalul D.Stilwell [ U.S. Defence Intelligence Agency], Edwin Feulner [ The Heritage Foundation]
Pintre oaspeţii acestui club secret sunt menţionaţi: Richard Nixon, Henry Kissinger, Sultanul Omanului, Ion Iliescu şi regele Hussein al Iordaniei.
[Mai recent, la conducerea „Cercului" s-a aflat lordul Lamonte, coordonator al grupului Bali , care a achizitionat combinatele de aluminiu din Oradea si Tulcea. Lamonte a venit in Romania insotit de Julien Amery, girantul lui Ion Iliescu la „Cercul"]
Structuri ale Securităţii în anii '80
Nu au existat unităţi speciale pentru operaţiuni care să vizeze "intelectuali". În cadrul Direcţiei Informaţii Interne (apărarea ordinii politice constituţionale) culegerea informaţiilor pentru cunoaşterea intentiilor, planurilor si actiunilor extremiste, revizioniste si a altor actiuni subversive potrivinice regimului politic, in vederea prevenirii lor, era organizata pe criteriul domeniilor activitatii sociale, iar domeniile cu un numitor comun generau o structura specializata colectiv (1 - 3 ofiteri) birou ( 4 -5 ofiteri) serviciu ( minim doua birouri ). Un serviciu din directia amintita avea in raspundere nemijlocita institutiile academice si celelalte organisme culturale nationale, precum si coordonarea activitatii la nivelul intregii tari, iar serviciile sau birourile /colectivele teritoriale, dupa caz, desfasurau activitatea de informatii la nivelul unitatilor administrativ-teritoriale ( structura teritoriala la nivel de serviciu "arta-cultura" exista numai pentru municipiul Bucuresti )
În cadrul structurilor externe activitatea era organizată pe criteriul zonelor geografice (cu obiective de spionaj si promovarea/aparare a intereslor externe ale statului roman), iar o directie avea ca obiect de activitate emigratia din toate spatiile ( preponderent organizatiile politice, culturale, religioase, fosti demnitari din perioada interbelica s.a.) , principalul scop urmarit fiind obtinerea sustinerii de catre emigratie a politicii externe a Romaniei.
Dar să fim corecţi şi să precizăm, "pentru corectă şi cât mai completa informare a opiniei publice", ca toate serviciile speciale, iar cea mai generoasă tradiţie este cea britanică, au ţinte ale activităţii lor organizaţiile politice, culturale, mişcările de tineret şi intelectualitatea, fiind create adevărate pleiade ale elitelor care se mândresc cu relaţiile lor privilegiate în lumea spionajului şi contraspionajului.
Gl. brg. (r) Aurel Rogojan
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Publicat Duminicã, 19 decembrie 2010

sâmbătă, 18 decembrie 2010

Etychon. La démographie… le vrai défi de l’humanité ?

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

La démographie… le vrai défi de l’humanité ?

C’est avec humilité et humanisme que je souhaite aborder cet exposé. Humilité, d’abord, parce qu’il s’agit de l’avenir de toute l’humanité et probablement de la vie sur terre et que ceci me dépasse de loin évidemment, on ne peut que se sentir tout petit face à ce problème ; humanisme, évidement, puisque ce sont les hommes qui sont concernés. Mais je souhaite également l’aborder avec réalisme, objectivité si cela est possible, puisque l’humanité dont je fais partie est, dans ce cas, sujet et objet, mais aussi avec optimisme.
Cette réflexion est le fruit de 30 ans de séjour ou de voyages dans les pays sous développés au cours desquels j’ai pu constater l’augmentation exponentielle de la masse des pauvres dans le monde. Les chiffres ou études sur la démographie sont extraits de sites internet, notamment celui des Nations Unis.
L’état des lieux.
Quelques statistiques d’abord pour situer le problème. Certaines, faites sur le passé, sont évidemment des estimations, les autres plus récentes sont issues des divers recensements faits de par le monde et sont donc un peu plus juste, encore que dans certain pays il soit relativement difficile de compter les gens. Les erreurs sont toutefois négligeables vu l’ampleur du phénomène.
Des chiffres donc :
- - 40 000 : 500 000
- - 5000 : 50 millions
- 1 : 250 millions
- 1000 : 300 millions
- 1500 : 460 millions
- 1800 : 1 milliard
- 1925 : 2 milliards
- 1960 : 3 milliards
- 1975 : 4 milliards
- 1987 : 5 milliards
- 2000 : 6 milliards
- 2005 : 6.5 milliards
- 2010 : 6.8 milliards
- Projection 2050 : entre 9 et 12 milliards et en 2150 nous pourrions être entre 14 et 20 milliards.
La population mondiale augmente actuellement chaque jour de 220 000 personnes.
Lorsque l’on regarde un graphique, on se rend compte que la population humaine est restée stable pendant des millénaires avec une légère progression depuis la révolution agraire il y a plusieurs milliers d’année. Cette faible progression s’est maintenue jusqu’au début de la révolution industrielle. Depuis lors le taux de croissance s’est élevé si vite que la courbe a tendance à s’élever à la verticale
En fait, si on est à peu près certain de l’estimation 2050, au-delà de cette période personne n’est capable de dire ce qui va se passer car d’ici là nous passerons probablement, si ce n’est déjà fait, par un pic qui déclenchera des réactions que nous serons peut être incapables de contrôler si nous ne réagissons pas à temps.
Il est important de savoir également que dans la majorité des pays pauvres 50% de la population a moins de 18 ans, c’est également dans ces mêmes pays que la population augmente le plus vite.
Le milliard d’homme riches (c. à d. nous) consomment entre 70 et 85 % de l’énergie, des produits alimentaires et des matières premières du monde…Le milliard d’hommes les plus pauvres 1.4 %... reste 4.8 milliards qui survivent tant bien que mal avec environ 20 % des ressources mondiales.
Les non riches (5.8 milliards) aspirent tous à devenir aussi riches que nous… Hors la terre est un système écologique fermé et cela implique deux conséquences :
1) La masse biologique possible n’est pas extensible. Les différentes espèces qui la composent, dont l’homme, sont en équilibre instable, toutes les espèces progressent puis régressent en fonction d’un environnement favorable ou non, certaines arrivés à la limite de leur possibilité d’adaptation disparaissent. Si l’une d’entre elle occupe un espace biologique trop important, elle le fait au détriment des autres. Si l’humanité continue à progresser, nous finirons par les éliminer toutes et disparaitrons à notre tour…
2) La masse des matières premières que nous exploitons pour améliorer notre confort ne l’est pas plus. Nous savons aujourd’hui que cette masse existante ne permet d’accéder à notre niveau de vie qu’à environ 2 à 3 milliards d’hommes, encore faudrait’ il que le milliard le plus riche fasse des concessions importantes en acceptant de modifier ses normes de confort.
En d’autres termes, nous sommes en train de manger notre capital au lieu de nous contenter des intérêts des intérêts comme le ferait un bon rentier.
Quelles sont les conséquences de cette croissance ? :
- La pollution bien sur, tout le monde en parle mais peu agissent et surtout dans le désordre le plus total. D’autre part personne n’évoque la cause principale de la pollution : l’augmentation exponentielle de la population humaine. En effet, les quelques gains obtenus par les quelques petites mesures prises seront vite compensés par les besoins des nouveaux venus.
- La diminution des surfaces cultivables et la déforestation liées à l’érosion, au surpâturage et aux coupes intensives de bois (bois de chauffe, bois de construction ou bois d’ébénisterie).
- La disparition de plus en plus rapide d’espèces animales ou végétales appauvrissant la diversité biologique nécessaire à la vie.
- La disparition des ressources hydrauliques soit par pollution soit par surexploitation. En France, par exemple, 80 % des rivières sont polluées ainsi que 50 % des nappes phréatiques. Dans la majeure partie des pays du monde personne ne se soucie de pollution. L’introduction de nos méthodes de cultures intensives dans des pays semi arides provoque la disparition rapide des nappes phréatiques fossiles quand ce n’est pas tout simplement provoqué par une utilisation futile comme c’est le cas dans certain pays du Golf : Luxuriance de jet d’eau et de fontaines, stations de ski couvertes et climatisées avec neige artificielle. On peut noter par ailleurs également une montée des tensions entre états voisins pour le contrôle de l’eau. Certains états ont même déjà profités de guerres dont l’origine n’était pas l’eau pour s’assurer du contrôle d’un fleuve vital pour eux. Le développement du tourisme de masse va dans le même sens : Un touriste occidental consomme 160 litres d’eau par jour en moyenne alors que les autochtones n’en consomment que 10 litres jours…Chaque année a lieu un colloque mondial sur l’eau ou l’on constate que d’ici une vingtaine d’années de nombreux pays seront en pénurie grave. Ces colloques évidement, se tiennent dans des hôtels de luxe ou chaque participant profite des 160litres d’eau mis à sa disposition…et bien entendu on en reste là.
- Les guerres pour le contrôle de l’énergie ont déjà commencées
- Disparition des ressources halieutiques alors qu’il y a encore 40 ans on nous affirmait que cette même ressource pouvait nourrir l’humanité pendant des siècles.
- Acculturation des peuples du monde entier : Les cultures traditionnelles disparaissent et ne sont pas remplacées, avec comme corollaire des jeunes sans éducation mais avec toutefois assez de connaissances pour comprendre qu’ils n’ont aucun avenir. C’est probablement ce qu’il y a de pire pour un jeune de savoir que quoiqu’il fasse il n’aura jamais accès à ce monde paradisiaque qu’il voit tous les jours à la télévision. Une jeunesse sans espoir est un terreau idéal pour tous les fanatismes.
- L’émigration massive évidemment, lié à l’appauvrissement constant de pays censés être en développement…Aujourd’hui des milliers de jeunes tentent désespérément de gagner l’eldorado, demain ils seront des millions…
Nous savons que toutes les espèces, lorsque le territoire qu’elles occupent devient trop étroit pour elle, soit se régulent automatiquement, soit émigrent massivement, soit meurent de faim ou commencent à s’entretuer. Le monde étant surpeuplé par l’homme, apparemment incapable de s’autoréguler, l’émigration n’est plus possible… A quand les autres solutions ? Les tensions intra nationales et internationales que l’on voit surgir de partout ne sont elles pas les prémices d’une lutte pour la survie ? Les hommes n’en ont pas forcément conscience, leur instinct primaire décide pour eux et les incite à survivre coûte que coûte… Dieu reconnaitra les siens…
L’état des lieux étant fait succinctement, examinons comment nous faisons face à ce problème.
Rien, strictement rien… Nous n’osons pratiquement même pas en parler…
 Aucun gouvernement au monde n’a jamais abordé ce problème, bien au contraire nombre d’entre les gouvernements de l’Occident ont une politique nataliste et, de toutes façons, ils sont tellement absorbés à mettre des emplâtres sur les jambes de bois qu’ils ont posées la veille qu’ils n’ont pas le temps d’y songer. Quant aux gouvernements des pays dits en voie de développement, ils ne souhaitent surtout pas voir leurs peuples évoluer vers plus de savoir car qui dit savoir dit exigence de plus de liberté et d’égalité. Les minorités de notables n’y tiennent pas non plus, ainsi disposent ils d’une population taillable et corvéable à merci. Certains gouvernements utilisent même leur masse de pauvres comme arme, dissuasive pour l’instant, mais qu’en sera-t-il demain ?
Rien non plus au niveau des partis politiques absorbés qu’ils sont par leur égo pour accéder au pouvoir.
L’ONU émet des statistiques avec des projections montrant clairement l’impasse dans laquelle nous nous trouvons, mais qui a entendu parler d’une conférence internationale pour tirer la sonnette d’alarme sur la surpopulation sous l’égide de L’ONU ?
Les clubs de réflexion ? Rien non plus.
Les ONG ? Rien. Beaucoup d’entre elles ne sont utiles qu’à elles même ou dans le meilleur des cas nous permettent de nous acheter une bonne conscience pour pas très cher. Certaines d’ ailleurs font plus de mal que de bien. Aller aider les populations sahéliennes à pomper massivement de l’eau dans les nappes phréatiques fossiles pour leur permettre de développer une agriculture intensive ne profite qu’aux multinationales de l’agroalimentaire et des produits phytosanitaires et est quasiment criminel pour les populations locales : En effet, grâce aux volumes d’eau fossiles extraits, la production de denrées alimentaires augmente rapidement ce qui a comme conséquence une augmentation tout aussi rapide de la population locale liée à l’amélioration de l’alimentation, mais aussi d’un afflux massif de populations non originaires de la région, d’ou à nouveau le cercle vicieux de la surexploitation des ressources naturelles et au final le résultat est qu’on se retrouve avec une population plus nombreuse qu’avant avec des ressources naturelles qui ont disparues.
Nos « grands experts » en économie ? Ils ne jurent que par l’augmentation du Pib et le libéralisme total. D’abord le Pib en soi est un très mauvais indicateur. De plus ils nous citent en exemple les Etats-Unis qui connaissent une progression du Pib plus forte que la notre, mais ils oublient de préciser que cette augmentation est liée à un endettement massif de l’état et des particuliers au détriment de pays qui auraient plus besoin qu’eux de flux financiers et que d’autre part cette progression est due en grande partie à un afflux massif d’immigrants venus d’Amérique du sud ce qui provoque une augmentation purement mathématique du Pib. Peut-on encore parler dans ces conditions d’enrichissement ? Sous leur influence nous envions la Chine qui a un taux de progression annuel de 10 %. Mais combien de chinois en profitent ? Entre 50 et 100 millions. Les autres ne verront jamais leur situation s’améliorer.
Les médias ? La encore rien. On les comprend, pris qu’ils sont dans une course folle pour gagner rapidement de l’argent, ils se contentent de flatter nos plus bas instincts en participant à l’abrutissement généralisé de la population.
Les religions ? Croissez et multipliez-vous… Cela a le mérite d’être clair même si cela nous emmène tout droit en enfer. La encore au final les dieux reconnaitront les leurs…On peut toujours espérer qu’il y aura un peu plus de place au paradis. En attendant, elles expliquent aux pauvres que s’ils le sont c’est la volonté de leur dieu et qu’ils doivent subir leur sort pour racheter leurs âmes… Heureux les affligés car ils seront consolés…(Les Béatitudes, Mathieu Chap.5 versets 1-12).
L’ensemble de ces organismes nous complexe à longueur de journées et nous fait battre notre coulpe pour les crimes contre l’humanité, génocides, esclavage et autres guerres dites coloniales du passé. La repentance est à la mode et je suis étonné que nous n’ayons pas encore songé à reconnaître le génocide de l’homme de Neandertal, totalement réussi celui là. Pourquoi ne savons-nous pas utiliser notre connaissance de l’histoire pour nous préserver du futur total suicide génocidaire que nous nous préparons ?
Seuls quelques savants, prophètes de malheurs, prêchent dans le désert, mais évidement personne ne les écoute.
En résumé de ces deux premiers chapitres on peut comparer la masse biologique possible sur terre, dont nous faisons partie, à une pyramide dont la base serait occupée par les bactéries transformant le minéral en éléments nutritifs pour les plantes, puis un peu plus haut les algues et les plantes, notamment les forêts rendant l’espace biologique viable pour les autres espèces puis, toujours de bas vers le haut toutes les autres espèces, des moins sophistiquées jusqu’à la plus sophistiquée : l’espèce humaine qui est censée occuper la petite pointe du sommet de la pyramide. Hors depuis une centaine d’année, le développement exponentiel de l’humanité est entrain d’inverser brutalement la pyramide. Nous sommes toujours en haut, mais le sommet devient de plus en plus large et la base se rétrécit. On conçoit aisément qu’elle ne tardera pas à s’écrouler sous notre poids.

Quelles sont les causes de cet accroissement ?
Le péché d’orgueil…et l’égoïsme.
Lorsque l’on regarde la courbe du taux de croissance on constate qu’elle prend sa cambrure exponentielle au 19éme siècle. La révolution industrielle, l’introduction des notions d’hygiène élémentaires, surtout postnatales, l’agriculture intensive puis les progrès de la médecine avec la découverte des antibiotiques, nous ont laissé penser qu’avec notre technologie nous étions devenus des dieux et que nous allions réussir à résoudre tous nos problèmes et à maîtriser notre destin… Las, nous avons oublié qu’il y avait des limites. Et pourtant déjà en 1798 Malthus mis le problème en évidence. Premier prophète de malheur, il subit le discrédit de la classe scientifique de l’époque. Et depuis, quoique les sciences économiques fassent parti des sciences dites « humaines », nous avons tout simplement oublié de mettre l’humain au centre de la réflexion. La financiarisation de l’économie mondiale n’a fait qu’accentuer le problème.
Quelles sont les solutions que nous pouvons envisager ?
Tout d’abord il faut réaliser que piloter la démographie mondiale c’est un peu comme piloter un gros, très gros paquebot. On ne peut pas faire virer de bord brutalement un paquebot sur sa lancé. 20 kilomètres avant d’entrer dans le port, le capitaine fait stopper les moteurs pour ralentir, afin de ne pas fracasser son navire sur les quais. 20 kilomètres, pour l’humanité nous pouvons penser en termes de génération : Peut être 10 ou 15 générations soit entre 250 et 350 ans. En effet la tache est ardue et compliquée et le temps nous est donc compté. Il est urgent de s’y atteler car il va falloir repenser une nouvelle civilisation mondiale.
Première hypothèse.
C’est la voie d’Homo qui essaye de devenir vraiment Sapiens
Nous prenons conscience du problème, de son ampleur, de ses difficultés, de son urgence et décidons d’être proactifs et arrivons à juguler nos instincts meurtriers. Nous nous fixons un objectif : 3 milliards d’habitants sur terre.
La première des actions à entreprendre est d’alerter l’opinion internationale y compris et en premier, les dirigeants. Première action et déjà première grosse difficulté : Le libéralisme en vogue aidant, nous sommes probablement déjà entrés en guerre économique et dans ce cas disposer d’une masse humaine à coût de main d’œuvre très bas est un atout important pour booster la croissance du PIB afin d’attirer les investissements étrangers, pour obtenir des transfert de technologie, d’exporter massivement en faisant du dumping, au moins social, et ainsi de casser les économies des pays concurrents. Il va falloir faire preuve de beaucoup de persuasion et de fermeté pour y arriver, d’autant que les dirigeants de nos multinationales, sans se soucier de savoir qu’ils sont en train probablement de scier la branche sur laquelle ils sont assis, et axées sur des objectifs purement financiers et à court terme, jouent la même carte que ces gouvernements. Minimum de temps, une génération.
Une fois acquis l’adhésion des dirigeants et avoir au moins sensibilisé leur opinion publique, il va falloir éduquer 10 milliards d’individus… Vaste programme… Y compris et surtout les femmes. La quasi-totalité du monde non occidental, y compris la Chine et l’Inde, estime qu’il est tout à fait inutile d’éduquer les filles… Ceci est une des raisons essentielles du sous développement et de l’accroissement de la population. Mais ce n’est pas suffisant. Concomitamment à l’éducation il va falloir s’attaquer à notre instinct primaire, le plus ancré dans nos gènes : La reproduction. Hors notre instinct est ainsi programmé, que plus nous vivons en situation précaire, plus nous nous reproduisons pour perpétuer l’espèce. C’est la deuxième raison essentielle de notre accroissement. Cette action nous occupera bien pendant au moins trois à quatre générations. Pendant ce temps, la population augmente toujours… Mon hypothèse n° 2 viendra probablement momentanément, mais il faut espérer qu’on en garde le contrôle, faire fléchir tant soit peu cette progression moyennant quelques belles épidémies… ou catastrophes dites naturelles, en réalité provoquées par nous. Nous sommes aux alentours de 2125 avec une population environ entre 13 et 15 milliards. Le pétrole est déjà oublié, nous lui aurons peut être trouvé une alternative, mais les matières premières seront probablement épuisées et notre environnement assez ravagé. L’économie mondiale sera sens dessus dessous. Il va falloir repenser toute notre logique économique.
Haut les cœurs ! Ce n’est pas fini.
Pour atteindre notre objectif de 3 milliards d’habitants de notre belle planète il va falloir diviser la population par 4 …En douceur SVP. Nous n’avons pas renoncé aux droits de l’homme ni a l’humanisme. Il aura fallu négocier au préalable une baisse concomitante dans tous les pays et proportionnelle à la population existante dans chacun d’eux, ou mieux, proportionnellement aux ressources naturelles de chaque pays. On imagine les tractations…
Prenons l’hypothèse basse : 13 milliards qu’il va falloir ramener à 3 milliards.
En même temps il va falloir maintenir une population en âge de procréer pour perpétuer malgré tout l’espèce. Admettons que1 % de la population meure chaque année et qu’on applique une stricte politique de contrôle des naissances : une femme = 1 enfant. Il faudra 200 ans environ pour ramener la population à 3 milliards.
Nous y sommes… Le printemps est de retour. La nature s’est régénérée. …et rendez vous dans quelques millénaires pour le prochain défi.
Deuxième hypothèse :
Comme d’habitude l’humanité ne réagit qu’après la crise. On peut toujours essayer d’imaginer le résultat : L’orgueil et les égoïsmes l’emportent. L’humanité se livrera avec fascination à Lucifer. Les tensions s’accentuent sous la pression conjuguée du terrorisme et de l’immigration devenus insupportables.
L’Occident commence par se barricader. (Cela a déjà commencé dans au moins deux pays) mais, encore une fois, les nouvelles lignes Maginot seront contournées. Des guerres, d’abord locales, vont éclater, accompagnées ou précédées par de grandes épidémies. L’économie mondiale va s’effondrer, puis ce sera l’affrontement global. Les bons ingrédients sont déjà présents : Dissémination des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. L’humanité y survivra-t-elle ?
Contrairement à la conclusion d’un livre d’Hubert Reeves reprise dans son titre, il n’est plus temps de s’enivrer pour oublier, mais, peut être encore, temps de se réveiller pour progresser sur la voie de Sapiens, avant que nous n’ayons même plus une larme pour arroser la dernière fleur.

L'exécution de prisonniers serbes au Kosovo pour récupérer leurs reins

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /2010 16:44
Tout le monde s'en fout.
 
Une affaire assez folle est sortie tout récemment, et elle produit dans la presse française un silence assourdissant.
 
Dick Marty,  membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, suisse, vient de rendre un rapport dans lequel il affirme, nombreux éléments de preuve à l'appui, que l'UCK (indépendantistes kosovars) aurait abattu des prisonniers serbes, de façon répétée, pour revendre leurs organes à des cliniques. L'un des organisateurs de ce trafic ne serait personne d'autre que l'actuel premier ministre du Kosovo, Hashim Thaci.
 
Le Temps (Suisse) écrit :
 
Le document de 28 pages, résultat d’une investigation de deux ans, parle d’un «noyau restreint mais incroyablement puissant de personnalités de l’UÇK» impliquées, appelé «Groupe de Drenica», dont le parrain n’était autre que l’actuel premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi. L’UÇK, considéré comme un allié des forces internationales, avait joué un rôle important au cours du conflit qui opposait l’OTAN à la Serbie au début des années 2000. Parmi les membres de ce réseau criminel aux ramifications internationales, le rapport identifie une autre figure historique de l’UÇK, Shaip Muja. Ce chirurgien est actuellement conseiller auprès du cabinet de Hashim Thaçi.
 
[...]
 
Le rapport poursuit: «Lorsqu’il était confirmé que les chirurgiens chargés de la transplantation étaient en place et prêts à opérer, les prisonniers auraient été menés un à un hors du «refuge», sommairement exécutés par balle par un agent de l’UÇK et leurs corps étaient transportés rapidement à la clinique où avait lieu l’opération.» 
 
Marty ne dit rien dans son rapport sur les receveurs de ces organes, mais il déclare ceci au Temps :
 
En savez-vous plus sur les bénéficiaires de ces organes en 1999 et les pays impliqués?
– Oui, j’en sais plus, mais nous n’avons pas donné de détails par respect pour le procès en cours actuellement sur le trafic d’organes qui a eu lieu en 2006 à la clinique Medicus à Pristina, cela sous le nez des internationaux. Et je suis persuadé que ce sont en partie les mêmes personnes qui ont collaboré au trafic de 1999-2000. Aussi, je ne voulais pas être accusé de vouloir influencer ce procès.
Dick Marty avait déjà révélé l'existence en Europe de centres de torture de la CIA.
 
L'information est suffisamment établie pour que la présidente suisse ait finalement refusé de recevoir un prix kosovar.
 
Naturellement, comme l'Unon européenne a encouragé le démantèlement de la Yougoslavie, et géré le Kosovo, un grand silence s'impose sur ces révélations.
 
Comme l'écrit le Temps (qui consacre un vrai dossier à ce sujet), la facture politique est lourde pour Bruxelles :
"L’Union européenne le sait: tout ce qui sortira sur l’implication criminelle du premier ministre Hashim Thaçi la placera en position d’accusée. Comment continuer d’exiger de Belgrade l’arrestation du général bosno-serbe toujours en fuite Ratko Mladic? Ou comment, surtout, contrer ceux qui, comme le jeune politicien kosovar nationaliste Albin Kurti, demandent le départ d’Eulex pour cause de compromission avec l’élite au pouvoir?"
 
Il faut lire l'ensemble du dossier du Temps pour comprendre à quel degré de cynisme sont parvenus Bruxelles, et le camp occidental (Le Temps : "Il y a ceux qui sont dégoûtés, juge un diplomate. Et les autres pour qui, mafieux ou pas, Hashim Thaçi a au moins le mérite d’être un pragmatique possible à contrôler.")
 
Le Monde joue son rôle de défenseur de la chrétienté l'Europe, et se déshonore en expédiant le rapport Marty d'un titre infâme : "Kosovo, les faiblesses du rapport sur les trafics d'organes".
 
L'auteur y cite le rapport Marty en employant systématiquement le conditionnel, pour finir en donnant la parole à Jacques Rupnik, un professeur à Sciences-Po : "Avec un tel rapport, vous intervenez directement dans le jeu politique du Kosovo, en délégitimant celui qui est arrivé en tête et doit organiser des négociations de coalition." L'universitaire ne nie pas le contenu du rapport, il fait sans doute partie de ceux qui trouvent que "mafieux ou pas, Thaci a au moins le mérite d'être possible à contrôler..." Il explique juste qu'il est urgent de regarder ailleurs.
 
Rupnik a travaillé pour un think tank américain et a été membre de la commission indépendante pour le Kosovo en 1999-2000. Le journaliste du Monde aurait pu trouver une personnalité moins impliquée peut-être pour commenter ce rapport.
*
Fermons les yeux une seconde. Imaginons qu'on découvre un jour que la Chine couvre un trafic d'organes en Corée du Nord, ou en Iran. Nul doute que le Monde publierait cette information en employant force conditionnels, et se contenterait de la traiter dans un petit article en pages intérieures. BHL se tairait et personne n'en entendrait parler...
*
Je dois à Fred Delorca d'avoir attiré mon attention sur cette information, et sur la façon honteuse dont elle a été traitée par le Monde. Il y a un moment où ne rien dire sur ce que l'on sait, c'est consentir à l'ignoble. Plus l'information est disponible, plus ceux qui soutiennent l'Union européenne, qui tient l'étouffoir dans cette affaire, peuvent être considérés comme moralement complices.
 
*
 Dernière réflexion. La Suisse de Ziegler et de Marty honore le monde. Quand Fred m'a parlé de cette affaire, je me suis dit que les journaux suisses devaient l'avoir traitée convenablement. Eux ne sont pas mouillés dans la promotion constante de l'Union européenne. Le jour où, cédant à la pression, ce pays  entrerait dans l'Union, le monde en sortirait amoindri. Comme chaque fois qu'une voix indépendante et originale se noie dans une organisation stérilisante et servile. Vive la Suisse libre !
 
Post scriptum : article moins corrosif de Mediapart (http://www.mediapart.fr/club/blog/henry-moreigne/181210/kosovo-et-trafic-d-organes-une-verite-qui-derange-trop-0#)
 
PS 2 : article précis sur Agoravox, avec une jolie photo de Kouchner, se marrant aux côtés de Tachi...
 

vineri, 17 decembrie 2010

Alexandru Dumitriu. Mult a fost, nimic n-a mai rămas

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa. Cu prietenie, Dan Culcer

Mult a fost, nimic n-a mai rămas


Alexandru Dumitriu

Acum două veri, am ajuns la Anina, în Banatul de munte. Într-o dimineaţă, am călătorit cu trenul din acest orăşel până la Oraviţa. Cea mai veche cale ferată montană din ţara noastră, inaugurată prin 1860, pentru transportul huilei de la exploatările miniere din Anina spre Dunăre. Distanţa de 33 de kilometri este parcursă în două ore! Trenul opreşte în cinci gări. Dar panorama munţilor Aninei, numeroasele tuneluri şi viaducte merită acest timp. Construcţia căii ferate are o istorie specială, deoarece au fost implicate două echipe de muncitori – una pornind din Anina, cealaltă din Oraviţa – care am înţeles că s-au întâlnit în tunelul de la Gârlişte.


Lupeni, 2010. Profesorul Tismăneanu poate ţine aici o conferinţă despre ravagiile comunismului

Mă gândesc acum că o uniune similară ar fi trebuit să se întâmple şi cu România după 1989, între socialism şi sistemul capitalist. Indiscutabil, socialismul, pe lângă deficienţele cunoscute, a avut o multitudine de realizări. Oraşe, întreprinderi, combinate, baze sportive, edificii culturale, căi ferate, combaterea analfabetismului, electrificarea, metroul bucureştean, locuinţe... Iată, de exemplu, ce scria Tudor Arghezi în Cuvântul înainte care însoţea albumul „România”, dat la cules pe 12 mai 1964 – deci, imediat după riscanta detaşare de Moscova prin Declaraţia din aprilie –, apărut în acelaşi an, la editura bucureşteană „Meridiane”: „(...)Republica realizează zi cu zi tot alte miracole nebănuite. Oraşele se ridică. Se înalţă oraşe noi, scoase ca dintr-o cutie cu surprize peste cele învechite în mizerie şi nepăsare. Instituţii neaşteptate sau aşteptate sute de ani în sterilitate, institute de toate ştiinţele şi artele, muzică, pictură, dans, literatură; sumedenii de teatre şi biblioteci, localuri şi localuri de concerte şi sporturi, nenumărate echipe artistice de toată natura subtilă, muncesc pentru sensibilitate după cum iniţiativele practice desfăşoară o activitate variat neostenită pentru binele, prosperitatea şi confortul obştesc. (...) Am rostit numai o silabă din tot adevărul. Adevărul deplin faţă de schiţa de mai sus e ca superlativul gigantismului faţă de infimul derizoriu. (...)” . Şi reţineţi că era doar începutul transformării României, deoarece Arghezi se referea la progresele de până în 1964. Precum se ştie, Nicolae Ceauşescu a intensificat această modernizare. De altfel, el îşi propusese ca România să recupereze decalajul care o separa de superlativele economice ale Occidentului. De aceea şi precipitarea lui de a rambursa datoria externă. Odată cu exoneraţia din martie 1989, ambiţia lui Ceauşescu de a sincroniza România cu forţele europene nu mai părea imposibilă. Numai că pretenţiile acestea dezinhibate nu prea coincideau cu viziunea sfidătoare a marilor puteri – pentru că le-ar fi perturbat hegemonia –, care îi rezervaseră României un cu totul alt destin; unul inferior. Nu le conveneau perspectivele lui Ceauşescu, mizând pe obedienţa economică, nu pe rivalitatea economică a României. Regretatul Eugen Florescu scria că modelul lui Nicolae Ceauşescu era Elveţia – „Ceauşescu invidia Elveţia pentru datele ei concrete şi pentru nedependenţa de nimeni, ceea ce-i permite să fie o ţară de linişte şi de mare încredere (...)” Ceauşescu a mers însă prea departe. Încă din 1968, când, disociindu-se intrepid de URSS, a adâncit fără să vrea ostilitatea Moscovei faţă de recidivista Românie. Aceste atitudini curajoase n-au fost trecute cu vederea. Cei invincibili nu sunt deloc concesivi atunci când au parte de imprevizibile opoziţii din partea unora pe care îi subestimează. Iar Nicolae Ceauşescu a cam indispus omnipotenta şi intoleranta Moscovă. Represaliile s-au văzut în decembrie 1989. Ceauşescu a fost asasinat chiar de Crăciun, iar a doua zi, Gorbaciov însuşi i-a telefonat bravului insurgent care l-a substituit pe răposat, ca să-l firitisească pentru magistralul succes al sediţiunii.

După ce soţii Ceauşescu au fost executaţi, din direcţia opusă socialismului nu s-a concretizat mai nimic. Ca să păstrăm metafora feroviară, a fost o evoluţie insignifiantă, de câteva traverse, în timp ce socialismul a lăsat un tronson semnificativ. Şi nu numai că dinspre azimutul capitalist nu s-a avansat, dar în tot acest timp a fost distrusă şi o porţine a şinelor socialismului. Asta s-a întâmplat. Bineînţeles, acel socialism autoritar nu este dezideratul politic al României. Dictatura n-are cum să fie impecabilă; dictatura rămâne dictatură, cu păcatele, restricţiile şi nefericirile ei, pentru că performanţele din acea perioadă, oricât de spectaculoase sunt, nu o pot reabilita. Ar putea, cel mult, să-i atenueze gravităţile, deoarece înfăptuirile regimului respectiv nu pot fi muşamalizate. O ţară industrializată, scutită de impedimentul restanţelor valutare – aşa cum era situaţia României la finele lui ’89 – avea toate şansele să se impună în prezent printre fruntaşele economice ale Uniunii Europene. Dar pentru finalizarea acestei verosimile ascensiuni – încă o aspiraţie compromisă a lui Nicolae Ceauşescu –, randamentul socialist ar fi trebuit succedat de izbânzile promiţătorului capitalism. Or, aceste reuşite n-au venit. Ne-am îndepărtat cu vreo 50 de ani de Europa (o dată aceste două decenii regresive, cărora li se adaugă alţi ani, pentru că Occidentul nu şi-a întrerupt dezvoltarea, aşteptând impasibil concurenţa României!). Iar ţara, confruntată şi cu cleptocraţia exagerată a unei clase politice lamentabile, a ajuns astăzi cum a ajuns. Adică în ultimul hal.

N-aş vrea ca aceste rânduri să fie confundate cu o pledoarie a subsemnatului pentru superioritatea socialismului, în detrimentul orânduririi capitaliste. Nu, n-am insinuat aşa ceva. Am arătat doar că în aceşti 20 de ani scurşi de la răsturnarea decembristă, în loc să conteze ca un nume redutabil în competiţia economică europeană, România a decăzut permanent, deşi în 1989 dispunea de atuurile care ar fi propulsat-o în elita continentală. Cât despre idealurile lui Ceauşescu – plauzibile cândva, fantasmagorice ca safirele în mina Lonea acum –, acestea nu fac decât să confirme patriotismul fostului preşedinte.  

Deocamdată, România stagnează pe linia construită dinspre socialism. O line care s-a diminuat şi ea prin devastarea atâtor ctitorii socialiste în cei 20 de ani care au trecut de la revoluţie. Cât despre extinderea industrială şi beneficiile sociale dinspre noul sistem, acestea au unitatea maximă de măsură a traverselor. Apogeul capitalist s-a dovedit un mizilic. Deh, un Bumbeşti-Livezeni, cu heirupismul proletar cu tot, nu vine niciodată singur (fără a fi vulgar, acum avem de-a face cu un niserupism dezolant). E bine şi-atât, cu niscaiva traverse, decât nimic, s-ar consola unii.

Oare aşa să fie? Până la urmă, oricât am încerca să dregem busuiocul, progresul minimal nu este nimic altceva decât tot un eşec. Mai ales atunci când ai demarat dintr-o postură mai mult decât privilegiată şi te-au devansat ţări care nu se puteau lăuda nici măcar cu un sfert din avantajele tale, moştenite de la Ceauşescu, dar nevalorificate. Numai că acele ţări, spre cinstea lor, şi-au dorit mai mult victoria, ca să parafrazez o axiomă rutinată din lumea fotbalului. Noi, în loc să profităm de chinta imbatabilă cu care părăsisesem discreţionarul socialism autohton, încă nedezemeticiţi din naiva euforie post-revoluţionară, am aruncat cărţile încotro s-a nimerit. Când ne-am mai venit în fire, s-a pornit şi lamentaţia generală. Cum să mai recuperăm acele cărţi inestimabile când le-am abandonat de bună voie şi nesiliţi de nimeni?! Mult a fost, nimic n-a mai rămas.   

Dan Culcer. O întrebare întârziată «Restauratie sau revolutie?»

Vă rog să citiți acest text selectat de mine, în speranța că vă poate interesa.  Pe blogul său, Vladimir Tismăneanu anunța dezbaterea publică organizată de ciraci. E bine. Așa și/le trebuie. Să-i ignorăm pe cei care nu ne sunt ciraci. Dezbaterea se termina cu întrebarea «Restauratie sau revolutie?» Ce minune? După 21 de ani de la Zaveră ne mai întrebăm cu superbă naivitate mimată de nu cumva va fi fost o veritabilă restaurație sau, cine știe, chiar o revoluție. Dar ce s-a restaurat? Comunismul sau capitalismul? Nu a fost o restaurație ci o instaurație. A cleptocrației janusiene, cea cu două fețe, comunistă-capitalistă, care a definitivat colaborarea creatoare, adică complicitatea fără falii dintre neocolonialiștii capitaliști occidentali și burghezia roșie, locală, compradoră, instrumentul colonizării. 
Vladimir Tismăneanu știe ce e burghezia compradoră, fiindcă părinții săi și el însuși, în junețe, au făcut parte din ea. Sunt curios să aflu dacă expresia a fost folosită de către participanții și moderatorii dezbaterii publice. Voi verifica. 
Cât privește dumirirea cercetătorilor de la IICCMER, sau ale altora asemenea lor, cum e, vorba vine, vorba de oameni de știință, care știu ce este o bibliografie, le dăruiesc două legături spre imensele baze de date oferite de inițiatorul lor, pe care cu toată obstinația jegoasă de care sunt în stare, par să le ocolească cu mare grijă, toți experții monopolului anticomunismului de cabinet. Nu cumva să afle cititorii sau ascultătorii lor că au luat cunoștință de existența unor analize temeinice în afara clanului, prestabilit prin comisii, comitete, comodități. 

Re-citiți, atoate veghetorilor, paginile acestui sit care au dat, formal din 2004, de fapt, de mult mai înainte, prin textele care sunt prezentate și care au fost redactate anterior, răspunsuri la întrebările îngălate pe care aveți abia acum curajul sau oportunismul de a le formula!
http://www.procesulcomunsimului.com
http://www.piatauniversitatii.com/forum/viewtopic.php?t=798

Voi încerca să aflu ce răspunsuri au formulat experții adunați la 16 decembrie.

Dan Culcer



» Joi, 16 decembrie, 11.30h dezbatere publica la IICCMER: Armand Gosu, Raluca Grosescu, Grigore Cartianu, Mihail Neamtu

15/12/2010
ROMANIA 1989: REVOLUTIE SAU RESTAURATIE?
Cum au afectat schimbarile din Uniunea Sovietica evolutia politica est-europeana in anul 1989? Ce contributie a avut societatea civila la caderea regimului Ceausescu? Ce miza a avut implicarea Armatei in represiunea miscarii anticomuniste din Timisoara? Cum poate fi ințeleasă istoria “teroriștilor” dupa 21 de ani? Restaurație sau revoluție?